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Emploi : Validation des filières porteuses à financer par le FNPEEJ


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Françoise A.  Assogba  et Sylvie do REGO dans l’action pour le redémarrage du financement des projets de jeunes.

Un atelier de validation des filières porteuses à financer par le Gouvernement béninois a ouvert ses travaux  de consultation ce jeudi 29 Août 2013 à AZALAÏ Hôtel. Organisé par le Fonds National de Promotion de l’Entreprise et de l’Emploi des Jeunes (FNPEEJ) cet atelier vise à cibler des secteurs d’activités, filières et chaînes de valeurs à accompagner afin d’orienter les promoteurs vers les créneaux porteurs pouvant générer des revenus à courts termes et faciliter l’insertion des jeunes à l’auto-emploi.

Faciliter l’insertion des jeunes à l’auto-emploi, c’est le défi majeur du Gouvernement pour réduire la question cruciale du chômage. Dans cette dynamique, le Gouvernement béninois, suite aux recommandations du Forum national pour l’emploi des jeunes tenu en mars 2007, a créé le Fonds National de Promotion de l’Entreprise et de l’Emploi des Jeunes (FNPEEJ)  pour faciliter l’accès des jeunes et des petites et moyennes entreprises aux moyens et outils de production par le biais d’un crédit.

Mais dès sa mise en œuvre, malgré l’engouement qui l’a caractérisé, ce fonds a connu des difficultés qui ont conduit au ralentissement et finalement à la décision de cesser les décaissements jusqu’à correction des insuffisances. Le présent atelier qui a regroupé tous les acteurs du service public d’emplois et des secteurs ciblés, est une étape importante dans le processus du redémarrage des opérations de financement de projets par le FNPEEJ.

L’objectif de cet atelier vise à outiller le FNPEEJ afin de lui permettre de disposer d’informations exploitables sur les filières porteuses des trois secteurs d’activités retenus pour la phase pilote 2013-2015. les participants ont ciblé dans les secteurs de l’agrobusiness, de l’artisanat et du tourisme, les chaînes de valeurs indiquées pour le financement des projets des jeunes afin d’améliorer leurs chances de réussite dans leurs activités.

Pour la Directrice générale du FNPEEJ, Mme Sylvie do Régo, l’auto-emploi est le point de départ des solutions à proposer pour aborder la réduction du chômage et du sous-emploi des jeunes.  « Aujourd’hui, la relance des activités du financement du FNPEEJ converge avec les stratégies de réduction du chômage et du sous-emploi des jeunes énoncées et mises en œuvre un peu partout en Afrique. L’auto-emploi dans toutes ses dimensions est l’approche choisie pour permettre et faciliter l’insertion d’une partie de la population active et dans le même temps, assurer le renforcement du tissus économique » a justifié la Directrice générale.

Pour cette tranche de la population, l’objectif recherché se résume en leur insertion professionnelle, leur autonomisation et la réduction du chômage selon la ministre en charge de la Microfinance, de l’Emploi des Jeunes et des Femmes, Mme Françoise Assogba. « Le présent atelier a un rôle essentiel à jouer dans le dispositif pensé et voulu par le gouvernement pour la dynamisation de l’emploi des jeunes et le développement des solutions pour l’auto-emploi »a-t-elle ajouté.

En effet ce fonds est octroyé à travers trois programmes : le programme d’appui aux jeunes, le programme de diversification agricole par la valorisation des vallées et le programme spécial de réinsertion professionnelle des ex-employés des sociétés Défi-Emplois Jeunes et Sahel du Bénin.

Des dispositions pour éviter des créances non recouvrées

Face aux insuffisances notées, lors de la mise en œuvre du fonds, le gouvernement a décidé d’y engager des réformes structurelles en adoptant la stratégie du Faire-faire selon laquelle, la mise en place et le recouvrement des crédits devront désormais être confiés à des professionnels (Banques et Systèmes de financement décentralisés-SFD) qui désormais joueront le rôle de partenariat technique du fonds.

