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OMC/ 9ème Examen global de l’Aide pour le Commerce – 2024 : Aller plus loin en renforcant le soutien pour une prospérité partagée


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PH:DR: Dr Ngozi OKONJO-IWEALA, Directrice générale de l’OMC

« Intégrer le commerce dans les stratégies de développement », c’est le thème de la 9ème Session d’Examen global de l’Aide pour le commerce 2024, dont l’ouverture officielle est actée ce mercredi 26 juin par Dr Ngozi Okonjo-Iweala, Directrice générale de l’ OMC (Organisation mondiale du Commerce) et M. Mathias Cormann, Secrétaire général de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique). Trois jours durant, une soixantaine de panels, de haut niveau, vont examiner les 687 milliards d’USD d’investissements mobilisés dans le cadre de l’Initiative de l’Aide pour le commerce et d’examiner les priorités des pays en développement en matière de commerce et de développement, entre autres : la sécurité alimentaire, la connectivité numérique et la transition inclusive vers une économie plus verte. 

Aline ASSANKPON

La 9ème Session de l’Examen global de l’Aide pour le Commerce, 2024 est actée par une ouverture officielle qui a pris l’allure d’une séance plénière modérée par la journaliste de France 24, Jorga Calvin-Smith.

Axé sur un thème révélateur, « Intégrer le commerce dans les stratégies de développement » l’Examen global de l’Aide pour le Commerce, édition 2024 se fixe des objectifs d’examiner les 687 milliards d’USD d’investissements mobilisés dans le cadre de l’Initiative de l’Aide pour le commerce depuis sa création en 2006.

Spécifiquement, cette session se donne les moyens d’examiner tous les aspects du système commercial et de développement à travers une soixantaine de panels de haut niveau. Il s’agit de l’importance de l’Initiative de l’Aide pour le commerce, ses progrès dans les économies en développement et les économies les moins développées (PMA) en les aidant à participer pleinement au commerce mondial. Et prendre les mesures nécessaries pour stimuler la croissance économique au niveau pays, afin d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) et de renforcer la résilience face aux chocs futurs.

PH:DR, la Directrice générale de l’OMC lors de l’ouverture des travaux

A ce propos, la Directrice générale de l’OMC, Dr Ngozi Okonjo-Iweala, dans son allocutions d’ouverture appelle les décideurs à utiliser l’Aide pour le commerce pour permettre aux pays d’être plus connectés et d’investir dans une infrastructure numérique pour réduire la fracture numérique en permettant également aux femmes, aux jeunes de trouver leur place dans le commerce numérique surtout celui des services.

Parlant des politiques qui existent pour soutenir des commerces vertes et le développement des techonologies vertes, la Directrice appelle à faire en sorte que le politique pour le développement vert, facilite le développement et permette d’investir dans l’environnement.

« Toutes ces mesures ouvrent de nouvelles opportunités et soutiennent la décentralisation et permettent aux pays en développement qui ont été en marge du commerce mondial, de tirer profit d’une remondialisation de l’OMC. Nous voulons que ça soit plus résilient et plus inclusif » a déclaré Dr Ngozi Okonjo-Iweala.

La création de nouvelles chaînes de valeur dans le domaine minier et le soutien à l’hydrogène vert qui est une autre source d’énergie durable apparaissent comme des domaines les plus prometteurs. « L’aide pour le commerce doit pouvoir offrir de nouvelles opportunités à venir ».

PH:DR: Mathias CORMANN, Secrétaire général de l’OCDE

Pour sa part, le Secrétaire général de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique), Mathias Cormann, le rapport phare réalisée sur l’Aide pour le Commerce est une initiative conjointe de l’OCDE et de l’OMC pour tirer les résultats réalisés sur le travail fait dans le domaine de l’Aide au développement aux pays en développement et aux pays les moins avancés (Pma), afin de réduire la pauvreté.« Mais il reste encore énormément à faire. Il nous faut travailler pour s’assurer que tout le monde sur la planète, profite de l’expansion du commerce international qui participe au développement des pays » se convint-il.

« L’aide au développement a mis l’accent sur le développement du commerce et permettra aux pays en développement de saisir les grandes opportunités couvertes par l’investissement. En termes d’investissement, cela atteint 21 millions de dollars US, soit une augmentation de 13 % par rapport à l’année précédente ».

« Le rapport montre également comment ces flux financiers sont renforcés. Ce qui est important pour l’avenir, c’est de garder l’accent sur le développement des infrastructures ; il y a une augmentation des infrastructures entre 2000 et 2022, soit 30 % et on atteint 21 à 27 millions de dollars US ».

