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Terre des hommes & Médias / Renforcement des capacités sur l’approche mobilité des Enfants : «Tout déplacement de mineurs n’est pas porteur de risque…»

« Comment les acteurs des médias peuvent-ils, en s’inspirant du principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, accompagner les pouvoirs publics et les organismes de protection de l’enfance à leur garantir un développement harmonieux et équilibré quelques soient leurs positions géographique? » C’est la problématique qui regroupe les acteurs des médias à l’atelier d’information et de renforcement de capacités organisé par Terre des Hommes, ce jeudi 10 septembre 2015 à l’Hôtel Bénin Horizon de Cotonou.

Présidium à l'ouverture des travaux (de gche à droite) Asmodel Bankolé Coordonnateur de Zone Tdh, Bruno Gbëhinto, Directeur adjoint de la famille, de l'Enfance et de l'Adolescence et Dr Ligan D. Charles,  point focal Mobilité

Présidium à l’ouverture des travaux (de gche à droite) Asmodel Bankolé Coordonnateur de Zone Tdh, Bruno Gbëhinto, Directeur adjoint de la famille, de l’Enfance et de l’Adolescence et Dr Ligan D. Charles, point focal Mobilité

Le concept de la protection des enfants a pendant longtemps traité les questions touchant les droits de l’enfant. Des enfants sujets au trafic, à la maltraitance, à la mendicité, enrôlés dans des conflits armés, astreints à des travaux forcés ou même tués dans des situations non élucidées. Si la Convention des Nations Unies relatives aux Droits de l’enfant estime que « l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale », le nouveau paradigme issu de cette assertion prône plutôt la migration de l’enfant pour sa survie et sa réussite ; d’où le concept de Mobilité.

 

« Un petit sondage dans nos communautés, nous permettrait de nous rendre compte que parmi les personnalités que nous prenons en exemple aujourd’hui, figurent d’anciens enfants migrants» a indiqué Dr Ligan D. Charles, Journaliste, Point Focal Mobilité des enfants pour illustrer le concept de mobilité.

 

En réalité, il s’agit «de porter un regard nouveau sur les migrations de mineurs non accompagnés ; non pas en nous limitant aux risques ou aux dangers qu’ils courent mais d’analyser désormais de manière objective et professionnelle les opportunités de réussite pour eux-mêmes et pourquoi pas pour leurs communautés d’origine » a souligné Dr Ligan.

 

Voies et moyens pour faire passer les messages clés

Quelle méthode de communication adoptée pour faire comprendre au-delà des pouvoirs publics, les populations que «Tout déplacement de mineurs n’est pas porteur de risque» ? En rebondissant sur cette préoccupation, M. Bruno Gbehinto, Directeur Adjoint de la Famille de l’Enfance et de l’Adolescence estime que « de plus en plus d’enfants bougent dans notre sous région parce qu’ils sont sérieusement influencés par les mutations de notre temps, ils ont faim et sont ambitieux ».

«Désormais, l’enfant peut bouger mais que son déplacement soit sécurisé sur le trafic ; c’est-à-dire depuis le départ qu’on sache qu’il s’en va, sur la route que l’on puisse le reconnaître, le suivre, l’aider et que lorsqu’il  arrive à sa destination, toutes les structures spécialisées prennent soins de son séjour et l’accompagne » a-t-il expliqué.

Rappelant que Terre des hommes (Tdh) œuvre pour ce Projet Mobilité depuis 2013 à travers cinq pays de l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Mali, Guinée –Conakry et Togo), le Coordonnateur de zone Tdh, M. Asmodel Bankolé, représentant le Délégué revient sur les axes stratégiques du projet. Il s’agit du renforcement de capacité de tous les acteurs pour un plaidoyer au niveau de l’Etat afin de procéder à l’adaptation de nos textes et lois aux nouvelles réalités de la protection de l’enfant.

« A cet effet, les policiers et Assistants sociaux sont déjà formés, c’est le tour des Acteurs des médias pour porter loin, les messages clés de cette nouvelle approche. Il faut quelle rentre dans les pratiques et permette une certaine perception du phénomène » a souligné M. Bankolé.

Vue de quelques participants

Vue de quelques participants

L’harmonisation des textes, le défi à relever

Le défi à relever est que toutes les fois que ce déplacement porterait des risques (traite, maltraitance, trafic, d’utilisation abusive au travail) l’enfant puisse avoir recours à des instruments harmonisés entre nos pays. A cet effet, les pouvoirs publics doivent parler le même langage à l’enfant du Togo qui se retrouve au Bénin ou l’enfant du Bénin qui se retrouve au Nigeria, vice-versa.

L’objectif à terme de cette rencontre d’échanges, vise à amener les hommes des médias (journalistes de la presse écrite, en ligne, de l’audiovisuel et caricaturistes) à se familiariser et s’approprier du cadre de ce concept, Mobilité des enfants. Durant les deux jours de travaux, ces acteurs de médias – à travers diverses communications, échanges et travaux en atelier – ont pu dégager des stratégies de communications pour amener l’opinion publique à reconsidérer sa vision sur les déplacements des mineurs qui ne sont pas souvent porteurs de risques mais qui représentent plutôt une ouverture sur le monde extérieur.

Au sortir de ces séances d’échanges, les acteurs des médias sont désormais outillés  pour  influencer leurs productions journalistiques relatives aux questions de la protection des enfants en situation de mobilité et surtout pour  accompagner les actions menées par Tdh dans ce cadre au Bénin ou ailleurs sur le plan international.

Aline Assankpon

— Toutestgrace

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