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COP15 à Abidjan: “La terre, La vie, l’Héritage : de la rareté à la prospérité”.


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Ph/DR: COP-15:Changer les pratiques agricoles pour réduire la désertification

“Terres  Vie, Patrimoine : d’un monde précaire vers un avenir prospère”, c’est le thème de la 15ème Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre désertification (COP15) qui a ouvert ses travaux ce lundi 09 mai 2022 au Centre de Conférence internationale du Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan en Côte-d’Ivoire.  Ainsi, du 09 au 20 mai, environ 197 pays, avec une centaine de personnalités de haut niveau composée de Chefs d’États,  de Chefs d’Agences de Coopération au niveau mondial, ainsi que des hauts décideurs des Nations Unies dont la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies, Mme Amina Mohammed, vont réfléchir pour appeler à la mobilisation mondiale pour que la terre continue d’être un endroit où il fait bon vivre pour les générations présentes et futures.

Au sein de la grande organisation mise en place sous le leadership des plus hautes autorités du pays, l’OMS joue sa partition en s’assurant de la conformité des dispositions sanitaires en cours de déploiement, au regard des directives de l’Organisation en pareille situation.
A ce titre, le Bureau de l’OMS en Côte d’Ivoire apporte un appui technique et financier important à la commission d’organisation de cet évènement majeur qui accueille plus de 5000 participants dans un contexte de COVID-19, à travers la sous-commission santé, afin de lui garantir le succès et une parfaite sécurité sanitaire.
Malgré une situation épidémiologique nationale globalement favorable y compris pour la COVID-19, des dispositions sanitaires idoines sont prises, notamment en matière de Prévention et Contrôle de l’Infection (PCI) afin de garantir un environnement sain au déroulement des travaux.

Changer les pratiques agricoles pour réduire la désertification

La COP15 sur la désertification et la dégradation des terres se poursuit à Abidjan. Alors que les terres dégradées sont de plus en plus étendues et que la population de la planète ne cesse de croître, comment changer les pratiques pour faire face aux conséquences du changement climatique, comme la raréfaction de l’eau et les baisses de rendements agricoles ? C’est à cette question préoccupante que les participants à ce grand rendez-vous vont essayer d’apporter des réponses ou solutions idoines à la lutte contre la désertification.

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Certains représentants du monde paysan prennent part à cette conférence pour donner de la voix afin de rappeler l’urgence de la problématique.

Les enjeux de la COP15

La COP15 apparait donc comme un « moment crucial à l’heure où 40% des terres du globe sont dégradées. Une situation qui affecte 4 milliards de personnes et devrait coûter 23.000 milliards de dollars d’ici à 2050 » publie JeuneAfrique.

Multiplication des feux de brousse, séquestration du CO2 en baisse, intensification de l’érosion, baisse de la fertilité des terres agricoles…etc. La déforestation et l’épuisement des sols sont synonymes de pauvreté, de précarité alimentaire, de propagation à l’homme de nouvelles maladies infectieuses, de migrations et de conflits.

La dévastation des écosystèmes et l’instabilité sociale et économique étant plus que jamais liées, nul ne peut désormais minimiser ces menaces.

Environ 4 milliards d’hectares de forêt disparaissent chaque année en Afrique

Après l’Inde en 2019, la Côte-d’Ivoire a eu l’honneur d’abriter la COP15 consacrée aux questions de désertification.
Cette conférence des Nations Unies …. Réunit plus de 5000 délégués, des centaines d’organisations régionales et internationales, plusieurs  dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement, des représentants de la société civile et des PDG de grands groupes privés autour d’une cause commune : Améliorer la gestion durable de la terre comme levier de développement économique et social.

Une large place sera accordée aux femmes qui assurent l’essentiel de l’activité agricole et dont les revenus financiers ne reflètent pas les efforts, ainsi qu’aux jeunes, les agriculteurs de demain qui doivent être formés à des techniques culturales plus durables.

