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M. Mounirou Tchacondoh, Coordonnateur national du Projet EWOH2, représentant de la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) : « Nous avons la certitude que les choses iront dans la bonne décision et que les femmes vont revendiquer leurs droits »

Ph:DR: M. Mounirou Tchacondoh, Coordonnateur national du Projet, « Un seul monde sans faim » EWOH2

Ph:DR: M. Mounirou Tchacondoh, Coordonnateur national du Projet, « Un seul monde sans faim » EWOH2

Sawlakpa, village de la Commune de Djidja était la dernière étape d’une campagne de sensibilisation dans le département du Zou à travers un théâtre Fora sur le dialogue communautaire entre femmes et hommes ; autorités locales et chefs traditionnels et religieux pour trouver une solution durable à la problématique de la pauvreté en milieu rural. Approché, M. Tchacondoh livre ici ses impressions.

Propos recueillis par : Aline ASSANKPON)

L-integration.com : Monsieur le Coordonnateur, pourquoi un théâtre fora de discussion  communautaire dans le département du Zou.

M. Mounirou Tchacondoh : Nous avons initié ce théâtre fora de discussion communautaire sur une problématique très vieille et très importante : le droit d’accès des femmes à la terre en milieu rural. La femme contribue aux ressources du ménage, de la famille, du village et de la commune.

Un dialogue communautaire, il s’agit de discuter entre hommes et femmes ; entre chefs traditionnels, religieux et autorités locales pour trouver ensemble la solution durable à la pauvreté. Nous savons que la femme joue un rôle très important dans la production agricole, du semis à la transformation des produits agricoles en passant par le sarclage et la moisson. Notre objectif, c’est de faire en sorte que la femme soit placée au cœur de développement ; pour que le Bénin puisse régler les problèmes sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Le dialogue passe bien quand il s’agit des acteurs locaux qui, à travers des théâtres font passer le message. La Konrad Adenauer a voulu passer par ce canal pour faire passer son message sur la problématique qui existe, qui persiste et ne favorise pas l’accès de la femme à la terre. Donc, nous avons voulu rassembler les acteurs, (chefs coutumiers, femmes elles-mêmes, autorités locales et hommes) pour discuter cette problématique et ensemble trouver des solutions locales et durables.

Et donc, nous sommes déjà contents du premier résultat puisque ces différents acteurs ont pu débattu de la question, ils sont conscients de la réalité et nous avons le sentiment que le message est passé. Parce qu’à certains endroits,  nous avons constaté que l’information n’était pas accessible avec cette campagne de sensibilisation. A travers les théâtres fora, nous avons pu constater le dialogue est amorcé, les uns et les autres ont compris les erreurs du passé et les femmes aussi ont pris conscience de leur droit qui sont ignorés. Désormais, nous avons la certitude que les choses iront dans la bonne décision et que les femmes vont revendiquer leurs droits.

A cette dernière étape de la campagne de sensibilisation, avez-vous le sentiment que vos objectifs sont atteints ?

Oui, mes objectifs sont atteints. A travers le dialogue qui est initié, nous avons compris que le problème n’est plus tabou. Les femmes, elles-mêmes commencent par parler. Le fait de rompre le silence devant tous ces parterres (notables, chefs traditionnels et religieux et autorités locales), c’est déjà un pas en avant ; c’est une prise de conscience ; ce qui veut dire que nous allons dans la bonne direction.

En réponse aux préoccupations des élus locaux, vous avez investi cette fois-ci les villages pour toucher directement les populations rurales.

C’est vrai, beaucoup de nos campagnes ont ciblé les autorités locales, parce que nous avons estimé qu’il faut travailler d’abord avec ces acteurs. Il faudrait que les autorités locales qui doivent mettre en application les réformes engagées par le Gouvernement, eux-mêmes comprennent la chose. Voilà pourquoi dans un premier temps, nous avons pris du temps pour travailler dans les chefs d’arrondissement, les communes pour que les élus locaux puissent comprendre la problématique, qu’ils soient convaincus avant de descendre à la base.

Cette fois-ci nous avons décidé de faire un pas vers les concernés, les villageois qui vivent de la terre. Donc à part les séances que nous avons eues avec les femmes, nous avons pensé qu’il serait aussi mieux de rassembler toutes ces catégories d’acteurs  pour qu’ensemble, ils puissent débattre pour trouver des solutions durables.

 

— Toutestgrace

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