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Sommet du Climat en Afrique : « La jeunesse africaine est le plus grand atout du continent et du monde », déclarent le président kenyan, William Ruto et Akinwumi Adesina


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Ph:DR: Adesina AKINWUMI, président de la Banque Africaine de Développement à Nairobi à la tête d’une délégation de la Banque qui participe aux réunions sur le climat qui se déroulent entre le 1er et le 8 septembre.

Au Sommet du Climat en Afrique, M. William Ruto président Kenyan et M. Akinwumi Adesina, Président de la Banque Africaine de Développement, ont soutenu la demande des jeunes d’être plus impliqués dans la définition des politiques climatiques nationales et internationales. « La jeunesse africaine est le plus grand atout du continent et du monde », déclarent-ils.

Des centaines de jeunes de toute l’Afrique demandent à jouer un rôle important dans la prise de décisions en matière d’action climatique. Leur déclaration a été le point culminant de l’Assemblée des jeunes africains sur le climat qui s’est tenue à Nairobi du 1er au 3 septembre.

Entrepreneurs, jeunes leaders et décideurs politiques ont présenté la Déclaration de l’Assemblée de la jeunesse africaine sur le climat au président du Kenya, William Ruto, et au président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina.

Les jeunes préconisent de créer rapidement une banque verte mondiale et d’élaborer un nouveau pacte financier mondial, afin de leur donner la priorité et de protéger leurs intérêts dans le financement de la lutte contre les changements climatiques. Les délégués ont également demandé de créer un bureau de l’ONU pour la jeunesse qui serait basé en Afrique, le continent qui compte le plus grand nombre de jeunes sur la planète.

Ph:DR: William Samoei RUTO, président du Kenya

Répondant aux jeunes, le président Ruto et le patron de la Banque africaine de développement ont reconnu que la jeunesse africaine était le plus grand atout de l’Afrique et du monde entier. Ils ont loué son dynamisme et son sens de l’innovation. M. Ruto et M. Adesina ont soutenu la demande des jeunes d’être plus impliqués dans la définition des politiques climatiques nationales et internationales. Les deux dirigeants ont répondu aux questions des jeunes lors d’une session de deux heures animée par Elizabeth Watuthi, coordinatrice principale de l’Assemblée de la jeunesse africaine sur le climat. Un large éventail de sujets ont été évoqués, notamment l’accès des jeunes au financement, la transition énergétique de l’Afrique, le sort des millions de personnes déplacées en raison des effets des changements climatiques et la mobilisation des ressources pour le développement durable.

Le président Ruto a souligné l’importance d’investir dans la jeunesse et a mis en avant le potentiel agricole de l’Afrique en raison de ses vastes terres non cultivées (65 % du total mondial), ce qui, selon lui, pourrait favoriser la création d’emplois et stimuler la richesse.

M. Ruto a mis en avant l’initiative de son gouvernement visant à créer des villes intelligentes pour lutter contre les établissements humains non durables et réduire la pollution, dans le but de favoriser un développement durable sur le plan de l’environnement. L’une des façons d’investir dans les jeunes est de leur donner une éducation et des compétences de qualité pour les aider à relever les défis futurs, a souligné M. Ruto.  Il a indiqué que son gouvernement avait consacré à l’éducation le budget le plus important de l’histoire du pays, – 630 milliards de KES (environ 433 millions de dollars) -, ce qui représente plus de 27 % du budget annuel.

Faisant écho au président Ruto, M. Adesina a souligné la nature cruciale de l’investissement dans la jeunesse pour favoriser la croissance et la stabilité sur le continent. « Le plus grand risque sur ce continent est de ne pas investir dans la jeunesse », a lancé M. Adesina, ajoutant que « les jeunes ont besoin d’investissements, pas d’être responsabilisés ». Pour illustrer ce propos, M. Adesina a indiqué que la Banque africaine de développement avait mis en place la stratégie « Des emplois pour les jeunes » afin de créer 25 millions d’emplois. « Jusqu’à présent, nous avons créé quinze millions d’emplois : dix millions dans le secteur formel et cinq millions dans le secteur informel. »

Il a ajouté que la Banque africaine de développement avait également investi 4 millions de dollars pour soutenir les idées des jeunes dans le cadre du programme YouthADAPT, en partenariat avec le Centre mondial pour l’adaptation (GCA). Dans le cadre de ce partenariat, la Banque soutient également le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique, « qui est le plus grand programme de ce type au monde, afin de mobiliser 25 milliards de dollars pour intensifier les actions d’adaptation à travers l’Afrique », a déclaré M. Adesina.

La cérémonie de clôture de l’Assemblée des jeunes marque le début du Sommet africain du climat et de la Semaine africaine du climat. Ces événements parallèles réuniront les parties prenantes africaines afin de consolider les succès de la COP27 qui s’est tenue l’année dernière en Égypte. Ils permettront également de dégager un consensus autour des attentes de l’Afrique pour le sommet des Nations unies sur l’ambition climatique qui se tiendra à New York à la fin du mois, ainsi que pour la COP 28 qui se tiendra à Dubaï [Émirats arabes unis] en novembre.

Les exigences de la déclaration de la jeunesse seront prises en compte dans la déclaration de Nairobi, l’un des principaux résultats du sommet africain du climat, qui servira de schéma directeur pour la transition vers l’énergie verte en Afrique.

La déclaration de la jeunesse s’inspire d’un certain nombre de sources, notamment la Stratégie de la Banque africaine de développement pour l’emploi des jeunes en Afrique (2016-2025) et sa Stratégie pour le changement climatique et la croissance verte. Elle s’inspire également de la stratégie et du plan d’actions de l’Union africaine sur les changements climatiques et le développement résilient.

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :
Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution du financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux. (SOURCE : AfDB)


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