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CoM2023 / Le Segment ministériel de la Conférence de la CEA / « Des nouvelle modérément bonnes : «la croissance de l’Afrique rebondit à 4,1 % et l’inflation a été réduite à 12 % jusqu’à présent… »


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Ph:DR: M. Antonio PEDRO, Secrétaire Exécutif par intérim de la CEA

 Le segment ministériel de la 55e session de la Conférence de la Commission économique pour l’Afrique, des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique a ouvert ses travaux ce lundi 20 mars à Addis-Abeba (Éthiopie). «Favoriser la reprise et la transformation en Afrique pour réduire les inégalités et les vulnérabilités », c’est le thème de la présente session prévue pour deux jours (les 20 et 21 mars 2023. Ce segment ministériel va statuer sur les recommandations des travaux du Comité d’experts, les 15, 16 et 17 mars dernier. Faisant le point sur ces travaux et les différents panels, le Secrétaire exécutif par intérim de la CEA, Antonio Pedro déclare que les nouvelles sont modérément bonnes en ce qui concerne la croissance et l’inflation en Afrique.

Aline ASSANKPON

Lors des allocutions d’ouverture du Segment ministérielle de la 55è Session de la Conférence de la CEA, à la suite du Sénégalais, Bamba Diop, Directeur général du Plan et de la Politique économique, président du Bureau sortant, le Secrétaire Exécutif par intérim de la CEA, Antonio Pedro, note que le continent africain est au centre des transitions mondiales vers la durabilité ; notamment pour la décarbonisation des systèmes de production, l’électrification des infrastructures de transport, le déploiement accéléré des énergies renouvelables, la dynamique démographique et l’action climatique en général.

« Ces transitions devraient sous-tendre la voie de l’Afrique vers la reprise, en assurant la transformation structurelle et la diversification économique, le renforcement de la résilience et la réalisation d’une croissance durable et inclusive, conformément aux Agendas 2030 et 2063 » a déclaré M. Antonio Pedro.

« Il y a des nouvelles modérément bonnes – la croissance de l’Afrique rebondit à 4,1 % et l’inflation a été réduite à 12 % jusqu’à présent. Cependant, les experts affirment que nous avons besoin de taux de croissance à deux chiffres pour réaliser une percée sur le continent et promouvoir un nouveau cycle de croissance durable et un climat d’affaires et d’innovation revigoré » précise-t-il.

Pour y arriver, il faut forcément réunir les prérequis ci-après : Prêter une attention particulière à la mise en place de fondamentaux macroéconomiques solides pour permettre la transformation structurelle ; Garantir un accès adéquat au financement et faire pression pour une réforme de l’architecture financière mondiale afin de débloquer le financement à long terme, les emplois verts, les politiques favorables aux pauvres, les mécanismes fiscaux et la lutte contre les flux financiers illicites et Réduire les risques d’investissement sur le continent pour les investisseurs nationaux et étrangers.

« Pour soutenir cela, d’immenses efforts sont nécessaires pour développer un pipeline crédible de projets bancables. Avec un espace budgétaire limité, chaque dollar dépensé doit générer un maximum d’impacts socio-économiques et de co-bénéfices qui vont au-delà des mesures du PIB et de la maximisation des bénéfices. Et personne ne doit être laissé pour compte » souligne le Secrétaire exécutif par intérim de la CEA.

Près de près de 695 millions de personnes courent le risque de la pauvreté

« Favoriser la reprise et la transformation en Afrique pour réduire les inégalités et les vulnérabilités », au regard de la pertinence de ce thème retenu pour la présente réunion, il faut reconnaitre que le continent africain croupissait déjà sous le poids de la pauvreté et des inégalités avant l’avènement des crises mondiales qui sont venues aggraver la situation déjà désastreuse.  Et si rien n’est fait, cette situation risque d’inverser les progrès durement acquis durant deux décennies écoulées.

 «Nous sommes maintenant confrontés à un avenir où la population totale de pauvres et de non pauvres qui courent le risque de tomber dans la pauvreté en Afrique est de près de 695 millions. Pire encore, les plus durement touchés sont ceux qui se rétablissent le plus lentement. Revenir sur la bonne voie pourrait prendre des années si des mesures et une coordination urgentes ne sont pas prises aux niveaux mondial, régional et national » avertit M. Pedro.

Pour des mesures et une coordination urgentes…

Aux niveaux mondial qu’au régional et national il faut adopter des mesures urgentes pour atténuer la vulnérabilité économique et sociale, réduire les inégalités économiques, favoriser une croissance inclusive et résiliente et accélérer la réduction de la pauvreté en Afrique.

«Cela nécessitera un modèle de développement innovant centré sur les personnes qui cherchent à intégrer la réduction de la pauvreté et des inégalités dans les stratégies de développement nationales et régionales » rappelle le S.E de la CEA.

Pour un Etat social, il faut également renforcer les pactes sociaux ; améliorer la qualité des dialogues multipartites et la participation à la politique et à la prise de décision. «Nous devons améliorer notre compréhension de l’économie politique du changement et de la manière d’utiliser les incitations comportementales et les coups de pouce pour atteindre nos objectifs stratégiques » ajoute-t-il.

Une possibilité : Tirer parti de la finance verte pour une reprise verte accélérée

Par ailleurs, la menace existentielle du changement climatique continue de faire peser sur les pays. «Les financements dont disposent les pays africains pour lutter contre le changement climatique et assurer une reprise verte sont insuffisants et inadéquats » constate Antonio Pedro. «Mais tirer parti de la finance verte pour accélérer la possibilité d’une reprise verte peut être à portée de main » rassure-t-il.

Convaincu que la prospérité est à notre portée. M. Pedro avertit les participants sur l’écosystème du changement transformateur en Afrique qui nécessitera de créer ensemble des solutions, mobilisant de multiples parties prenantes aux niveaux continental, sous-régional, national et local. « Nous devons créer de véritables ruches de collaboration » dit-il.

Pour conclure, il invite les ministres des Finances, de la Planification et de Développement à cette Session, à expliquer comment les Africains peuvent exploiter ce qu’ils possèdent comme richesses, ressources naturelles, afin de libérer le changement transformateur qui nous attend.

De même, il les invite à visiter, à découvrir et à célébrer le travail et les réalisations individuelles et collectives de la CEA. Ce faisant, ils pourront fournir à la CEA, d’autres moyens innovants d’évaluer le travail qui est fait.


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