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CEA / Les États membres sont invités à mettre en place des stratégies de gestion de la dette pour stimuler la croissance économique


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Ph: DR: L’atelier de Lusaka élaborera une feuille de route qui aidera les pays à mieux appliquer les techniques de gestion de la dette et à mettre en œuvre les politiques requises

Les pays africains doivent mettre en place des stratégies efficaces de gestion de la dette pour stimuler la croissance économique et éviter de tomber dans le piège du surendettement, exhorte Adam Elhiraika, Directeur de la Division de la macroéconomie et de la gouvernance, de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

Ouvrant ainsi un atelier d’apprentissage par les pairs sur les stratégies de gestion de la dette pour les États membres qui se tient à Lusaka, en Zambie, du 3 au 6 avril 2023, M. Elhiraika déclare que la gestion de la dette est un défi pour les pays africains, car ladite dette devient une source importante de financement pour leur croissance économique et leur développement.

«Cependant, cette situation offre aux pays une opportunité d’adopter efficacement une protection budgétaire pour divers évènements plus apparents dans un avenir prévisible », affirme M. Elhiraika, ajoutant que « une gestion efficace et efficiente de la dette permettra aux pays débiteurs de prendre des mesures pour éviter d’hériter de la gestion et de la restructuration de la dette souveraine ».

La CEA organise un atelier de renforcement des capacités pour les hauts fonctionnaires dans le but d’améliorer la prudence budgétaire des pays. Ledit atelier vise à aider les délégués éthiopiens, sierra-léonais, sud-africains, soudanais et zambiens à partager des informations, des expériences et les meilleures pratiques sur les stratégies, les politiques et les opérations de gestion de la dette, et ce dans l’optique de mettre en œuvre des procédures et des stratégies viables de gestion de la dette.

Ph: DR: Adam Elhiraika, directeur de la Division de la politique macroéconomique à la CEA

Elhiraika indique qu’au cours des six dernières décennies, chaque récession mondiale qui s’est produite a entraîné une augmentation de la dette publique mondiale et qu’au cours de la dernière décennie, de nombreux pays africains ont vu leur niveau d’endettement public augmenter. La majeure partie de la dette publique actuelle a été accumulée au cours des exercices 2020 et 2021, lorsque les pays se sont endettés pour faire face aux effets de la pandémie de Covid-19.

La CEA note qu’en période de crise économique, les emprunts répétés ont entraîné une forte accumulation de la dette et ainsi réduit la capacité du gouvernement à gérer efficacement cette dette publique. Le surendettement a été aggravé par d’énormes déficits des comptes courants, des calendriers de remboursement considérable et le manque d’accès aux marchés de crédit conventionnels. Les pays comptent souvent sur la dette comme instrument de financement de la croissance et du développement.

Au cours de l’atelier, les délégués présenteront l’état actuel de la dette dans leurs pays et souligneront les principaux défis qui entravent la viabilité de celle-ci. En outre, ils discuteront des procédures d’analyse de viabilité de la dette et des stratégies de gestion à moyen terme et renforceront la capacité des gestionnaires de la dette publique à évaluer la structure, la dynamique et les risques de créances souveraines.

Partageant leurs expériences en matière de gestion de la dette, Joseph A. Thullah et Mohamed Samura de la Division de la dette publique du ministère des finances, déclarent que la Sierra Léone a mis en œuvre un certain nombre de stratégies de gestion de la dette et des risques telles que les échanges et rachats de dette afin de gérer et réduire les risques de refinancement du gouvernement. La Sierra Léone continue de donner la priorité à la mobilisation des dons par rapport aux prêts et de s’assurer que les nouveaux emprunts respectent le seuil de concessionnalité d’au moins 35 % de l’élément de subvention.

L’Éthiopie a mis en œuvre une stratégie de gestion de la dette à moyen terme (2016-2020) qui l’a aidé à évaluer le coût et le risque des emprunts et lui a assuré une viabilité de la dette.

Habtamu Alamayehu, Chargé de programme au Ministère des finances de l’Éthiopie, indique que malgré les difficultés, telles que les faibles résultats à l’exportation, les faibles entrées d’Investissement directs étrangers (IDE) et la stabilité politique, le pays envisage des opportunités de mobilisation de ressources externes supplémentaires exclusivement à partir de sources concessionnelles et de Partenariats public-privé (PPP).

L’atelier élaborera une feuille de route qui aidera les pays à mieux appliquer les techniques de gestion de la dette et à mettre en œuvre les politiques requises.

À propos de la CEA

Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique. Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.

 


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