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Bénin / Justice / Parce qu’il a tenté de quitter le pays : Yayi porte plainte contre le juge Houssou


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Le président de la République a porté plainte contre le juge Angelo Houssou auprès de la Cour suprême. Ladite plainte est relative à une tentative de sortie du territoire national du magistrat.

Ph: Dr - Le juge Angelo Houssou

Ph: Dr – Le juge Angelo Houssou

Le juge Angelo Houssou devra répondre de sa tentative de quitter le territoire national le vendredi 17 mai 2013 par la frontière bénino-nigériane. Le Chef de l’Etat, il y a quelques jours, a déposé une plainte contre lui auprès de la Cour suprême. Il lui est reproché d’avoir tenté de quitter le territoire national sans en avoir, au préalable, informé ses supérieurs hiérarchiques. Il reviendra donc au juge et à ses avocats d’aller défendre l’accusé. A commencer par voir si cela constitue ou non une infraction.

Mais selon des praticiens du droit, aucune loi n’oblige un juge à informer ses supérieurs hiérarchiques avant de traverser les frontières nationales. Convaincus de cela, des voix s’élèvent déjà pour dénoncer un certain acharnement contre le juge Angelo Houssou. Et le lien est vite fait sur les ordonnances de non-lieu général qu’il a rendus dans les affaires supposée «tentative d’empoisonnement du chef de l’Etat» et présumée «tentative d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat».

Des ordonnances de non-lieu d’ailleurs confirmées par la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Cotonou saisie par l’Etat béninois. C’est justement après avoir transmis, le vendredi 17 mai 2013, les «avis d’ordonnance rendue» au greffe du tribunal de première instance de 1ère classe de Cotonou que le juge du 6è cabinet dudit tribunal a tenté de quitter le territoire national. Pour le juge, c’était pour aller passer le week-end au Nigéria. Mais il a été arrêté à la frontière bénino-nigériane par les forces de l’ordre béninoises.

Et depuis, il est devenu le dindon de la farce dans ces deux affaires. Le juge a été assigné à résidence surveillée. Pour le pouvoir en place, il était nécessaire d’assurer sa protection après qu’il a pris ces deux décisions de haute portée. Il était filé dans ses déplacements. Le gouvernement a dit assurer sa sécurité pour ne pas avoir à porter la responsabilité d’une éventuelle agression sur sa personne. Seulement, pour les autres, c’était une manière d’intimider le magistrat pour avoir pris des ordonnances non favorables à Boni Yayi qualifié de victime supposée dans ces deux affaires. Il revient à présent au juge Angelo Houssou d’aller se défendre contre la plainte de Boni Yayi. (La presse du jour)


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