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LA CEDEAO ET LE HCR SE DONNENT LA MAIN POUR ERADIQUER L’APATRIDIE EN AFRIQUE DE L’OUEST

La Commissaire chargée des Affaires sociales et du Genre de la Commission de la CEDEAO, Dr Fatimata Dia Sow, a appelé le lundi 23 février 2015 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à l’éradication de l’apatridie au sein de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

Pour l’éradication de l’apatridie au sein de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO)

Pour l’éradication de l’apatridie au sein de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO)

Intervenant à l’ouverture de la réunion des experts en prélude à la conférence ministérielle sur l’apatridie au sein de l’espace communautaire prévue le mercredi 25 février 2015 toujours dans la capitale administrative ivoirienne, Dr Sow a déploré le nombre élevé de personnes confronté au problème de l’apatridie dans la sous-région ouest-africaine.

«Il s’agit de milliers de personnes en Afrique de l’Ouest qui sont touchés par le phénomène d’apatridie. Cela a un effet sur les droits de l’homme et la dignité de nos peuples et aussi sur la sécurité et la paix nationale et régional. Au moment où avoir le droit à une nationalité est un droit fondamental, le problème de l’apatridie reste une réalité dans notre région», a déclaré Dr Fatimata Dia Sow.

Pour la Commissaire chargée des Affaires sociales et du Genre de la Commission de la CEDEAO, la question de citoyenneté est d’une importance capitale car elle constitue, a-t-elle souligné, la base pour la participation politique.

Abondant dans le même sens, la rapporteure spéciale sur les Réfugiés, les Demandeurs d’asile, les Personnes déplacées et les Migrants en Afrique, Mme Sahli Fadel Maya, a laissé entendre que pour la Commission de l’Union africaine, il est dans l’intérêt général de l’Afrique que tous ses Etats reconnaissent, garantissent et facilitent le droit à une nationalité à toute personne sur le continent et veillent à ce que nul ne soit exposé à la situation d’apatridie.

«La nationalité est au cœur même de l’existence de l’homme et le socle de la jouissance de ses droits. Ainsi, la Commission de l’Union africaine est déterminée à trouver des solutions, ensemble avec ses partenaires, mais également avec tous les africains afin de rendre la dignité et l’humanité à ces hommes ; femmes et enfants qui peuvent être l’un de nous ou l’un des nôtres», a-t-elle dit.

Elle a invité les participants à réfléchir aux meilleures stratégies pour mettre un terme à l’apatridie, afin que les enfants africains en parlent au passé et non comme une menace permanente à la jouissance de leurs droits.

Pour sa part, le chef de l’Unité apatridie au Haut commissariat des Nations unies (HCR) à Genève, Mark Manly, a indiqué que l’apatridie a un impact dévastateur sur la vie des individus.

«Dépourvus de nationalité, les apatrides ne peuvent exercer nombre de droits humains fondamentaux ; souvent, ils ne peuvent obtenir aucun document d’identité ; ils peuvent être détenus simplement car ils ne sont détenteurs d’aucune preuve de nationalité. Ils peuvent se voir refuser l’accès à des services éducatifs et de santé. Trouver un emploi leur est souvent impossible. Vulnérables à l’exploitation et aux abus, ils ont des besoins non satisfaits en matière de protection et de justice car ils sont invisibles par rapport à la loi», a-t-il expliqué.

En procédant à l’ouverture de la rencontre, le ministre ivoirien de la Justice, des Droits de l’homme et des Libertés publiques, Gnénéma Mamadou Coulibaly, a déploré le fait que des millions de personnes demeurent sans nationalité en Afrique de l’Ouest malgré l’existence d’instruments juridiques internationaux.

« La dénégation du droit à la nationalité est un véritable drame. Il s’agit d’un fléau dont les conséquences dans la société sont néfastes. L’apatridie est un facteur d’instabilité sociale. Elle est à l’origine de la plupart des conflits qui secouent notre continent. Mettons la Côte d’Ivoire à l’abri de ce fléau, et conjuguons nos efforts pour mener le combat au sein de la CEDEAO», a fait remarquer M. Coulibaly.

Le HCR estime à au moins 750 000 le nombre d’apatrides ou à risque d’apatridie en Afrique de l’Ouest.

La Conférence ministérielle régionale sur l’apatridie conjointement organisée par le HCR et la CEDEAO est de promouvoir une stratégie régionale pour toute l’Afrique de l’Ouest afin d’identifier les personnes apatrides et d’établir des mesures pour prévenir et réduire l’apatridie, dans le cadre de la campagne mondiale du HCR pour éliminer l’apatridie d’ici à 2024. (ECOWAS)

— Toutestgrace

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