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Pêche illégale: la Côte d’Ivoire arraisonne deux chalutiers chinois dans ses eaux


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Selon une information relayée par l’agence de presse Reuters, la Côte d’Ivoire a récemment saisi deux chalutiers chinois qu’elle accuse de pêcher illégalement dans ses eaux territoriales. Les navires qui ont été arraisonnés lors d’une patrouille ont vu leurs équipages placés en détention. 

PH:DR- L’Afrique de l’ouest est l’une des zones de pêche les plus riches du globe, la région ne dispose hélas pas de la logistique nécessaire pour enrayer la pêche illégale dans ses eaux

PH:DR- L’Afrique de l’ouest est l’une des zones de pêche les plus riches du globe, la région ne dispose hélas pas de la logistique nécessaire pour enrayer la pêche illégale dans ses eaux

« Ces bateaux seront maintenus à quai jusqu’à ce que leurs propriétaires s’acquittent d’une amende.» indique une source proche du dossier. Selon cet informateur qui a requis l’anonymat, cette arrestation n’est que le prélude à une opération plus vaste visant à enrayer la pêche illégale en Côte d’Ivoire.

Ce succès ivoirien dans la lutte contre le fléau intervient quelques mois après que le Sénégal ait mis à l’amende deux navires russes qu’il a interceptés dans ses eaux alors que ces vaisseaux se livrait à leur besogne illicite. L’incident avait alors fait monter la tension entre Dakar et Moscou.

D’après les experts, si l’Afrique de l’ouest est l’une des zones de pêche les plus riches du globe, la région ne dispose hélas pas de la logistique nécessaire pour enrayer la pêche illégale dans ses eaux, et voit donc ses ressources en proie à un pillage systématique. Un problème que le spécialiste international Daniel Pauly n’hésite pas à associer à des mauvaises orientations politiques et un manque de vision claire pour ce sous-secteur. Ainsi, affirme-t-il, «Les revenus issus de la pêche qui pourraient être réinvestis dans des systèmes de surveillance de cette activité, sont redirigés vers d’autres secteurs économiques de la région ou perdus du fait de la mauvaise gestion ou de la corruption. Entre 10 et 20% des revenus issus du secteur devraient y être réinjecté, mais généralement ce pourcentage avoisine 0». (Agence Ecofin)


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