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CoM2023 : La ZLECAf pourrait combler le fossé de la pauvreté et favoriser la reprise et la transformation en Afrique


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Ph:DR: Création du Fonds d’ajustement de la ZLECAf au Rwanda, une étape importante du processus visant à faire de la ZLECAf une affaire de gagnants

(Création du Fonds d’ajustement de la ZLECAf au Rwanda)

De l’avis du Secrétaire exécutif par intérim de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), pour renforcer la préparation aux chocs futurs, il est impératif de tracer une voie de développement structurel équitable et sensible aux besoins des populations, avec une industrialisation durable. Selon lui, l’Accord sur la Zone de Libre-échange Continentale africaine (ZLECAf) pourrait jouer un rôle de catalyseur dans ce secteur. «Nous devons veiller à ce que la ZLECAf soit mise à profit pour combler le fossé des inégalités et de la vulnérabilité tout en favorisant la reprise et la transformation en Afrique ».

Aline ASSANKPON

«Ne laisser personne de côté ne devrait pas être un choix pour nous ; surtout pas quand on nous présente des opportunités innovantes pour inverser notre trajectoire actuelle. Cependant, le succès dépend de faire des affaires inhabituelles. Les crises permanentes en cours appellent des approches intentionnellement audacieuses et perturbatrices. Nous devons aussi faire preuve de précision dans nos interventions» a déclaré Antonio Pedro.

À cette fin, il préconise un investissement accru dans la génération d’études de diagnostic de croissance détaillées pour déterminer la proposition de valeur nationale et les avantages comparatifs de nos pays. «Ce qui soutiendra leur spécialisation et leur intégration dans les chaînes de valeur régionales » dit-il.

A ce propos, pour avoir le plus grand impact, Antonio Pedro ébauche quelques pistes de solutions  : Tirer parti des évaluations des lacunes en matière de compétences pour mieux aligner l’offre et la demande entre nos systèmes éducatifs et les besoins de la société et du marché ;  Utiliser des modèles d’aide à la décision commerciale pour déterminer où se trouvent nos meilleures destinations d’exportation et Utiliser l’analyse des points chauds activée par SIG des opportunités économiques pour mieux comprendre où nos actions politiques et nos investissements, y compris dans les infrastructures.

 « Nous avons besoin d’une boîte à outils intégrée, cohérente et aussi complète que possible pour soutenir la transformation structurelle de l’Afrique, un écosystème favorable au changement transformationnel. Cela doit être intergénérationnel. Nous devons contrôler le récit de notre trajectoire vers le développement durable ».

«En faisant tout cela, nous ne pouvons pas ignorer les défis de financement auxquels nous sommes confrontés. Pour cela, nous devrons accélérer le développement de nos marchés financiers nationaux et régionaux afin de lever les revenus nécessaires au développement » ajoute M. Pedro.

A l’endroit des ministres des Finances, de la Planification et du Développement économique, il reconnait que leur travail n’est pas facile et que l’équilibre entre des besoins concurrents sera toujours un défi. « Cependant, nous avons un certain nombre d’opportunités de transformation qui, avec la bonne échelle et la bonne vitesse, nous donneront une chance de remettre la mise en œuvre des ODD et de l’Agenda 2063 sur les rails » conseille-t-il.

Le Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur l’industrialisation durable et la diversification économique en est une bonne illustration dit-il. Le Sommet a mis l’accent sur la nécessité impérieuse du développement industriel en vue de la diversification économique, de la création de valeur ajoutée et de la transformation structurelle comme source essentielle de croissance économique soutenue.

Création du Fonds d’ajustement de la ZLECAf au Rwanda

En rappelant l’adoption des protocoles relatifs à l’investissement, à la concurrence et à la propriété intellectuelle par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine à sa dernière session, M. Pedro, va mette l’accent sur la création très prochaine du Fonds d’ajustement de la ZLECAf au Rwanda. Cela constituera une étape importante du processus visant à faire de la ZLECAf une affaire de gagnants.

« À la CEA, nous investissons dans l’adaptation de l’institution à ses objectifs en promouvant une meilleure intégration horizontale des cycles d’activités de la Commission selon trois axes, à savoir : améliorer les fondamentaux macroéconomiques et accroître le financement durable ; promouvoir le commerce, l’industrialisation durable et la diversification économique ; et, enfin, favoriser l’action climatique et la transition et les transformations énergétiques ».

Le Secrétaire Exécutif, pour conclure a rappelé que la CEA travaille aussi au sein du Système de développement des Nations Unies au niveau régional afin d’approfondir l’intégration horizontale et verticale des quelques 26 Organismes, Fonds et Programmes opérant sur le Continent. La CEA collabore avec les équipes de pays des Nations Unies. « Nous pensons qu’une cohérence politique, une cohésion institutionnelle et une coordination plus fortes aux niveaux continental, sous-régional et national sont essentielles pour promouvoir un changement transformateur en Afrique » a-t-il déclaré pour conclure.


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