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Consultation des Micros, petites et moyennes entreprises sur la mise en œuvre de la ZLECAf: Des opportunités sur le marché commun s’offrent aux MPME


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Ph/DR: Photo de famille des participants à la Consultation

Dakar,  la capitale sénégalaise a abrité du 18 au 20 août à Radisson Blu Hôtel, une consultation internationale des Micros, petites et moyennes entreprises (MPME) sur la mise en œuvre de la Zone de Libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L’objectif de cette rencontre qui a réuni une trentaine de participants (experts et responsables des MPME africains), est d’identifier les réussites et les facteurs qui facilitent les gains réalisés par différents types d’entreprises des Etats membres.

«Les défis de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continental africaine (ZLECAf) et la facilitation des solutions grâce aux plateformes de connaissance » c’est le thème de la consultation internationale organisée par la Division du Centre de Politique du Commerce de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA).

Dans le contexte actuel où l’Afrique regorge de plusieurs facteurs économiques positifs, il n’en demeure pas moins que des défis bloquent l’éclosion de la Zone de libre-échange continentale  africaine (ZLECAf). Ce grand marché commun et continental qui présente d’énormes opportunités pour les Micros, petites et moyennes entreprises (MPME). Cependant, persistent encore des défis dans nombreux domaines qu’il faut solutionner avec l’aide des MPME elles-mêmes.

Selon les experts, en 2019, six des dix économies les plus dynamiques étaient africaines. Avec une population africaine de 1,3 milliard d’habitants en 2020 et qui devrait atteindre 2,75 milliards d’ici 2060. Avec cette poussée démographique, la jeunesse africaine constitue un atout la création de la richesse et pour résorber le chômage.

Ph/DR: la plénière

La ZLECAf a donc pour but d’établir un marché commun pour les biens et services dans 55 pays du continent. En ce sens qu’elle permettra non seulement la libre circulation des personnes et des biens mais elle va surtout créer une union douanière pour rationaliser les échanges et attirer les investissements à long terme. Avec la ZLECAf, les tarifs et barrières non tarifaires seront réduits, elle facilitera les échanges, les obstacles techniques au commerce, les normes sanitaires et phytosanitaires et le transit commercial.

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En principe, les Etats parties à l’accord doivent assurer sa mise en œuvre efficace, ce qui inclut la création d’un environnement commercial propice aux entreprises et aux citoyens pour tirer parti des opportunités de la ZLECAf afin d’atténuer les défis liés à l’accord.  Car sur les 15 à 18 % du commerce en Afrique, 42 % concernent des produits manufacturés. Ce qui signifie que le potentiel du commerce intracontinental en Afrique est énorme.

La ZLECAf apparait donc comme un catalyseur qui va stimuler le commerce entre les pays africains, soutenir le développement industriel, créer des opportunités commerciales, des emplois et réduire la pauvreté.

La ZLECAf en question…

En effet les négociations basiques pour la création de la ZLECAF ont commencé en 2015. L’accord a été signé le 21 mars 2018 et est entré en vigueur le 30 mai 2019. Le début des échanges eu lieu le 1er janvier 2021. A la date d’aujourd’hui 40 Etats sur les 55 ont signé et ratifié l’accord, 14 Etats dont le Bénin, Bostwana, Cap-Vert, Comores, Guinée-Bissau, Libye, Liberia, Madagascar, Maroc, Mozambique, Somalie, Sud-Soudan, Soudan et Tanzanie ont seulement signé l’accord et un seul pays reste sur la liste, l’Erythrée, qui n’a ni signé, ni ratifié l’accord de la ZLECAf. Les principaux piliers de la ZLECAf sont ses protocoles qui définissent les dispositions et réglementent les diverses activités impliquées. Ce sont notamment : les protocoles sur le commerce de marchandises ; les protocoles sur le commerce des services ; les protocoles sur le règlement des différends ; les protocoles sur le droit de propriété intellectuelle ; les protocoles sur la politique de concurrence et les protocoles sur l’investissement. La ZLECAf, lorsqu’elle sera effectivement mise en œuvre, devrait avoir un PIB estimé à 3.400 milliards de dollars (US) et fera de l’Afrique, la plus grande zone commerciale du monde. (A.A)

Les étapes cruciales pour éviter le déraillement des objectifs de la ZLECAf sont notamment : la bonne volonté politique des Etats africains et de leurs partenaires ; l’adhésion totale à l’accord par les entreprises et l’utilisation de ses opportunités en particulier par le grand nombre des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) qui forment le rempart du commerce en Afrique. La compréhension de la ZLECAf par les MPME est donc cruciale pour atteindre les intentions de l’accord. Raison pour laquelle, la Division de la CEA en charge des politiques commerciales a organisé une consultation internationale avec les MPME pour échanger sur les défis à relever surtout les nouveaux défis imprévus. Selon les organisateurs de cette rencontre, les solutions devraient émerger des MPME elles-mêmes grâce à l’apprentissage par la pratique et par l’échange et les interactions entre MPME.

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Durant trois jours, les participants à travers des communications, des tables rondes et panels, ont identifié les réussites, les facteurs qui facilitent les gains réalisés par différents types de MPME, dans les pays et les régions. Ils ont également  hiérarchisé et catégorisé leurs problèmes pour déterminer ceux qui peuvent être résolus par l’information, la communication et leur  positionnement afin de pouvoir les mettre à disposition des institutions et des Etats. Ceci dans le but de faciliter les interactions  des MPME via des plateformes numériques pour des briefings et des informations à jour, faciles à digérer et adaptées aux MPME sur la mise en œuvre de la ZLECAf. (Ndlr : Nous reviendrons plus en détail sur les recommandations de cette consultation internationale).

Il est à noter que cette consultation s’est déroulée de façon hybride,  en mode présentiel et virtuelle.

Participant: Aline ASSANKPON


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