Flash Infos:

Retrait du Burkina de la Cedeao : Le ministre Nacanabo rassure sur les impacts économiques


432 Vues

Ph: DR: M. Aboubakar Nacanabo ministre en charge de l’Economie et des Fiances.

Le Burkina Faso et les deux autres pays de l’AES (Association des Etats du Sahel) que sont le Mali et le Niger, ont décidé de se retirer de la Cedeao, le 28 janvier 2024. Expliquant que cette décision n’incarnerait plus ses idéaux, alors que bien des citoyens s’interrogent sur les conséquences d’une telle décision, le Ministre de l’Economie, Aboubakar Nacanabo a affirmé que le retrait du Burkina de l’Organisation communautaire « aura peu d’impacts au niveau commercial ».

« Notre sortie de la Cedeao en termes d’impacts sur le commerce extérieur, n’est pas assez significatif en dehors du Ghana », a laissé entendre le grand argentier, dans l’interview accordé à l’AIB. Cet impact, à en croire le ministre Nacanabo, pourrait être minimisé par la présence du Burkina Faso dans l’Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui compte huit (8) des pays 15 pays membres de la Cedeao. Le ministre a d’ailleurs rassuré que le Burkina reste membre de cette organisation économique « tant qu’elle ne s’écarte pas de ses idéaux de départ comme la Cedeao ».

Le ministre Nacanabo a confié que les exportations du Burkina Faso en 2023 dans la zone Cedeao, s’élevait à 14%. Il a toutefois précisé que la plupart de ces exportations se sont effectuées avec les pays membres de l’UEMOA. En effet, moins de 3% des exportations se sont opérées avec les pays hors UEMOA comme le Ghana, a-t-il relevé.

Pour ce qui est des importations, la situation est quasi similaire, selon les chiffres donnés par le ministre en charge de l’Economie. Ces importations, selon Aboubakar Nacanabo, ont atteint  26% en 2023 avec la Cedeao dont moins de 7% avec les pays hors Uemoa. « La plus grande partie des importations concerne le Ghana avec l’achat de l’électricité » a-t-il dit.

En outre, le ministre de l’Economie a indiqué que le retrait de la Cedeao ne marque que la fin des coopérations multilatérales, signifiant que le Burkina Faso peut compter sur celles bilatérales.


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Revenir en haut de la page