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TAEF : Déclaration du Forum des Editeurs Africains sur la mort de Samuel Wazizi, journaliste camerounais


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Le Forum des Editeurs Africains (The African Editors Forum-TAEF) est choqué, révolté et irrité par la mort en détention du journaliste camerounais Samuel Wazizi. TAEF est également horrifié que les Forces de défense camerounaises, entre les mains desquelles Wazizi est décédé, aient gardé sa mort secrète et n’aient même pas pris la peine d’informer sa famille. Il faut rappeler que notre confrère Wazizi a disparu il y a 10 mois après avoir été emmené par la police qui l’a ensuite remis aux Forces de défense camerounaises.

Le ministère camerounais de la Défense a publié un communiqué le 05 juin 2020, révélant que Wazizi est décédé d’une septicémie le 17 août 2019 et la famille n’a été informée que le 3 juin. TAEF appelle le président camerounais Paul Biya ainsi que l’Union africaine à ouvrir une enquête indépendante sur la mort de Wazizi et la dissimulation de cette mort suspecte par l’armée de son pays.

Le Forum des Editeurs Africains estime que seule une enquête indépendante permettra de répondre aux nombreuses questions que se posent la famille de Wazizi, ses collègues et confrères à travers le monde, et toutes ses autres connaissances. «Le moment est venu de mettre fin au harcèlement, à l’intimidation et aux meurtres de journalistes par les Forces de défense et de sécurité partout à travers le continent et dans le reste du monde. Les actes criminels visant les journalistes dans l’exercice de leur fonction sont répréhensibles, condamnés par la loi, et les responsables doivent faire face à la rigueur de cette loi. Nous exigeons que justice soit rendue à Samuel Wazizi », a déclaré le président du Forum des Editeurs Africains, Jovial Rantao.

Selon le Comité pour la protection des journalistes, Wazizi est le deuxième journaliste à mourir aux mains et par la faute des Forces de défense camerounaises. Avant lui, en 2010, déjà, le journaliste Bibi Ngota est décédé en détention. Pour la mémoire de Wazizi et tous ceux qui ont payé le prix ultime pour la la liberté des médias, TAEF appelle le gouvernement du Cameroun et les autres  États africains à reconnaître, à respecter et à faire respecter la liberté des médias et les protocoles africains et internationaux signés et ratifiés par eux et respectant la liberté, l’indépendance et la sécurité de la presse.

Johannesburg, le 07 juin 2020

Publié par Jovial Rantao, Président du Forum des Editeurs Africains

Jovial.Rantao@gmail.com

Makan Koné, Secrétaire Général du Forum des Editeurs Africains

makankone@yahoo.fr


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