Les outils de l’OCDE doivent permettre de renforcer l’investissement privé en direction du commerce. « Nous voulons promouvoir les bonnes pratiques et demandons aux récipiendaires de garantir leur développement par le biais des projets. Nos lignes directrices par le financement nous ont permis de diriger les finances vers les marchés de capitaux en renforçant les mécanismes d’évaluation. Et cette année, nous allons lancer de nouvelles plateformes d’investissement en Afrique avec la Commission économique pour les Nations Unies pour l’Afrique (CEA), ce qui permettra de donner aux investisseurs privés de plus grandes informations sur les opportunités d’investissement en Afrique et pour lever tous ces malentendus sur le risque dans le continent » se projette le SG de l’OCDE.

La facilitation au commerce est essentielle pour améliorer l’efficacité économique et commerciale dans les pays. De l’avis de M. Cormann, 86% des pays récipiendaires ont reconnu qu’il y avait une amélioration apportée par la facilitation du commerce. Le guichet unique dans ces pays a montré qu’il y a une amélioration voire une augmentation de l’efficacité du commerce.

«Pour l’avenir, les outils numériques peuvent aussi aider les pays à améliorer le commerce par la facilitation des procédures douanière, en aidant les entreprises dans l’importation et l’exportation et en facilitant la mise en place de la règlementation commerciale ».

Premier coopérant de l’OMC depuis la signature de l’Initiative de l’Aide pour le commerce en 2006, l’Aide au développement de l’OCDE aide les décideurs politiques à identifier leurs priorités pour mener les réformes les plus adéquates pour renforcer le développement international, « ce qui est fait et suivi par les indicateurs du commerce international de l’OCDE ».

« L’Aide au développement doit aller à la facilitation de l’accès aux outils de développement et le rapport qui a été réalisé montre qu’il est nécessaire d’aller plus loin par rapport à ce qui a été déjà fait : nous allons travailler à renforcer le soutien à l’investissement au développement pour que le commerce puisse participer au développement et à une prospérité partagée ».

PH:DR: La Commissaire de l’Union Européenne, Jutta Urpilanen

Lors de cette séance plénière d’ouverture, le ministre des Affaires étrangères de la Barbade, Kerrie D.

PH:DR: Le ministre des Affaires étrangères de la Barbade, Kerrie D. Symmonds

Symmonds tout comme la Commissaire de l’Union Européenne, Jutta Urpilanen (par visioconférence), ont tour à tour montré l’importance et faire l’historique de l’Initiative sur l’Aide pour le commerce dont la signature est intervenue à Hong-Kong en 2006 lors de la Conférence ministérielle de l’OMC. « Jeune ministre, à cette époque-là, nous poursuivons trois objectifs : l’inclusivité (nous voulions que les pays en développement et les pays les moins avancés (PMA) soient intégrés au système du commerce mondial); la diminution des coûts pour que les pma puissent participer pleinement et l’assurance d’une augmentation de la capacité de l’offre » a rappelé Kerrie D. Symmonds.

De 2006 à 2024, des appuis en matière de renforcement de capacités sont accrus à travers le monde et il reste toujours pertinent. « Des succès ont été remportés avec les mesures qui ont été prises au niveau politique afin de réduire le fossé. Je voudrais parler au nom des pma, en 2006, on était parti du principe que la courbe du développement continuera d’aller vers le haut et à un moment, il y a une dimunition des demandes relatives à l’aide pour le commerce en matière de renforcement de capacités surtout avec les chocs mondiaux qui apparaissent avec les défis environnementaux ».

Face à ces nouveaux défis, les dirigeants mondiaux présents à cette session d’Examen global de l’Aide pour le commerce, doivent avoir de conversations très sérieuses ; se pencher sur les 18 années d’existence de l’Initiative Aide pour le commerce, qui a permis depuis 2006 de débloquer 648 milliards de dollars US d’investissement pour aider les pays en développement à participer plus pleinement au commerce mondial. Ils feront le point sur le progrès accomplis jusqu’à présent, partageront les enseignements tirés et mettront en lumière les efforts actuellement déployés en matière d’Aide pour le commerce ; traiter les fondamentaux et aller en détail et apprécier dans quel contexte le commerce peut être un levier de développement.

Les discussions seront axées sur la manière dont la communauté internatioanle peut aider les pays à plus faible revenu à tirer parti d’autres possibilités commerciales, de manière à contribuer à leur développement durable et à un avenir meilleur pour tous

Le Secrétariat de l’OMC et l’OCDE lanceront également au cours de cette séance leur rapport phare « Panorama de l’Aide pour le commerce ». Ceci permettra d’examiner plus avant les priorités des pays en développement en matière de commerce et de développement et de suivre les volumes et les incidences – du financement au titre de l’Aide pour le Commerce reçu par ces pays des partenaires commerciaux. «Par rapport à l’étude faite sur la facilitation du commerce, les efforts fournis dans le commerce continuent d’être pertinents et augurent de bonnes opportunités » rassure la DG/OMC.


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