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Réunion consultative des ministres africains de la jeunesse sur le Covid-19: « La voie de relance pour l’Afrique post-COVID-19 nécessite de l’audace », déclare Vera Songwe


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Ph: SR-: Mme Vera Songwé, Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA)

« Combattre efficacement la pandémie de coronavirus en cours afin de garantir que l’Afrique renoue avec la croissance et rebâtisse plus solide après le COVID-19 requiert une audace jamais vue sur le continent », déclare Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) ce mercredi 17 juin 2020 à la Réunion consultative des ministres africains de la jeunesse sur le Covid-19.

A l’ouverture de la réunion, sur son pupitre, Mme Songwe, citant le défunt leader américain des droits civiques, Martin Luther King Jr., dira que l’Afrique doit rester éveillée et s’employer à trouver des solutions à la pandémie alors que les restrictions mises en place pour endiguer le virus commencent à être assouplies. « C’est le moment d’être audacieux. C’est un moment où nous devons nous réunir pour nous demander si nous répondons à l’appel des jeunes ».

«Aujourd’hui, notre survie dépend de notre capacité à rester éveillé, à nous adapter aux nouvelles idées, à rester vigilants et à relever le défi du changement. Jamais dans notre histoire nous n’avons connu un moment aussi difficile où nous vivons à la fois une pandémie et une récession économique sur le continent » affirme-t-elle.

Selon Mme Songwe 51% de la croissance de l’Afrique proviennent du secteur des services qui nécessite des technologies, d’où la nécessité pour les États membres d’agir rapidement pour résoudre les problèmes d’Internet paralysants à travers le continent. « Nous ne pouvons pas renouer avec la croissance, rebâtir plus solide, sans un accès suffisant à la technologie pour nos jeunes qui sont les innovateurs. Ce sont eux qui trouveront pour nous les solutions de demain. Je vous exhorte, en tant que ministres de la jeunesse, à vous joindre à nous, à travailler avec nous et ensemble à mettre en œuvre la stratégie africaine de transformation numérique et à accroître l’accès, l’accessibilité, la stabilité et la fiabilité du système d’Internet afin que de nombreuses autres choses puissent se réaliser automatiquement » exhorte-t-elle.

Aussi, informe-t-elle que des consultations récentes avec des jeunes africains ont clairement révélé leur faim et leur soif de participer aux processus de prise de décision afin qu’ils puissent contribuer au changement par l’innovation. « Mais ils ont besoin de nos institutions pour venir et leur répondre et pour s’assurer qu’ensemble nous pouvons offrir cet avenir que nous voulons depuis si longtemps – une Afrique que nous voulons ».

Implorant les ministres de la jeunesse de travailler avec leurs collègues des ministères des TIC et de l’éducation pour s’assurer que les programmes soient conformes au marché du travail, que les inégalités d’accès à l’école soient supprimées et que l’accès à Internet haut débit soit accessible à tous. « Le coût d’Internet en Afrique est très élevé. Cela ne peut pas créer des emplois pour nos jeunes. Nous devons être en mesure de fournir aux jeunes un accès à une technologie abordable, accessible et fiable qui fonctionne » mentionne-t-elle.

Aussi, invite-t-elle les dirigeants africains à signer le protocole sur la libre circulation des personnes, affirmant que cela profitera énormément aux jeunes qui souhaitent se déplacer à travers le continent, en particulier vers des centres innovants dans des pays comme le Kenya ou le Rwanda.

 

«Nous ne voulons pas que nos jeunes continuent de mourir dans les océans. Nous voulons qu’ils soient soulagés et épanouis sur notre propre continent. Donc, espérons qu’en travaillant avec vous, ministres de la jeunesse, que vous puissiez nous aider à soutenir l’Union africaine à construire cette Afrique que nous voulons en faisant partie de ce groupe qui continue de demander et réclamer un meilleur accès à la technologie non pas parce que nous voulons accéder à la technologie mais parce que grâce à la technologie, nos filles resteront scolarisées au lieu de se marier; parce qu’avec la technologie, nous pouvons continuer à échanger nos marchandises même si nous ne pouvons pas voyager et parce qu’avec la technologie, nous pouvons embrasser ce nouveau monde que nous voyons aujourd’hui », ajoute Mme Songwe.

Mme Aya Chebbi, Envoyée de l’UA pour la jeunesse, Mme Julitta Onabanjo, Directrice exécutive adjointe du FNUAP, Mme Henrietta Fore, Directrice exécutive de l’UNICEF, et Mme Sarah Anyang Agbor, Commissaire de l’Union africaine aux ressources humaines, aux sciences et à la technologie, ont tour  à tour appuyé les initiatives visant à aider les jeunes africains pendant et après la pandémie de COVID-19.

Aline Assankpon


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