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Inondations au Bénin : la Banque mondiale mobilise des financements supplémentaires pour améliorer l’infrastructure des bassins versants et élaborer des plans de gestion des crises


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Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé ce 29 mai 2015 à Washington, un nouveau crédit de 40 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA). Ces fonds sont destinés à aider le Bénin à améliorer son infrastructure et à atténuer les conséquences délétères des inondations de 2010 ainsi qu’à renforcer son niveau de préparation à toute nouvelle inondation à venir.

Ph/DR- « Les travaux en cours de réalisation permettront de régler de façon durable les problèmes d’assainissement

Ph/DR- « Les travaux en cours de réalisation permettront de régler de façon durable les problèmes d’assainissement

En 2010, le Bénin a subi de fortes précipitations, qui ont provoqué une soudaine montée des eaux. Les mécanismes traditionnels de prévention et de protection du pays se sont trouvés submergés : 278 écoles ont été inondées, plus de 50 000 maisons détruites et 150 000 personnes privées de logement.

Le nouveau financement approuvé aujourd’hui permettra de développer les activités entreprises dans le cadre du Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU), l’une des principales initiatives mises en œuvre par le gouvernement béninois pour remédier à la catastrophe de 2010. Ce projet, encore en cours, est axé sur l’amélioration, le nettoyage et la réparation des réseaux de drainage urbains, la gestion des déchets solides et l’infrastructure de traitement des eaux usées et d’assainissement.

 

Ph:DR- Ousmane Diagana, le chef des opérations de la banque au Bénin

Ph:DR- Ousmane Diagana, le chef des opérations de la banque au Bénin

« Le crédit approuvé aujourd’hui permet d’étoffer le projet initial, en améliorant et en élargissant l’accès à des réseaux de drainage fiables dans les régions pauvres du Bénin. Quelque 94 000 personnes supplémentaires seront désormais à l’abri des inondations périodiques », a déclaré Ousmane Diagana, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin.

Un plan directeur pour le drainage et une stratégie de gestion des déchets solides ont été élaborés en 2014 dans le cadre du projet initial. Ils ont mis en évidence d’importants engorgements en de nombreux points du réseau de drainage, qui, si rien n’est fait, risquent d’entraîner de nouvelles inondations. Le financement approuvé aujourd’hui corrigera ces lacunes et augmentera le nombre de bénéficiaires du projet. En particulier, il financera des activités de nettoyage des canaux existants et de remise en état des structures de drainage insalubres et dangereuses, ainsi que des travaux d’extension sur environ 8,1 kilomètres. Il financera en outre la construction et l’extension de trois autres bassins de retenue des eaux pluviales. Il contribuera également à la création de points de collecte et de stations de transfert des déchets solides, à l’achat d’équipements de transport des déchets pour les municipalités et au financement d’une étude pour un système d’alerte rapide aux inondations, d’études sur les sites en proie à l’érosion côtière et de plans de préparation aux situations d’urgence.

 

Le Bénin est un pays côtier de 10 millions d’habitants. Et environ 70 % de sa population active travaille dans l’agriculture. Les inondations ont détruit 128 000 hectares de cultures et de terres agricoles, et on estime que 12 000 tonnes de réserves alimentaires ont été perdues en raison de la destruction des installations de stockage. La perte de ces actifs essentiels a comprimé le revenu de la population et entraîné une pénurie de produits agricoles qui a fait monter les prix.

« L’intensification des activités visant à accroître la portée géographique et le nombre de personnes qui bénéficieront de la remise en état de l’infrastructure des bassins versants renforcera la résilience des habitants et de l’environnement face au changement climatique », a affirmé Africa Eshogba Olojoba, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale.

L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, accorde des dons et des crédits sans intérêts aux pays les plus pauvres afin de les aider à mettre en œuvre des programmes qui stimulent la croissance économique, réduisent la pauvreté et améliorent les conditions de vie des populations. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 77 pays les plus déshérités du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA bénéficient concrètement à 2,8 milliards de personnes, vivant pour la plupart avec moins de deux dollars par jour. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 112 pays. Le volume annuel de ses engagements a représenté en moyenne 18 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.


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