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Ratification de l’accord de la ZLECAf par le Bénin :  « …Des examens approfondis doivent être encore menés… » déclare Aurélien Agbénonci


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Ph/DR: Aurélien AGBENONCI, ministre béninois des Affaires étrangères

Officiellement entrée en vigueur le 1er janvier 2021, la Zone de Libre-échange continental africaine (ZLECAf), dont l’accord a été ratifié à ce jour par 37 pays au total.  Cet accord prévoit une suppression des droits des douanes pour 90 % des lignes tarifaires sur cinq ans pour les pays les plus développés et dix ans pour les pays moins développés.  Ce qui justifie clairement la prudence du Bénin, qui entend approfondir ses analyses avant de se lancer dans le processus de ratification. De l’avis du ministre béninois des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, des examens approfondis doivent être encore menés.

Mis en vigueur en janvier 2021, l’accord de la mise en œuvre de la ZLECAf prévoit la suppression des droits de douanes pour 90 % des lignes tarifaires sur cinq ans pour les pays les plus développés et dix ans pour les pays moins développés.  Les droits de douanes devront être supprimés à une échéance ultérieure pour 7% des lignes tarifaires. 37 sur les 52 pays du continent ont ratifié jusque-là cet accord de libre-échange.

La ZLECAf est un réseau à fort potentiel économique qui suscite l’intérêt de tous les pays membres de la zone. Les pays membres de l’Uemoa ont majoritairement approuvé et déposer leurs instruments de ratification afin de profiter ce marché favorable à des milliers de produits et de services.

Le Bénin, pays à revenus intermédiaire, pays moins avancé, fait partie des pays qui traînent encore le pas pour se lancer dans le processus. Si le Bénin, qui a signé l’accord le 07 juillet 2019 à la veille de la clôture de l’échéance fixée, à l’instar de son grand voisin de l’Est, le Nigéria, n’est encore allé à la ratification du Traité de Libre-échange, c’est parce qu’il entend prendre les dispositions nécessaires pour protéger son économie basée sur la fiscalité.

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«Nous n’avons pas voulu nous lancer dans un processus de signature puis de ratification sans tenir compte de nos réalités. Notre pays vit d’un budget essentiellement fiscal ; nous vivons des revenus de tout ce qui passe par notre port et nos frontières. Et donc, certaines conditions sont nécessaires » a déclaré le ministre béninois des Affaires étrangères sur la télévision Africa 24.

Pour le Gouvernement béninoises, il existe des préalables à une ratification à l’accord de Libre-échange continental : ceux-ci se déclinent à un long travail interne sur l’adhésion des acteurs économiques ; l’ensemble des paramètres pouvant influencé cette décision vont être examinés et maîtrisés par les parlementaires béninois pour ne laisser échapper aucune zone d’ombre.

«Nous sommes dans le processus d’étude de chacun des paramètres, d’examens approfondis, des effets qu’une telle adhésion pleine pourrait avoir sur notre économie. C’est pour cela que le Bénin ne peut pas à l’étape nous sommes, se lancer dans le processus de ratification. Et, nous devons aussi surtout, obtenir de l’ensemble de nos institution, qu’elles comprennent, qu’elles maîtrisent un peu tout ce qui a été prévu dans le traité sur le Libre-échange sur notre continent » soutient le ministre Aurélien Agbénonci.

Aline ASSANKPON


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