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COMMUNIQUÉ DE LA COMMISSION DE LA CEDEAO sur l’attaque de Solhan au Burkina Faso


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(Datant du 5 juin 2021)

C’est avec stupeur et indignation que la Commission de la CEDEAO a appris la mort dans la nuit du 4 au 5 juin 2021 de plus d’une centaine de personnes dans la région du Sahel, au Burkina Faso, à la suite d’attaques terroristes. En ces circonstances douloureuses, le Prési-dent de la Commission de la CEDEAO présente ses condoléances les plus attristées aux fa-milles endeuillées et souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Le Président de la Commission de la CEDEAO, condamne fermement ces attaques lâches et barbares sur des populations civiles et exprime au Gouvernement et au Peuple burkinabé, sa compassion et sa solidarité.

La Commission de la CEDEAO se tient aux côtés du Gouvernement du Burkina dans cette guerre qui lui est imposée et réaffirme son engagement pour la mise en oeuvre diligente du Plan d’actions de lutte contre le terrorisme, adopté par les Chefs d’Etats et de Gouvernements de la CEDEAO le 21 décembre 2019 à Abuja.

Président de la Commission de la CEDEAO

Que sait-on sur l’attaque de Solhan?  Qui a frappé ? Pourquoi ? Si beaucoup pointent le GSIM, dirigé par Iyad Ag Ghaly, l’attaque la plus meurtrière de l’histoire du pays n’a toujours pas été revendiquée. Et 72 heures après le massacre, de nombreuses zones d’ombre subsistent.  C’est un Faso sous le choc, indigné par la violence du massacre, qui tente aujourd’hui de comprendre. Selon un bilan encore provisoire, au moins 160 personnes ont été tuées. Et le décompte macabre n’a cessé d’augmenter à mesure que les heures passaient. Roch Marc Christian Kaboré a décrété un deuil national de soixante-douze heures qui se clôt ce lundi 7 juin 2021, à minuit. Il a assuré que « les forces de défense et de sécurité [étaient] à pied d’œuvre pour rechercher et neutraliser les auteurs de cet acte ignoble ». Après cette « attaque barbare », le président burkinabè a enjoint ses compatriotes à « rester unis et soudés » face à ce qu’il a qualifié de « forces du mal ». Les assaillants n’ont en effet pas été identifiés et le massacre n’a, pour l’heure, pas été revendiqué. « Solhan est vidé » Dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 juin dernier, des hommes armés non identifiés ont attaqué Solhan. Cette localité de 3 000 habitants est située à une quinzaine de kilomètres de Sebba, le chef-lieu de la province du Yagha, dans le nord-est du pays. Autrement dit en plein cœur de la zone dite des trois frontières, entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Le bilan, qui faisait au départ état de 130 morts et d’une quarantaine de blessés, a été revu à la hausse et s’élève désormais à au moins 160 décès, « dont une vingtaine d’enfants », a précisé un élu de la région. Selon une source locale citée par l’AFP, « cinquante corps ont été enterrés dans chacune des deux fosses communes et soixante corps dans la troisième fosse », et ce sont « les populations elles-mêmes qui ont procédé à l’enlèvement et à l’enterrement des corps après les avoir rassemblés et transportés ».


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