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Politique : L’Allemagne va jouer des coudes avec les autres puissances mondiales sur le continent africain

L’Allemagne qui n’a pas été parmi les premières puissances économiques mondiales à miser sur le potentiel de l’Afrique, tente désormais de rattraper son retard en matière de coopération économique avec continent par rapport à la Chine, aux Etats Unis, à la France, et même à certains pays émergents comme l’Inde, le Brésil et la Corée du Sud. 

Angela Merkel

«Les entreprises allemandes commencent actuellement à lorgner l’Afrique et voient un grand potentiel dans les classes moyennes émergentes africains qui n’ont pas besoin d’une troisième Porsche mais de biens et de services comme le logement adapté aux besoins de l’Afrique», constate Saschsa Meyer, dirigeant du cabinet de consulting allemand African Development Solutions (Adesol).

Le géant industriel allemand Siemens estime, en effet, qu’un  «point de basculement» démographique devrait se produire en 2035 en Afrique, lorsque plus de la moitié de la population vivra dans les villes, ce qui se traduira par une explosion de la demande pour l’énergie, l’eau, le transport et les soins de santé. «La hausse de la consommation en Afrique va créer plus de demande pour les produits locaux, suscitant un cycle de renforcement de la croissance interne », avance le directeur financier de la filiale sud-africaine de Siemens Sabine Dall’Omo.

La chancelière allemande Angela Merkel avait déclaré, fin mars dernier, que son pays est en mesure être un «courtier honnête» des matières premières produites en Afrique, dans le but d’aider ce continent à mieux profiter de ses richesses. «Certains pays africains ont des matières premières. Nous voulons qu’eux aussi en profitent. L’Allemagne peut ici être un courtier honnête», a-t-elle déclaré dans son podcast hebdomadaire. La chancelière a également appelé l’Allemagne à repenser l’Afrique et à se dégager d’une vision trop tournée vers les besoins d’aide de certains pays du continent. «De nombreux pays africains ont du succès», a-t-elle souligné, invitant les entreprises allemandes à investir dans la région.

Signe de l’intérêt croissant qu’affiche première puissance économique européenne pour l’Afrique, Mme Merkel avait aussi encouragé les habitants du continent africain à apprendre l’allemand pour venir étudier dans la première économie européenne.

Le deuxième exportateur mondial a, cependant, un long chemin à parcourir.  Les échanges commerciaux germano-africains ont totalisé 60 milliards en 2013, un niveau bien inférieur à celui du commerce sino-africain qui a dépassé la barre de 200 milliards de dollars. Et sur les 9 milliards d’euros d’investissements allemands en Afrique, 8 milliards sont concentrés en Afrique du Sud, en Algérie et au Nigeria. (Agence Ecofin)

— Toutestgrace

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