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Santé / Pour un Bénin sans paludisme : Les acteurs des médias s’engagent


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Ph/DR: Le présidium à l’ouverture de l’atelier (de gauche à droite) Mme Juliette Mitonhoun, présidente de la plateforme media santé, Franz Okey, Coordonnateur de Speak Up Africa et Alain Tossounon, président du Ramec

Comment venir à bout du paludisme au Bénin ? C’est la question que se posent les acteurs de lutte contre cette maladie environnementale et comportementale notamment, le Réseau des acteurs des médias pour l’eau, l’environnement et le climat (Ramec). C’est donc dans le souci de redynamiser le réseau pour plus d’efficacité et trouver des solutions appropriées au paludisme que le Ramec, présidé par Alain Tossounon, a co-organisé avec la plateforme média et santé, un atelier national d’engagement des acteurs des médias dans la lutte contre ce fléau.

Par Eléonore EZIN

Appuyé techniquement et financièrement par Speak Up Africa; une organisation régionale travaillant sur les questions de plaidoyer au niveau de l’Afrique, l’atelier a eu lieu le 29 juillet 2022 au chant d’oiseau à Cotonou en présence de quelques responsables du programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).

Par la signature d’une fiche de la campagne  » Zéro palu! Je m’engage, la quarantaine d’acteurs des médias venus d’horizons divers se sont engagés, à apporter leur contribution dans la lutte contre le paludisme en vue de booster cette maladie endémique hors du territoire béninois. Cet engagement présage d’un lendemain meilleur pour le Bénin qui paye un lourd tribut pour cause de paludisme.

De nombreuses couches vulnérables notamment, les enfants de 0 à 5 ans en décèdent tous les ans. Les statistiques demeurent alarmantes malgré les efforts pour faire reculer la maladie. Les participants à l’atelier l’ont appris lors des échanges très enrichissants et fructueux.

« On a appris beaucoup de choses et à travers la qualité des personnes ressources que les organisateurs ont mobilisé pour discuter avec nous ça été vraiment un point particulier pour l’atelier, le contenu des communications, l’élan que les discussions ont pris est un élan qui nous a permis d’échanger vraiment. On a bien apprécié la méthode utilisée… » Témoigne Cécile Goudou Kpanguon de l’ORTB et membre de bureau du Ramec.

« Déjà à partir du centre de santé de Godomey que nous avons visité, j’ai compris que l’atelier était différent dans l’organisation. » Estimé pour sa part, Blaise Ahouansè du journal le Chasseur Info.

Ph/DR: Une vue partielle de la séance d’échange avec le personnel du Centre de santé de Godomey.

Première cause de consultation dans les formations sanitaires, le Bénin enregistre chaque année des décès d’enfants pour cause de paludisme grave. Cette information a été confirmée par le Dr Guido Samuel, médecin chef du centre de santé de Godomey dans la commune d’Abomey Calavi, où les participants à l’atelier sont allés touchés du doigt les réalités dans ledit centre avant le démarrage de l’activité. Cela s’explique entre autres par la prolifération des moustiques en temps de pluie surtout, la non utilisation volontaire des moustiquaires imprégnées par certains ménages. Selon la communicatrice, Sylvana A. Ayihonsi Alambie, Environnementaliste-juriste, on dénombre en 2020, 14 millions de paludisme supplémentaires par rapport à 2019. On retient de ses explications que les consultations ambulatoires s’élèvent à 40% et que le paludisme fait 25% des admissions à l’hôpital.

Par ailleurs, 98,36% sur 122 concessions utilisent l’eau de puits à divers fins. L’Environnementaliste-juriste, estime que le volet assainissement reste encore problématique. « C’est des endroits qui engendre des gîtes larvaires » affirme-t-elle.

En plus des décès enregistrés pour cause de paludisme, le Bénin perd beaucoup d’argent car lorsqu’un travailleur tombe malade il n’est plus productif. C’est l’avis du président du Ramec, Alain Tossounon qui précise : « Il s’agit de nous interroger sur la couverture et sur le traitement de l’information par rapport à la problématique et de voir comment en tant qu’acteurs des médias, nous pouvons utiliser notre pouvoir pour apporter des changements dans la vie de nos concitoyens… »

Remerciant les acteurs des médias pour leur assiduité, engagement et participation aux travaux, sans oublier le partenaire pour son soutien, la présidente de la plateforme média santé, Juliette Mitonhoun a exhorté ses confrères à faire des productions pour contribuer efficacement à la lutte contre le paludisme.

Le Coordonnateur de SpeakUp Africa, Franz Okey, quant à lui, a rappelé les actions menées dans certains pays africains en termes de lutte contre le paludisme pour le vaincre d’ici à l’horizon 2030 avec le soutien de l’organisation régionale.

Au Bénin, en particulier, il y a eu l’organisation d’une exposition photo de plaidoyer de haut niveau à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme. La Vice-présidente du Gouvernement, Mariam Chabi Talata a présidé l’exposition. « Votre contribution permettra aux populations de vivre dans un pays exempt de paludisme » suggère aux journalistes, le Coordonnateur de Speak Up Africa, qui n’a pas caché sa satisfaction pour cet atelier.


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