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M. Mounirou Mohamed Tchacondoh, Coordonnateur national du Projet EWOH2 au Bénin : « Faciliter l’obtention des titres de présomption pour les femmes en milieu rural, c’est un pas géant pour le Bénin…»

Ph/ DR-: Le Coordonnateur national du Projet EWOH2 au Bénin, M. Mounirou Mohamed Tchacondoh

Ph/ DR-: Le Coordonnateur national du Projet EWOH2 au Bénin, M. Mounirou Mohamed Tchacondoh

L-intégration.com : A l’issue de cette conférence de Ouagadougou, que peut-on retenir comme recommandations ?

M. Mounirou Tchacondoh : Comme recommandation de la conférence, on retient qu’il y a encore du travail à faire pour plus d’accès des femmes à la terre. Les deux jours de rencontre de Ouagadougou ont permis non seulement d’apprécier les efforts fournis au niveau pays mais aussi de partager l’expérience des autres pays pour voir ce qu’on peut faire davantage à l’avenir.

En termes de recommandation, le travail doit se poursuivre en synergie au niveau national et sous-régional pour voir comment amener progressivement les autorités en charge de la réforme foncière à mieux faire et faciliter l’accès des femmes à la terre, notamment la sécurisation des possessions.

Les participants ont souhaité la mise en réseau des acteurs pour pouvoir s’inspirer et profiter des expériences des uns et des autres, surtout que le Bénin est relativement en avance sur certains pays.

Cela me fait honneur et ça veut dire que le travail que nous abattons sur le terrain commence par donner leurs fruits. J’étais venu au Bénin en 2016, la réforme s’était engagée et je peux dire que la contribution du Projet EWOH2 a permis aux autorités au niveau national de faire des réformes importantes qui ont pris en compte la préoccupation de la femme notamment avec les réformes concernant les attestations de détention coutumière (ADC) qui vont désormais permettre aux femmes d’avoir accès facilement au titre de présomption qui sécurise davantage leur terre. C’est déjà un pas en avant, un pas géant pour le Bénin ; nous en sommes tellement contents et fiers.

Et la prestation des autorités en charge de la réforme foncière au niveau du Bénin a permis aux participants de comprendre que le pays a fait un pas géant que les autres devraient aussi s’en inspirer pour que les femmes au niveau de la sous-région, puissent avoir facilement accès à la terre et avoir des possessions sécurisées.

Le réseautage, dans l’optique de mon travail une plate-forme est déjà en place ; nous allons garder les contacts. Il y aura certainement d’autres éditions dans deux ans, dans l’un des pays de nos interventions pour évaluer le travail fait et voir si les recommandations qui ont été formulées à la présente rencontre sont prises en compte.

Nous partons de Ouagadougou très satisfaits des échanges qui ont été faits. Nous sommes conscients que ce n’est pas facile aux femmes d’obtenir des titres fonciers, mais nous allons travailler d’avantage pour qu’elles puissent avoir des actes qui sécurisent un peu leurs possessions pour qu’elles n’en soient un jour déposséder. Nous souhaitons également la réduction des coûts des formalités administratives  au Bénin pour davantage faciliter l’accès des terres aux femmes. Le travail doit se poursuivre, la sensibilisation doit être permanente pour que tout le monde soit touché. Voilà notre combat.

C’est donc une veille permanente !

C’est une veille permanente, c’est un travail de longue haleine et c’est déjà une satisfaction pour nous autres coordonnateurs de ce programme-là, car beaucoup de choses sont en train d’être bougées. Et au niveau des différents pays, cela pourra faire des taches d’huile.

— Toutestgrace

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