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CEA : La langue ne devrait pas être un obstacle à l’innovation, disent les experts

 Les innovateurs africains ne devraient pas se limiter à une seule langue pour développer des innovations qui visent à répondre aux besoins locaux de l’Afrique. Cette remarque est survenue lors de la deuxième journée du Dialogue des experts de haut niveau (SED-2016) sur la Science, la technologie et l’innovation (STI), sous le thème « Les villes comme pôles d’innovation pour la transformation de l’Afrique ».

"Les innovateurs ne devraient pas limiter leurs innovations à la langue anglaise pour trouver des idéaux".

« Les innovateurs ne devraient pas limiter leurs innovations à la langue anglaise pour trouver des idéaux ».

La réunion de trois jours est une initiative de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), de la Commission de l’Union africaine (CUA) et de l’Agence de planification et de coordination du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), soutenue par le Ministère des sciences et de la technologie. L’évènement a attiré 21 pays africains, y compris les métros sud-africains tels que les villes de Tshwane, Johannesburg et du Cap.

Lors de son intervention dans un panel de discussion sur « L’intégration régionale et les villes en tant que pôles d’innovation », Guichard Tsangou, Chef des télécommunications de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), déclare que les innovateurs ne devraient pas limiter leurs innovations à la langue anglaise pour trouver des idéaux.

De nombreuses idées et technologies innovantes proviennent de la population locale, mais des lacunes demeurent entre les concepts novateurs et les idées de vente dans les langues d’origine. De nombreux pays africains ont reconnu la nécessité de développer de nouvelles villes axées sur l’innovation et l’économie du savoir.

« Il existe des milliers de langues parlées en Afrique et le fait de limiter notre innovation à une seule langue, l’Anglais, retarderait l’agenda de l’Afrique dans sa voie de résoudre les besoins de la société grâce aux technologies et aux innovations », déclare M. Tsangou.

« Lier notre innovation à la langue est trompeur »,  dit-il. « Développons nos innovations pour résoudre nos problèmes dans nos différentes langues ».

La réunion a également appelé à l’intégration régionale pour un partage de l’innovation à travers le continent. Les délégués estiment que l’intégration des régions africaines est une composante importante qui donnerait un élan à la transformation des villes africaines en pôles d’innovation.

Gertrude Ngabirano, Secrétaire exécutif de la Commission des sciences et de la technologie de l’Afrique de l’Est (EASTECO), souligne la nécessité d’intégrer les régions pour promouvoir les collaborations et les partenariats sur le continent.

Elle  dit que l’innovation en Afrique est retardée en raison des limites créées par les régimes précédents.

« Si nous ne formons qu’un seul continent, cela nous aidera à partager l’information et à apprendre les uns des autres», déclare Mme Ngabirano.

Par exemple, dit-elle, de nombreux innovateurs rencontrent toujours des obstacles de la part de leurs gouvernements respectifs.

« Beaucoup de nos innovateurs sont incapables de commercialiser l’innovation parce qu’ils ont besoin de licences de leurs gouvernements. Au fur et à mesure que nous nous intégrons, nous devrons partager des informations sur la façon d’obtenir l’approbation  de nos politiciens ».

Se référant aux expériences d’ailleurs dont l’Afrique peut tirer des leçons de transformation de villes en pôles d’innovation, le Professeur Hamidou Boly, Commissaire à l’Éducation, la Science et la culture de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) déclare: « Nous devons tous en Afrique participer et investir dans les nouvelles tendances de l’innovation, car la majorité de la population citadine est notre jeunesse. L’avenir de notre jeunesse mérite d’être investi ».

 

— Toutestgrace

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