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Droits Humains / Niger : le pouvoir multiplie les arrestations de journalistes, opposants et membres de société civile


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Depuis le 25 janvier 2014, au total, neuf journalistes, un opposant politique, un membre d’une Ong de défense des droits de l’Homme et un dirigeant syndical ont été arrêtés et relâchés au Niger.

PH: DR - Issoufou Mahamadou, président de la République du Niger.

PH: DR – Issoufou Mahamadou, président de la République du Niger.

Les dernières arrestations sont celles des journalistes de la radio Anfani. La chaîne privée a annoncé la libération, jeudi 13 février 2014, de ses trois employés. Abdoul Razak Idrissa, Moussa Hassane, Haoua Maigari et le syndicaliste Ismaël Salifou avaient été arrêtés la veille et détenus dans les locaux de la police judiciaire du Niger.

Tous quatre étaient accusés de « propos outrageants envers le chef de l’Etat ». Les faits remontent à une interview du syndicaliste, diffusée le 22 janvier dernier, sur les ondes de la radio Anfani. L’entretien portait sur le bras de fer entre un syndicat d’enseignants et un responsable de l’éducation à Zinder, au sujet de la mutation d’un enseignant.

Au cours de l’interview, le responsable syndical, Ismaël Salifou, a expliqué que cette affectation a un caractère ethnique. Il a alors déclaré : « Si l’on prolonge ce raisonnement, le président Issoufou doit lui aussi quitter Niamey et regagner son village natal ». Le procureur n’a retenu aucune charge contre les journalistes, maisIsmaël Salifou est contraint de revenir au parquet.

« Nous sommes maintenant convaincus que le pouvoir veut museler la presse au Niger », a déclaré Gabriel Baglo, directeur pour l’Afrique de la Fédération internationale des journalistes (Fij). « Arrêter neuf journalistes en moins d’un mois est une véritable entreprise de destruction de la liberté de la presse que tous les citoyens du Niger ont conquise de haute lutte! », a-t-il ajouté. En effet, les délits de presse sont dépénalisés au Niger depuis l’an 2000.

En janvier dernier, le ministre de la Justice, Marou Amadou, avait annoncé des poursuites contre les infractions posées par les journalistes.  (Agence Ecofin)


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