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OPINION: Un monde en crise a besoin de commerce et d’aide


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Ph/DR: Dr Ngozi Okonjo Iweala, la Directrice générale de l’OMC

Le quadruple choc de la COVID-19, du changement climatique, des conflits et du coût de la vie a réduit à néant des années d’avancées durement acquises en matière de développement. Nous ne pouvons plus nous permettre de continuer à agir comme si de rien n’était. L’aide et le commerce ont tous deux un rôle clé à jouer pour remettre le monde sur la voie de la réalisation des Objectifs de développement durable.

 Article d’opinion conjoint de la Directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo‑Iweala, de la Secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, Rebeca Grynspan, et de la Directrice exécutive du Centre du commerce international, Pamela Coke‑Hamilton.

 Les trois dirigeantes que nous sommes travaillons ensemble à une action multilatérale coordonnée pour faire en sorte que le commerce contribue au développement. Nous sommes toutes trois profondément engagées à assurer une prospérité fondée sur le commerce et nous voulons « joindre le geste à la parole » pour que l’aide et le commerce profitent réellement aux gens.

Pour cela, les décideurs politiques doivent tenir compte de trois aspects fondamentaux :Premièrement, il faut rendre le commerce plus écologique. Le commerce mondial peut jouer un rôle important dans la transition vers une économie sobre en carbone avec des retombées positives sur l’innovation et la baisse des prix.

Deuxièmement, il faut rendre le commerce plus inclusif. Favoriser le développement des activités commerciales des petites entreprises et une plus grande participation des femmes et des jeunes rend les entreprises et les pays plus compétitifs, stimule la transformation économique et réduit la pauvreté. Pourtant, les enquêtes menées par l’ITC ont révélé que seule une entreprise exportatrice sur cinq était dirigée par une femme. Selon l’OMC, les micro, petites et moyennes entreprises représentent environ 95% de toutes les entreprises au niveau mondial mais seulement un tiers des exportations totales.

Troisièmement, il faut rendre le commerce plus connecté, en particulier pour les petites entreprises. Pendant la pandémie, nous avons vu à quel point le commerce en ligne était essentiel à la survie. Selon la CNUCED, les services fournis par voie numérique représentent désormais près des deux tiers du niveau des exportations mondiales de services.

 

L’Examen global de l’Aide au commerce qui se tiendra du 27 au 29 juillet abordera ces thèmes. Cet événement intervient un mois après le succès de la douzième Conférence ministérielle de l’OMC, qui a remis le multilatéralisme commercial sur la bonne voie et abouti à un accord historique sur les subventions à la pêche. Selon l’OCDE et l’OMC, il a été versé un montant record de près de 50 milliards d’USD au titre de l’Aide pour le commerce en 2020, dont la moitié était liée au climat ou à l’égalité des genres, et un tiers était en faveur de l’économie numérique. Il est essentiel de maintenir et d’accroître ces flux.

Une contribution optimale de l’Aide pour le commerce à la réalisation des Objectifs de développement durable exige aussi une attention résolue sur les questions de savoir « où » et « comment » produire des résultats en matière de développement. Des financements publics et privés doivent être mobilisés.

Concentrons-nous sur les pays dont les besoins en matière de commerce et de développement sont les plus élevés – en particulier les pays les moins avancés et les pays fragiles/touchés par des conflits – et sur les initiatives régionales telles que la ZLECAF, afin de leur permettre d’établir des chaînes de valeur régionales plus larges et plus inclusives et une croissance fondée sur le commerce.

L’OMC, la CNUCED et l’ITC collaborent déjà sur des initiatives telles que le Global Trade Helpdesk, qui simplifie les études de marché en regroupant les renseignements clés sur le commerce et les entreprises sur un portail unique, ainsi que sur le soutien aux pays exportateurs de coton en Afrique.

Nous terminons par un appel à l’action pour créer un avenir plus durable, plus inclusif et plus connecté. L’aide, le commerce et le multilatéralisme font partie de la solution. Nous devons agir maintenant pour faire en sorte que les plus pauvres et les plus vulnérables du monde puissent encore trouver la voie de la prospérité grâce au commerce mondial.

NB : Article d’opinion conjoint de la Directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo‑Iweala, de la Secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, Rebeca Grynspan, et de la Directrice exécutive du Centre du commerce international, Pamela Coke‑Hamilton

 


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