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Atelier de formation des femmes des Groupements d’Intérêt économique (GIE) sur les droits fonciers et les chaînes de valeurs: Pour une meilleure commercialisation via la bonne communication


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Ph/DR: Vue partielle des participants à la formation de Bohicon les 27 et 28 juillet 2022

Les 27 et 28 juillet 2022, la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) a organisé à l’intention  des Femmes des Groupements d’intérêt économiques (GIE) une formation de renforcement de capacités sur les droits fonciers, les chaines de valeurs et le marketing. L’objectif de cet atelier, tenu à l’Hôtel Nifur de Bohicon, est de sensibiliser, d’informer et d’outiller ces femmes agricultrices et transformatrices de produits agricoles, pour une meilleure commercialisation via la bonne communication.

Aline ASSANKPON

Le présidium à l’ouverture des travaux (De gauche à droite) Messieurs Germain Dossou, Mounirou Tchacondoh et Mme Françoise Sossou Agbaholou

En Afrique de l’Ouest, les femmes représentent près de 60% des exploitants agricoles. Quoique piliers importants dans le secteur agricole, elles sont souvent des acteurs marginaux dans les chaînes de valeurs. Représentant près de la moitié de la population active dans le secteur agricole, les femmes possèdent moins de 15 % des terres agricoles au Bénin et sont confrontées à des obstacles qui ont pour noms : l’accès non sécurisé des terres, le manque d’informations et de conseils adéquats, la faible implication dans le processus économique de création de valeurs et dans les sphères de décisions.

« Cette situation a de lourdes conséquences sur la stabilité de leurs revenus, leurs sécurités alimentaires, leurs capacités à s’adapter aux crises alimentaires, aux changements climatiques et autres droits au sein des communautés » constate le Coordonnateur national de la Konrad Adenauer, M. Mounirou Tchacondoh.

«C’est la bataille que l’Association des Femmes Agricultrices du Bénin (ANAF-Bénin) mène tous les jours, pour que les femmes puissent sortir de leur précarité. Et en matière foncière, la terre constitue le substrat de production agricole, c’est la base de la production  et nous savons que c’est un problème pour la gent féminine dans notre pays, surtout en matière de sécurisation des terres » a renchérit le Directeur exécutif de l’ANAF-Bénin, M. Germain Dossou.

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En effet, l’objectif à terme de la KAS consiste à outiller ces femmes des Groupements d’intérêt économique  à mieux connaître les droits fonciers, les procédures de sécurisation des terres qu’elles disposent, les démarches à mener auprès des mairies pour les droits d’usage des terres qu’elles exploitent et  comment  exercer leur leadership, tout en améliorant leurs capacités de gestion à travers les outils de communication existants et le marketing afin de booster leurs activités.

Pour y parvenir, cinq communications étaient au menu des échanges : de « L’accès des femmes aux terres agricoles : le dispositif juridiques et les étapes de sécurisation foncière au Bénin » à la « Chaîne de valeurs et modes des chaînes de valeurs à fort rendement pour les femmes » en passant par « Les techniques de transformation, de conditionnement, d’emballage, d’étiquetage des produits et les exigences des normes » ; « Les opérations de marketing et communication des GIE/Coopératives agricoles » et « Leadership et participation des femmes des coopératives agricoles ». Des thématiques qui sont animées par des experts et spécialistes de ces questions, comme, Mme Armelle Nago Elégbédé, Inspectrice des Impôts, Chef bureau ANDF/Zou ; Alexandre Houédjoklounon, Directeur des PME, Pascal Kounon, Expert du Fonds National de la Microfinance, Germain Dossou, Directeur exécutif de l’ANAF-Bénin et Mme Françoise Sossou Agbaholou, la Coordonnatrice de Wildaf-Bénin a assuré la modération de ces présentations afin de permettre aux participantes de les mieux approprier.

Au regard des questions et interventions, il ressort  que les chaînes de valeur sont caractérisées par une suite d’opérations, dont la fourniture d’intrants, la production, la transformation et la commercialisation.

Ph/DR: Photo de famille des participants

La femme qui accède à la propriété foncière, grâce aux connaissances des textes de lois qui régissent le foncier au Bénin, à travers le Code foncier et domanial et le Code des personnes et de la famille, aura la maitrise de la terre qu’elle cultive. Elle disposera de meilleures connaissances pour améliorer et développer son activité agricole ou commerciale ; de même à travers la présente formation, elle va acquérir le processus de sécurisation des terres, le processus d’obtenir un prêt pour répondre à la demande existante; le processus et les exigences de la normalisation des produits fabriqués et mis sur le marché via les techniques de conditionnement, d’emballage, d’étiquetage des produits agroalimentaire et les opérations de marketing, de la communication et la recherche de marché afin d’être plus compétitive.

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A l’endroit des femmes, Germain Dossou déclare que l’ANAF se réjouit d’accueillir cette session de formation : « Vous avez donc besoin d’exercer un leadership transformationnel à votre niveau afin que les activités que vous développez dans vos secteurs respectifs puissent porter ses fruits ; parce qu’il s’agit ici, d’une question de vie et de survie ; et si vous êtes suffisamment accompagnées et outillées, vous allez faire beaucoup de choses».

Convaincus de la finalité et des avantages que ces femmes pourraient tirer de cette formation, le coordonnateur de la KAS, souligne qu’à travers le développement des chaînes de valeurs, « des avantages clés seront fournis aux femmes, notamment des sources de revenus, une sécurité alimentaire et du prestige. Le renforcement  de  leur capacité dans ces différents domaines est donc nécessaire pour l’amélioration de leur condition de vie durable » a conclut M. Tchacondoh.

Rappelons que la présente activité s’inscrit dans le cadre de l’Initiative spéciale, « Un monde sans faim » mis en œuvre par la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) dans les départements de l’Atlantique et du Zou au Bénin.

Elles sont 23 femmes des GIE/ Coopératives agricoles (des femmes entrepreneures agricoles, transformatrices des produits agricoles, et qui sont également dans la commercialisation) venues de douze (12) communes des départements de l’Atlantique et du Zou, notamment : Ouidah, Kpomassè, Tori-Bossito, So-Ava, Toffo, Ouinhi, Zangnanado, Covè, Za-Kpota Bohicon et Djidja, ayant pris part à cet atelier de formation afin de renforcer leurs capacités dans les différentes activités agricoles qu’elles mènent déjà sur le terrain.

 


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