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Afrique : La croissance de l’Afrique subsaharienne atteindra 5,3% en 2014, selon la Banque mondiale


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Ph: Dr - Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique

Ph: Dr – Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique

La Banque mondiale a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne en 2014.  Selon les prévisions du rapport Africa’s Pulse publié par l’institution le 6 octobre, la croissance en Afrique subsaharienne s’établira à 4,9% en 2013. Elle atteindra  à 5,3% en 2014, soit 0,2 point de plus que ce qui avait été prévu dans le précédent rapport Africa’s Pulse, publié en avril.

Près d’un tiers des pays de la région afficheront une croissance de 6%. «Comme durant les dernières années, un certain nombre de pays africains continueront d’être parmi les plus dynamiques au monde», a déclaré la Banque mondiale dans son  rapport, citant notamment l’Éthiopie, le Mozambique, le Niger, la Sierra Leone et le Rwanda. L’Afrique du Sud restera, en revanche, à la traîne par rapport aux autres pays subsahariens en raison de «la faible croissance de ses principaux partenaires commerciaux, des conflits sociaux dans le secteur minier, de la lourdeur des procédures administratives et du manque de certaines infrastructures».

Selon la Banque mondiale, la demande intérieure continuera d’être le principal moteur de la croissance  en Afrique subsaharienne en 2013 et en 2014 «grâce à la forte croissance de l’investissement productif et à la consommation des ménages».

Le rapport a cependant mis en garde contre les risques de ralentissement, dûs à l’impact de l’augmentation des taux d’intérêt qui pourrait avoir lieu dans les pays développés et à une diminution potentielle des prix des matières premières. «La forte dépendance  envers une seule ou un nombre limité de matières premières rend les pays d’Afrique riches en ressources vulnérables aux importantes fluctuations du prix de ces matières premières»,  souligne Punam Chuhan-Pole, co-auteur d’Africa’s Pulse et économiste principale pour la région Afrique  à la Banque mondiale.

La Banque mondiale s’inquiète, par ailleurs, de  la persistance d’un taux élevé de pauvreté  en Afrique subsaharienne en  dépit de la forte croissance qu’a enregistré la région durant les dix dernières années.  «L’Afrique a connu cette dernière décennie une croissance plus importante que la plupart des autres régions, mais l’impact de cette croissance sur la pauvreté est bien moindre que ce que nous aurions souhaité», a déclaré Francisco Ferreira, économiste en chef par intérim pour la région Afrique de la Banque mondiale.

Actuellement, près d’un Africain sur deux vit dans la pauvreté extrême. Ce taux devrait baisser pour se situer entre 16% et 30% d’ici  2030. Le rapport souligne, toutefois,  que d’ici  2030, la majorité des pauvres du monde vivront en Afrique.

«Si soutenir la croissance sur le long terme permettrait de réduire de manière significative la pauvreté, cet objectif ne sera pas facile à atteindre étant donné les risques internes et externes auxquels les pays d’Afrique restent confrontés», souligne Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique.

M. Diop cite parmi ces risques la récurrence de désastres naturels tels que la sécheresse et les inondations, ainsi que la persistance de conflits comme ceux qui ont récemment affecté la République Centrafricaine et le Mali. (Agence Ecofin)


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