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Développement des affaires: Roland RIBOUX, Président du CIPB dénonce les attitudes contre-productives qui arrièrent les entreprises béninoises


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Ph/DR: Photo de famille des participants à la Rencontre périodique

Conformément à son Plan de travail annuel (PTA), le Réseau des Journalistes Economiques du Bénin (Réseau-JEB) a tenu sa rencontre périodique le vendredi 05 avril 2024 à la Maison des Médias de Cotonou. Invité du mois, M. Roland RIBOUX, Président du Conseil des Investisseurs privés au Bénin (CIPB) qui a entretenu les membres du réseau sur le contenu de l’ouvrage édité par le CIPB, intitulé : « La Motivation et l’Engagement des Personnels dans l’Administration publique et les Entreprises privées au Bénin ». Les tenants et aboutissants d’un ouvrage qui fait un état des lieux du mental national pour relever les pistes visant à corriger les attitudes les plus contre-productives pour le développement de la nation.

Aline ASSANKPON

Commissionné par le Conseil des Investisseurs privés du Bénin (CIPB) sous la direction du Prof Dodji H. AMOUZOUVI du Laboratoire de LARRED de l’Université d’Abomey-Calavi, l’ouvrage intitulé : « La Motivation et l’Engagement des Personnels dans l’Administration publique et les Entreprises privées au Bénin » fait un état des lieux du mental béninois pour en tirer des pistes visant à corriger les attitudes les plus contre-productives.

A travers cette étude, plusieurs facteurs ont été identifiés et qui structurent le corpus des valeurs béninoises. Ces facteurs incluent le modèle familial, l’éducation, la traite négrière, le ressenti de la colonisation, le choc de la période marxiste et la persistance du laxisme dans l’administration malgré les différentes réformes.

Ph:DR: M. Rolqnd RIBOUX, président du CIPB

« Un certain nombre de disfonctionnement sont relevés par Roland RIBOUX, président du CIPB durant l’exercice de sa fonction d’investisseur, responsable d’entreprise, créatrice de richesses et d’emplois et par les co-auteurs de l’ouvrage qu’on peut lister entre autres : le laxisme, le mensonge, le vol, le chapardage, l’argent, condition obligatoire pour travailler ; retard, lenteur et bureaucratie, une trilogie infernale ; etc ». « En général, le Béninois arrive dans l’entreprise avec son intérêt : une attitude du chasseur-cueilleur » explique M. Riboux.

L’ouvrage en effet, est subdivisé en trois parties : la première, axée sur les Fondements de la motivation et de l’Engagement du travailleur béninois ; la deuxième s’est intéressée au Cadre d’intervention pour corriger les tares de l’organisation publique ou privée et la troisième, en guise de conclusion, relance la lecture sur les annexes qui listent le processus de rédaction, les différents outils de collecte de données, le questionnaire et les analyses qui en découlent.

Au prime abord, le résumé analytique dresse les raisons qui expliquent cet état de chose ; trônent en première place, l’impunité et l’irresponsabilité individuelle et collective. « Une irresponsabilité qui a essaimé sur tout le parcours historique, culturelle, psychologique, éducationnel, social, économique, politique, environnemental, les germes des mentalités et des actions antivaleurs et anti-développement » souligne l’auteur de l’ouvrage.

Lorsque les analystes (Co-auteurs) pointent du doigt l’éducation familiale et initiatique de l’homme Béninois, ils trouvent que « le mal est si profond et si général que l’espoir de le corriger avec la génération actuelle des travailleurs semble relever d’un grand utopisme ».

« A défaut de rayer le phénomène d’un coup de baguettes magiques ou de supprimer à coup de décrets difficilement soutenables toute la génération actuelle, du fait que le poisson sec et tordu ne saurait être redressé ».

Que faire alors ?

« La génération actuelle semble être perdue pour ce combat. Même si tout n’est pas complètement fichu, il faut changer de logiciel et de paradigme en mettant la notion de responsabilité individuelle et collective au centre des actions » recommande l’ouvrage.

Il faudra donc administrer une série de thérapies fortement diversifiées et croisées : des stratégies d’actions à court, moyen et long termes à administrer aux plus jeunes ; attaquer l’éducation à la base surtout et offrir aux plus jeunes un arsenal éducatif bâti sur la responsabilisation et l’engagement sans mesure pour la valeur-boussole du travail bien fait.

Le CIPB en question…

Le Conseil des Investisseurs privés du Bénin (CIPB) est une association fondée en décembre 2002 par un groupe d’entreprises ayant investi de manière significative au Bénin. Il regroupe plus d’une cinquantaine de grandes entreprises. Emanant de tous les métiers et de tous les secteurs d’activités, il défend une vision à long terme de l’entreprise créatrice de richesse, vecteur essentiel de croissance, d’emplois et de réduction de la pauvreté. M. Roland RIBOUX est le président du CIPB et Directeur général d’IRIDIUM CONSULTING.

En conclusion, le président du CIPB, souligne que s’engager et être motivé, c’est prendre part à une action individuelle ou collective qui requiert un ensemble de comportements et d’attitudes qui s’appuient sur des valeurs et des convictions profondes de l’individu.

« La motivation et l’engagement des individus visent donc respectivement à donner de sens aux actions et à défendre le bien-être, l’idéal recherché mais surtout à préserver les droits d’autrui. Aussi, le communicateur renvoie au passage biblique de la parabole des talents Math 25.14-30 ».

Les résultats de la présente étude relativisent les perceptions populaires de la motivation et de l’engagement au travail. Cependant, il est impérieux que chaque acteur, (Employé et Employeur) qu’il soit du secteur public ou privé, puisse assumer sa responsabilité.

L’employé est astreint aux valeurs morales suivantes : l’honnêteté, l’équité, le respect, la reconnaissance des mérites.

Quant aux Employeurs (au niveau de l’Administration), des actions fortes de motivation et de récompenses (sanctions et reconnaissances) doivent être promues concomitamment avec la question d’intégrité ; (au niveau des entreprises du secteur privé), les employeurs doivent également contextualiser les éléments de motivation et de stimulation des travailleurs.

En dernière position, l’Etat dans ses réformes institutionnelles, « devra se positionner comme un véritable catalyseur en impulsant ou en soutenant toutes les initiatives visant à relever le niveau d’engagement et de motivation des agents » conclut l’ouvrage.


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