Pour la phase-pilote du démarrage des activités du fonds qui couvre la période 2013-2015, trois secteurs d’activité ont été retenus : l’agro-business, l’artisanat et le tourisme. Un nouveau type d’intervention est mis sur pied : il s’agit du ciblage des secteurs d’activités porteurs ; de financement par filières et par chaînes de valeurs pour une meilleure orientation des jeunes vers les projets à financer ; un meilleur accompagnement des promoteurs  dans le processus de financement par le fonds, la clarification et l’appropriation des rôles respectifs des différents partenaires.

Les participants à cet atelier répartis en trois groupes de travaux, suivant les trois secteurs d’activités ciblés, ont validé les filières porteuses et chaînes de valeurs devant bénéficier en priorité de financement par le fonds. De façon spécifique, les travaux auront permis d’identifier les filières par zones géographiques, d’évaluer et de répertorier les chaînes de valeurs à forte de valeur ajoutée. « Il s’agit de faire ressortir les contraintes et opportunités de chaque chaînes de valeurs identifiées, de ressortir les coûts moyens par projet » a expliqué Mme Assogba. Les informations recueillies pourront aider à l’établissement des comptes d’exploitation du fonds.

 

Encadré – I

 « Il y a de l’espoir pour les jeunes qui veulent travailler »

Après une formation dans les centres agricoles (Songhaï, INA de Sékou et autres) les jeunes pour la plupart, n’arrivent pas à s’installer faute de moyens financiers. A ceux-là, Mme Françoise Assogba, ministre en charge de la Microfinance, de l’Emploi des Jeunes et des Femmes  lance un appel…

«Dans la mise en application de la nouvelle réforme du gouvernement, nous allons désormais nous les orienter vers les filières porteuses d’emplois. Ils seront conseillés selon les secteurs d’activités choisis. Nous allons parcourir tout le territoire national pour sensibiliser ces jeunes.

A eux, maintenant de se décider. Je voudrais mettre l’accent sur la détermination, la volonté que doivent manifester les jeunes. Car pour réussir quelque chose, il faut avoir de la volonté.

Je m’adresse surtout aux jeunes désireux de travailler et prêts à se sacrifier. Nous allons les aider à monter leurs projets à travers l’ANPE et le Centre de promotion d’Affaires dont les annexes seront très bientôt ouverts à Porto-Novo, à Bohicon et dans le septentrion. Nous avons également adopté la stratégie du faire-faire où les Système de financement décentralisés (SFD) à l’exemple du Consortium Alafia interviendront pour l’octroie et le recouvrement des crédits. Le FNPEEJ a également le devoir de les suivre sur le terrain jusqu’à ce que nous aboutissions à ce que nous voulons, c’est-à-dire l’emploi. Il y a donc de l’espoir pour ceux qui veulent travailler ». (A.A.)

Encadré-II

Mme Sylvie do Régo, Directrice générale du FNPEEJ

« Il faut pouvoir mériter cet accompagnement »

En dehors des jeunes formés dans les centres publics, qu’en est-il du gros lot des jeunes déscolarisés qui ont reçu des formations sur le tas et qui excellent bien dans leurs domaines ?

« Le FNPEEJ veut s’engager dans un processus de sélection. Quant au profil, nous voulons travailler avec des jeunes qui sont formés ; mais nous prenons également, des jeunes en charge de pouvoir former et amener au niveau de formation des secteurs d’activités dans lesquels certains voudraient s’insérer. Donc nous ne parlons pas uniquement des gens qui sont nécessairement que lettrés. Le programme de l’Entreprenariat agricole (PPEA), Songhaï par exemple accueille de jeunes de tous horizons et de tous niveaux. Au niveau de l’ANPE, il y a un programme qui appui les jeunes qui sont déjà en activité et qui ont besoin de renforcement et d’un accompagnement à l’installation.

Par contre, il faut garder à l’esprit que nous allons être sélectifs. C’est un programme pour ceux qui veulent travailler. L’auto-emploi n’est pas un emploi salarié ; ça sous-entend de s’investir et de faire des efforts. Il faut pouvoir mériter cet accompagnement ». (A.A)

 

La rédaction

Photo : De gauche à droite : Mme Sylvie do Régo DG FNPEEJ et Mme Françoise Assogba Ministre de la Microfinance au Bénin

Photo : De gauche à droite : Mme Sylvie do Régo DG FNPEEJ et Mme Françoise Assogba Ministre de la Microfinance au Bénin

La rédaction


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