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Lancement de la campagne mondiale pour et en faveur des Défenseurs des Droits Humains : Un coup d’arrêt sur la vague des attaques

Amnesty International Bénin  a lancé ce mardi 16 Mai 2017, une nouvelle campagne mondiale intitulée : « Osons le courage » au Chant d’Oiseau de Cotonou. Depuis 2014 à ce jour, au moins 87 Défenseurs des Droits humains (DDH) et 48 journalistes ont été arbitrairement arrêtés en Afrique de l’Ouest selon le rapport d’Amnesty International. Mettre un coup d’arrêt à cette vague d’attaques dont sont victimes les hommes et les femmes qui défendent les droits humains, c’est l’objectif de cette campagne mondiale qui durera jusqu’en 2019.

Ph/DR-: (De gauche à droite) : Messieurs, Martin Assogba de l’Ong ALCRER et Fidel Klikan, président de Amnesty International Bénin.

Ph/DR-: (De gauche à droite) : Messieurs, Martin Assogba de l’Ong ALCRER et Fidel Klikan, président de Amnesty International Bénin.

Selon le dernier rapport d’Amnesty International (A.I.), les attaques contre les Défenseurs des Droits Humains (DDH) atteignent un niveau inquiétant. En Afrique de l’Ouest comme en Afrique centrale, les Etats tentent de saper le travail des défenseurs des droits humains de plusieurs manières ; notamment à travers des arrestations, des homicides illégaux, de la surveillance et des sanctions administratives. « Tous les cinq jours, un manifestant est tué pendant un rassemblement. Au moins 87 défenseurs des droits humains et 48 journalistes ont été arrêtés arbitrairement en Afrique de l’Ouest depuis 2014 » souligne le rapport.

Le Bénin n’étant pas épargné à ces attaques, alerte le président de l’Amnesty international Bénin, M. Fidel Klikan ; «Les Défenseurs des droits humains, les journalistes et les manifestants sont victimes de persécutions, de manœuvres d’intimidation et de violences d’un niveau sans précédent ». Face à ces pratiques, Amnesty International demande l’arrêt des attaques contre celles et ceux qui ont le courage de combattre l’injustice.

A cet effet, le président de l’AI Bénin se demande pourquoi certaines lois qui devraient être votées à l’Assemblée nationale ne sont jusque-là implémentées par nos honorables : «Je me demande pourquoi l’article 25 qui devrait permettre au pouvoir public de sortir une loi pour encadrer et protéger les DDH, protéger la liberté d’expression, de manifestation et de réunion dans notre pays, pourquoi cette loi n’a jamais fait de préoccupation à l’Assemblée nationale ? »

Au-delà des limites de nos frontières, le rapport d’A.I note à travers le monde, que les Ong et la société sont fréquemment confrontés à une augmentation des actes de harcèlement, des campagnes de diffamation, des mauvais traitements et des placements en détentions illégaux et des manouvres d’intimidation (un arsenal d’outils de répression de plus en plus étendu ; des restrictions concernant l’utilisation de l’Internet et des réseaux sociaux , des radios et télévisions ; la diabolisation des DDH, des interdictions de manifestations ou des manifestations sous surveillance policière, des menaces et attaques physiques, etc.

En 2016, au moins 281 personnes qui luttaient en faveur des droits humains ont été tuées dans 22 pays à travers le monde. Il s’agit pour la plupart, des personnes prises pour cibles parce qu’elles osent se dresser contre l’injustice et défendre les droits humains. Certaines avaient tenu tête à des intérêts économiques bien établis, protégé l’environnement, défendu des minorités ou s’étaient opposées aux obstacles traditionnels empêchant des femmes et des personnes de jouir pleinement de leurs droits.

La campagne Osons le courage appelle alors les Etats à reconnaitre la légitimité des défenseurs des Droits humains (DDH) en respectant leur travail, en leur ménageant l’espace nécessaire à leurs activités et en les protégeant des menaces. « Il faut que les Etats prennent des mesures concrètes en ce sens, notamment qu’ils adoptent des lois fortement protectrices et qu’ils révisent ou abrogent les textes utilisés pour attaquer les DDH ».

Des recommandations à l’endroit des Etats

Amnesty International appelle les Etats à : reconnaître explicitement la légitimité des DDH et soutenir publiquement leur travail en saluant leur contribution à l’avancement des droits humains. (Il s’agit là, d’élaborer et mettre en œuvre des campagnes de sensibilisation du grand public au travail des DDH et veiller à ce qu’elles soient diffusées largement ) ; garantir un environnement sûr et favorable dans lequel les DDH soient réellement protégés et où il soit possible de défendre et de promouvoir les droits humains sans avoir à craindre de sanctions, de représailles ou d’intimidation et favorable dans lequel les DDH soient réellement protégés et où il soit possible de défendre et de promouvoir les droits humains sans avoir à craindre de sanctions, de représailles ou d’intimidation ; favoriser et soutenir les programmes destinés à garantir que les DDH disposent des compétences, des outils et de la formation nécessaires pour pouvoir réaliser leur travail dans de bonnes conditions et enfin favoriser les approches participatives afin que les DDH puissent communiquer entre eux, au sein de la collectivité dans laquelle ils travaillent et puissent accéder en toute sécurité aux instances de décision à l’échelle nationale, régionale et internationale.

Enfin, des témoignages sont apportés par quelques activistes pour corroborer l’effectivité de ces manœuvres d’intimidation au Bénin ; notamment ceux des Messieurs Fidel Klikan (président de Amnesty International Bénin (Menaces d’intimidation) ; Martin Assogba de l’Ong ALCRER (Tentative de meurtre sur sa personne) et Julien Togbadja, président de la Ligue Béninoise des Droits de l’Homme, qui soutient la campagne.

Aline ASSANKPON

— Toutestgrace

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