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Sécurité alimentaire et reforestation

Face à l’explosion démographique et à l’urbanisation galopante en Afrique, face aux perspectives alarmantes du GIEC en matière de réchauffement climatique, face à la menace que représentante la guerre en Ukraine sur l’approvisionnement agricole pour les pays africains, il est urgent de tout mettre en œuvre pour assurer notre sécurité alimentaire et la reforestation.

Environ 4 milliards d’hectares de forêt disparaissent chaque année en Afrique du fait notamment de la recherche de sols fertiles, de l’exploitation minière et de la collecte de bois. Cela représente une diminution annuelle de 3% du PIB du continent.

A son échelle, la Côte-d’Ivoire a perdu plus de 92 % de ses forêts primaires en 60 ans, ce qui accélère les effets du réchauffement climatique. Conjuguée à l’épuisement des sols, cette situation a entraîné la dégradation d’environ 60% de ses terres arables, d’où une baisse drastique de la productivité agricoles sur les plusieurs parcelles dans le pays.

A titre d’exemple, la production à l’hectare du riz n’atteint que 1,5 tonnes en Australie.  Quant à celle de la canne à sucre, elle ne dépasse pas les 78,66 tonnes en Côte-d’Ivoire contre 129,05 tonnes au Guatemala.

Face à ces problématiques, le choix de la Côte-d’Ivoire comme pays-hôte s’est imposé au vue du potentiel économique que représente son secteur agricole, qui emploie 70 % de la population active et pèse 24 % de son PIB, et de son engagement en matière de protection des sols.

La Côte-d’Ivoire a notamment élaboré un Plan national de lutte contre la dégradation des terres en phase avec le Cadre décennal (2008-2018) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULD), adhéré au Programme « Neutralité en matière de dégradation des terres «  (NDT) et multiplié les initiatives de protections de la forêt.

Alors, la COP15 sera donc l’occasion de faire un pas de plus avec l’officialisation par Alassane Ouattara de l’ « Initiative d’Abidjan », qui ambitionne de mobiliser entre 1 et 2 milliards de dollars auprès des bailleurs de fonds et en ressources domestiques pour restaurer les terres dégradées et augmenter sensiblement la production agricole en Côte-d’Ivoire d’ici 2050.

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« Si ce pays doit montrer la voie, ce programme appellera plus globalement, les Etats et le secteur privé à œuvrer pour la durabilité des chaînes de valeur des principales cultures tout en intégrant des alternatives de production capables de résister à l’impact du changement climatique et de protéger les sols » a déclaré JeuneAfrique magazine dans l’une de ses publications.

L’ « Initiative d’Abidjan » doit permettre de transformer la trajectoire du développement de la Côte-d’Ivoire au cours des 30 prochaines années tout en résolvant les problèmes liés à la gestion des terres et la déforestation. Pour les Etats, il s’agit de concilier protection de l’environnement et amélioration des conditions de vie des populations en zone rurale, en particulier des femmes et des jeunes.

Pour les organisateurs de la Société civiles, cette feuille de route restera comme l’héritage politique de la COP15. Elle contribuera au rayonnement de la Côte-d’Ivoire et à son leadership sur ces thématiques dans la sous-région et dans le monde pendant les deux ans où la Côte-d’Ivoire assurera la présidence de la COP15. Tout au long de cette période, Alassane Ouattar devra rendre compte aux Nations Unies de ses activités en tant que porte-étendard de la lutte contre la dégradation des sols.

Face à des progrès réels, mais encore largement insuffisants, il reste à exploiter pleinement l’opportunité de remettre les terres en état de production durable et de protéger la biodiversité à travers la reforestation. « Arrêtons de dissocier les problématiques liées au changement climatique, à la diversité biologique et à la restauration des sols : cette approche en silos, qui nourrit les divergences, a prouvé son inefficacité ».

 


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