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17ème Edition du Rapport Africa Pulse de la Banque mondiale: Une reprise de la croissance, mais pas suffisamment forte.

Ph: DR-: M. Albert Zeufack,  l’Economiste en Chef de la Banque mondiale pour la région Afrique.

Ph: DR-: M. Albert Zeufack, l’Economiste en Chef de la Banque mondiale pour la région Afrique.

La Banque mondiale a publié ce mercredi 18 Avril 2018 à Washington, son rapport semestriel Africa Pulse, la première de l’année. Cette dernière édition qui prend le pool du continent, analyse l’état des économies africaines et promet que la croissance de l’Afrique subsaharienne devrait atteindre 3,1% en 2018 et s’établir à 3,6% en moyenne sur 2019-2020. Selon ce rapport cette reprise de la croissance n’est suffisamment pas forte pour réduire la pauvreté dans nos pays en développement.

Aline ASSANKPON

 Le rapport semestriel Africa Pulse, publié en Avril et Octobre de chaque année, fait non seulement l’état des lieux sur la situation d’endettement de chaque chapitre spécial des Etats sur le continent mais également donne les projections  macroéconomiques.

Une remontée de la croissance plus ou moins faible

De l’avis de l’Economiste en Chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, Albert Zeufack, trois messages se dégagent de ce rapport : d’abord on note une remontée de la croissance qui n’est pas assez forte pour soutenir les réformes budgétaires. « Nous sommes encore loin des niveaux d’avant la crise de 2008. Les pays africains doivent intensifier et approfondir les réformes macroéconomiques et structurelles pour parvenir à des niveaux de croissance élevés et soutenus » a souligné Zeufack.

Un alourdissement de la dette extérieure

Ensuite, le ratio de la dette publique sur le PIB augmente dans la région et la composition de la dette évolue, à mesure que les pays abandonnent les sources traditionnelles de financement concessionnel et se financent davantage sur les marchés ; alors que les dettes émises sur les marchés sont de courtes maturités. L’alourdissement du fardeau de la dette et l’exposition croissante aux risques de marché suscitent des inquiétudes à propos de la viabilité de la dette. Il ressort de ce constat qu’en Mars 2018, dix-huit (18) pays sont classés comme étant exposés à un risque élevé de surendettement contre huit (08) en 2013. M. Zeufack suggère que ce taux d’endettement exige une soutenabilité à travers une mobilisation des ressources internes et une attention particulière quant à la gestion de la dette dans nos pays.

L’innovation, la clé du futur

Enfin, l’accès universel de tous à l’électricité de qualité et abordable à travers l’innovation, sera la clé du futur. Selon Africa Pulse, l’innovation peut jouer un rôle d’accélérateur dans le domaine de l’électrification en Afrique subsaharienne. 42 % des ménages ont accès à l’électricité et deux tiers (2/3) des entreprises n’ont pas accès à une bonne qualité d’électricité ; ce qui les empêche d’être compétitives et d’offrir des emplois durables aux jeunes.

Pour apporter une solution à cette situation, le rapport suggère de combiner des solutions associant le réseau national aux « mini-réseaux » et « micro-réseaux » desservant de petits groupes d’utilisateurs et des systèmes domestiques hors réseaux. Puisque le coût de l’électricité solaire en baisse de façon drastique. Pendant ce temps, l’électricité est chère et n’est pas fiable en Afrique. Il est donc fondamental d’accroître les efforts dans le cadre réglementaire pour combler les déficits énergétiques et approfondir les réformes structurelles dans ce secteur. De même,  améliorer la réglementation du secteur électrique et la gestion des entreprises  d’électricité, reste la clé du succès pour parvenir à une croissance économique solidaire et lutter contre la pauvreté.  « Si les Etats adoptent la technologie et mettent à profit l’innovation, l’Afrique peut accroître la productivité entre les secteurs et à l’intérieur de ceux-ci, et accélérer la croissance » affirme Albert Zeufack.

Selon le rapport, les prévisions de croissance tablent sur la stabilité des cours des hydrocarbures et des métaux et sur la mise en œuvre dans les pays de la région, de réformes visant à remédier aux déséquilibres macroéconomiques et à stimuler l’investissement. Le rythme modéré de l’expansion économique reflète la reprise progressive de la croissance dans les trois plus grandes économies de la région : le Nigeria, l’Angola et l’Afrique du Sud. L’activité économique repartira à la hausse dans certains pays exportateurs de métaux, sous l’effet de l’embellie de la production et de l’investissement dans le secteur minier. Parmi les pays pauvres en ressources naturelles, la Côte-d’Ivoire et le Sénégal en Afrique de l’Ouest conserveront une croissance solide, étayée par des investissements d’infrastructure.

— Toutestgrace

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