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Lutte contre la corruption au Bénin : Les acteurs des médias éclairent leur lanterne.  


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Ph: DR-: Le présidium à l’ouverture des travaux

Une quarantaine des 120 journalistes retenus pour la formation en journalisme d’investigation en matière de lutte contre la corruption participent du 1er au 3 juillet 2020, à Bohicon, à la première session des trois prévues à cet effet. L’hôtel la Princesse de la ville carrefour abrite la dite formation ouverte par le maire Ruffino d’Almeida, représentant le préfet du Zou et des Collines. Il était entouré pour la circonstance des présidentes de l’Upmb, Zakiath Latoundji, de Social Watch Bénin, Blanche Sonon.  

« Renforcer la collaboration des journalistes d’investigation avec les institutions de lutte contre la corruption et les infractions connexes » . Tel est l’objectif de la première session de formation des journalistes co organisée par le projet d’appui à la Justice du ministère de la Justice et de la Législation puis le Programme d’appui à la lutte contre l’impunité et au renforcement de l’État de droit en République du Bénin (Palired) et au renforcement de l’État de droit de Transparence International, également de Social Watch Bénin sur financement de l’Union Européenne.

« Cette formation est une première dans l’histoire des organisations faîtières de la presse.. » affirme la présidente de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin ( l’Upmb),  Zakiath Latoundji. En invitant les acteurs des médias a apporté leur contribution à la lutte contre la corruption à travers leur savoir-faire en matière d’investigation, d’enquête, dans tous les domaines et dans tous les secteurs d’activité elle  a annoncé que les meilleurs productions seront primées dans les tous prochains jours.

Au nom de l’Upmb et du Cnpa, Zakiath Latoundji a adressé ses remerciements aux partenaires à cette session. « La corruption n’est pas l’apanage d’une religion, d’une culture ou d’un système particulier » témoigne pour sa part, la présidente de Social Watch. Selon ses explications, lorsque rien n’est fait pour la juguler, elle prive de ressources considérables des services publics comme la santé, la protection sociale, la justice et l’éducation. Elle crée également un terrain propice à la criminalité organisée des violations des droits humains et menace la sécurité et le bien être des communautés.

 

« La lutte contre la corruption reste un impératif vital pour les pays à économie fragile comme le Bénin » affirme-t-elle. A l’endroit des participants, Mme Blanche Sonon a formulé le vœu que les professionnels des médias du Bénin pratiquent davantage d’investigation et surpassent de simples révélations pour se mettre en réseau en vue de développer une base de données d’articles de presse concernant la corruption et les crimes économiques.

Avec sa double casquette, le maire de Bohicon a fait savoir que la lutte implacable engagée par le gouvernement du Bénin contre la corruption et les infractions connexes n’a de chance de prospérer que si elle devient une lutte multiacteur. « J’estime pour ma part que dans cette dynamique les professionnels des médias ont un rôle prépondérant à jouer surtout ceux d’entre eux qui se passionnent pour le journalisme d’investigation doit être un éclaireur public.  Sa plume et son micro doivent rassurer la population sur la véracité des faits.. Le journaliste d’investigation offre de la matière aux acteurs judiciaires » suggère le maire en ouvrant la session.

Eléonore Ezin


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