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Sécurité alimentaire & Développement Agricole  : Les pays africains s’engagent à doubler la productivité agricole avec l’appui des institutions financières


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Ph/DR : « Nourrir l’Afrique : leadership pour intensifier les innovations réussies »

Les 29 et 30 avril 2021, un forum de haut niveau a été organisé à Rome en Italie sous l’égide de la Banque africaine de Développement et du Fonds International de Développement Agricole et (FIDA) sur la sécurité alimentaire et le renforcement de l’Agriculture en Afrique. A l’issue de cette rencontre, une coalition de banques multilatérales de développement et de partenaires de développement ont annoncé des investissements de plus de 17 milliards d’USD, pour lutter contre la progression de la faim sur le continent africain afin de renforcer la sécurité alimentaire. Les Etats africains s’engagent  pour leur part à doubler la productivité agricole.

L’Afrique subsaharienne compte un quart des terres arables du monde, mais elle ne représente que 10% de la production agricole mondiale. La faible productivité des cultures de base rend l’agriculture africaine peu compétitive. Ainsi, un tiers des calories consommées sur le continent sont importées, ce qui renforce la vulnérabilité des systèmes alimentaires et la dépendance à l’égard des filières alimentaires extérieures.

« Nourrir l’Afrique : leadership pour intensifier les innovations réussies » c’est le thème retenu pour ce dialogue de haut niveau qui a débouché, à la deuxième journée, sur l’annonce d’un financement de plus de 17 milliards d’USD, afin de lutter contre la progression de la faim sur le continent africain et de renforcer la sécurité alimentaire selon le communiqué de presse du FIDA.

Organisé par la Banque africaine de développement et le Fonds international de développement agricole des Nations Unies (FIDA), en partenariat avec le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) et l’Organisation du Système CGIAR, cet événement a réuni en plus des Institutions bancaires, des multilatérales de développement,  dix-sept (17) chefs d’État africains.

Au regard de l’insécurité alimentaire engendrée par la pandémie de Covid-19  les chefs d’Etats africains se sont officiellement engagés à augmenter la production agricole en doublant les niveaux de productivité actuels grâce au déploiement à grande échelle des technologies agricoles, aux investissements en faveur de l’accès aux marchés et à la promotion de la recherche-développement dans le secteur agricole.
« Créons dès aujourd’hui un partenariat plus solide et à plus grande échelle pour mettre les technologies et les innovations au service de centaines de millions d’exploitantes et d’exploitants agricoles » a déclaré le Président de la Banque africaine de développement, Akinwumi A. Adesina.

L’engagement des Institutions financières

Le FIDA promet mobiliser 1,5 milliards de dollars US supplémentaires en faveur de l’Afrique, afin d’appuyer les mesures prises par les pouvoirs publics pour transformer les systèmes alimentaires et agricoles au cours des trois prochaines années et contribuer aux objectifs de l’Initiative Grande Muraille verte et de créer 10 millions d’emplois dans la région d’ici 2030. La Banque africaine de développement apportera une enveloppe de plus de 10 milliards d’USD dans le développement prioritaire de dix produits de base sélectionnés au cours des cinq prochaines années pour aider les pays à atteindre l’autosuffisance et pour consolider les filières de produits de base au cours des cinq prochaines années. 1,5 milliard d’USD, c’est l’apport de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique pour le secteur agricole au cours de la période 2020-2024. Le Groupe de la Banque islamique de développement affecterait 3,5 milliards d’USD au développement du secteur agricole en Afrique au cours des trois prochaines années.

Dans un geste de solidarité supplémentaire, Bill and Melinda Gates Foundation  promet d’investir 652 millions d’USD au cours des trois prochaines années pour  appuyer des initiatives de recherche-développement menées dans le domaine agricole en Afrique. Ceci pour promouvoir l’avancement de 300 millions d’exploitants agricoles grâce à une série d’innovations.

Ces investissements viseront à favoriser le développement des filières, aussi bien pour les cultures vivrières que les cultures de rente.

Ph/DR-: Gilbert F. Houngbo, Président du FIDA de la Banque mondiale

L’engagement des chefs d’Etats africains
Saluant l’engagement des dirigeants africains à accroître la productivité agricole et à améliorer la sécurité alimentaire de millions d’Africains, le Président du FIDA, Gilbert F. Houngbo déclare : « Grâce à la modernisation du secteur agricole africain, les petits exploitants seront plus à même de produire des aliments plus abordables pour les consommateurs et de garantir des moyens d’existence décents à des millions de jeunes participant à la transformation, au stockage et à la commercialisation des aliments».

Au nom de ses paires, le Président sénégalais, Macky Sall, va résumer les interventions des chefs d’État africains en sept points sur une liste d’actions suivantes : Accélérer la production agricole en déployant les technologies à grande échelle ; accroître les investissements dans la recherche-développement ; optimiser les technologies ; améliorer le langage des affaires dans le secteur agricole pour favoriser l’ouverture au monde ; appuyer l’accès aux marchés et la mise en place d’infrastructures et d’équipements de base ; investir dans de nouvelles entreprises en vue de la transformation de produits agricoles et de l’accompagnement des petits producteurs et enfin de créer un mécanisme d’appui à la transformation agricole.

Ces différentes pistes d’action permettront d’instaurer un mécanisme de financement en faveur de la sécurité alimentaire en Afrique et qui contribuerait à renforcer la résilience climatique et à généraliser les technologies agricoles performantes. Ce mécanisme offrirait des  possibilités de faire bénéficier les exploitants d’innovations numériques aux quatre coins du continent africain, tout en permettant de mieux lutter contre la malnutrition et le retard de croissance des enfants.


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