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AFROMEDI IV / “Stop the Blending”: Les médias africains s’engagent pour une campagne sur la dette publique


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Ph:DR: Une vue partielle des participants

Au terme des travaux de trois jours, le jeudi 21 mars, AFRODAD et les medias africains se lancent dans la campagne contre la dette africaine “Stop the Blending” (Arrêtez la saignée). Un panel de discussion animé par la Responsable D’AFRODAD, Mme Fidélité Nshimiyimana, Sa Majesté, la Représentante du Ministre de la Communication et de l’Economie numérique et le Président de l’Union Nationale des Journalistes de la Côte-d’Ivoire (UNJCI), M. Jean-Claude Coulibaly. Tour à tour, les panelistes sont revenus sur l’utilité de la dette et sur l’implication des journalistes dans sa gestion: des négociations jusqu’à sa destination en passant par la signature des accords et les clauses-pièges qui endettent nos pays. AFRODAD IV a pris fin par une cérémonie de remise du Certificat de participation et de visite touristique.

 Aline ASSANKPON

“Humaniser le reporting sur la dette publique” c’est l’une des sept communications inscrites dans l’agenda de trois jours de travaux. Celle-ci s’est déroulée dans une approche participative et a montré aux médias, le lien existentiel entre la dette publique et la population. Comment la population se soucie peu des centaines de milliards empruntés par leur gouvernement pour des raisons de développement économique. La population ignore souvent le bien-fondé de cet endettement au nom de la nation; alors que c’est elle qui contribue en grande partie au payement de la dette. Pour preuve, lorsque le Gouvernement contracte une dette pour réaliser une infrastructure routière, en érigeant un poste de péage pour l’entretien de la route, l’usager paie non seulement pour l’entretien mais aussi et surtout pour l’emprunt des fonds ayant servi à la réalisation.

Désormais, les journalistes plus outillés et aguerris sur les questions de la dette publique doivent donner un visage humain à leurs reportages en faisant le lien entre la dette contractée et la prise en compte de l’aspect social de la population.L’objectif primordial de l’action du journaliste citoyen est de gagner le coeur et l’esprit de la population. Il s’agit de relancer le débat sur le contrat social, la démocratisation de la crise de la dette qui est liée aux véritables luttes quotidiennes citoyennes africaines. “Continuez d’écrire sur la dette, battez-vous contre les flux financiers et contre la non transparence dans les accords de la dette publique” a déclare Mme Fidélité Nshimiyimana.

 “On ne peut parler de développement sans parler des dettes de nos pays; mais il ne faut pas dettes qui nous endettent” a souligné M. Jean-Claude Coulibaly, président de l’Union Nationale des Journalistes de la Cote-d’ivoire (UNJC) lors du panel de discussion.

Comment l’endettement permet à nos pays de sortir de la pauvreté en empruntant la voie de la croissance économique, a justifié M. Coulibaly. ”Il ne faut pas avoir une perception négative de la dette. Je salue AFRODAD pour avoir permis aux journalistes specialistes, africains, de se retrouver sur la question de la dette pour réfléchir sur les voies et moyens permettant à nos pays d’éviter les pièges sanss fin de la dette à travers des travaux d’investigation”.

Les médias doivent faire preuve d’abnégation, de créativite et de détermination exhorta Mme Nshimiyimana. En terme de recommandations qui se résument en trois points essentiels: Primo, les journalistes sont des agents de changement qui doivent relever l’injustice observée dans la gestion de la dette; Deuxio, elle invite les gouvernements à mettre plus de transparence dans la gestion des dettes publiques, notamment les négociations et les clauses des contrats. Ils ne doivent signer des contrats dont ils ne maitrisent les contenus; tercio, au nom des journalistes, elle réclame plus de liberté aux gouvernements pour s’exprimer sur les questions de la dette africaine afin d’éclairer la population sur l’importance de la dette, sa destination, son utilité et même l’aspect négatif de la dette qui maintienne les pays dans une sorte de dépendance infinite.“L’Afrique doit édicter des règles et les appliquer. Le journaliste est un acteur, un  fournisseur de l’information. Comment l’Afrique peut-elle parler d’elle-même si ele doit s’endetter éternellement? Se questionne sa Majeste, la Representante du ministre Ivoirien de l’Information. “Le renforcement étant une quête permanente et la redevabilite des gouvernements devrait être une réalité. Certes, la dette est un élément essentiel et même fondamental de nos économies. Et c’est à juste titre que les journalistes réunis en Côte-d’Ivoire s’engagent à batir des narratifs au profit du bien-être de la communauté sur les dettes publiques avec plus de crédibilite et de responsabilite”.

Une cérémonie de remise de d’Attestation de participation à l’AFROMEDI IV, a permis de fermer les rideaux sur la session de l’édition 2024.


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