Flash Infos:

JIF-2021/ GAJES initie une causerie éducative au CEG Sègbèya de Cotonou


719 Vues

Ph/DR: Une causerie éducative de GAJES à l’intention des élèves du CEG Sègbèya

« J’ai compris que le 8 mars est une journée pour célébrer les droits de la femme et l’égalité entre l’homme et la femme » confie Zinsou Hilary, élève au CEG Sègbèya »

En marge des manifestations marquant la Journée internationale des droits de la Femme, (JIF-édition 2021), le Groupe d’Action pour la Justice et l’Egalité Sociale (GAJES) a organisé une causerie éducative à l’intention des Elèves du CEG Sègbèya de Cotonou, ce vendredi 26 mars 2021. « Leadership féminin : pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-I9 », c’est le thème de la causerie. Objectif : Éveiller la conscience des élèves sur la journée du 8 mars au Bénin en lien avec les effets néfastes de la Covid-19.

 Eveiller la conscience des élèves sur le leadership féminin dans le contexte de la pandémie de Covid-19, les informer sur la journée du 8 mars ; son historique et le contenu du thème de cette année ; les sensibiliser sur le leadership féminin dans ce contexte de crise induite par la pandémie pour un futur égalitaire et sur les attitudes  et comportements à adopter pour une  meilleure protection contre la Covid-19 à l’école et dans leur communauté. Et enfin, comment y parvenir ? C’est le but visé par l’Ong GAJES en organisant cette causerie éducative.

Ph/DR-: Présidium à l’ouverture de la séance (de gauche à droite) Mesdames Gbédo Marie-Noelle, Véronique Houéto Mongazi, Sarafatou Inoussa Olodo et Nadine Zitty Awanou du GAJES

D’entrée de jeu, l’activité s’est déroulée dans le respect des mesures barrières : des gels alcoolisés et des masques de protection  sont distribués aux élèves. Après les mots d’ouverture de Mme Gbédo, suivis de la présentation du GAJES par Mme Véronique Houéto Mongazi, la doyenne du groupe, Mme Sarafatou Inoussa Olodo va entretenir les élèves sur l’historique de la Journée internationale du 8 mars, ses tenants et aboutissants. En réalité, cette célébration est axée sur les droits de la femme et se veut égalitaire.

Particulièrement, les élèves devront retenir trois (03) dates dans l’historique de la célébration de la JIF : le 8 mars 1857 en souvenir de la répression de nombreuses femmes new-yorkaises victimes d’injustice  et de violence allant parfois jusqu’à la mort ; alors qu’elles réclamaient l’amélioration de leur condition de travail ; la décennie spéciale de 1975 à 1985 décrétée par l’ONU et l’année1996 de la première célébration de cette journée au Bénin.

«Leadership féminin : pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-I9 », c’est le thème retenu par l’ONU pour la célébration de la JIF, édition 2021. Pour transformer ce thème en acte, l’Ong GAJES a voulu façonner un futur plus égalitaire à travers la jeunesse d’aujourd’hui  pour cette 26ème édition.

A cet effet, un point détaillé des premiers cas de Covid-19 au Bénin a été fait aux élèves de ce Collège qui, malencontreusement, a fait dénicher lors des tests de routine, deux cas positifs au Covid-19,  cette année. C’est la preuve que la maladie n’est pas uniquement à l’apanage des personnes âgées ou  des personnes présentant des tares. La jeunesse est également enrôlée dans la furie de cette pandémie.  «La Covid-19 fait tranquillement et silencieusement son chemin en décimant tout sur son passage. Ne banalisons pas la maladie car il n’y pas de honte à se faire dépister. Le dépistage est gratuit pour toute la population sauf pour les voyageurs» a déclaré Mme Sarafatou Inoussa Olodo.

Quelques impressions recueillies témoignent du succès de l’activité

Ph/DR: Oguidan Fatiman, élève en classe de 1ère D1 au CEG Sègbèya

Oguidan Fatiman, élève en classe de 1ère D1 au CEG Sègbèya : Je retiens que le 8 mars est une journée pour célébrer les droits des femmes dans le monde entier et que c’est en 1996 que le Bénin a commencé par célébrer cette journée et nous en sommes déjà à la 26ème édition. Concernant la Covid-19, le Bénin a enregistré le premier cas, le 16 mars 2020. Les hommes qui pensent que les femmes n’ont pas les mêmes droits qu’eux se trompent. Nous avons tous les mêmes droits. La seule différence entre les deux, est que l’homme ne peut pas accoucher.

Ph/DR : Zinsou Hilary, élève en classe de 1ère D1 au CEG Sègbèya

Zinsou Hilary, élève en classe de 1ère D1 : J’ai compris que le 8 mars est une journée pour célébrer les droits de la femme et pour prôner l’égalité entre l’homme et la femme. Selon moi, l’égalité s’applique à tous. Il ne doit pas y avoir de disparité entre la femme et l’homme. Au contraire, l’homme doit prendre soins de sa femme, être attentionné et vice-versa. L’homme doit aider sa femme et la mettre dans de bonne condition pour qu’elle soit à l’aise. Nous remercions toutes ses femmes qui ont lutté dans le temps, pour réclamer leurs droits car aujourd’hui, grâce à elles, la femme a le droit de vote, de s’exprimer et de prendre des décisions.

Ph/DR: Mme Véronique Houéto Mongazi, membre du GAJES

Mme Véronique Houéto Mongazi, membre du GAGES : Nos objectifs sont atteints dans la mesure où les élèves ont fait le compte-rendu de la causerie faite par la doyenne Mme Olodo. Ce qui veut dire qu’ils ont compris le message passé. J’en suis vraiment ravie. En effet, c’est à cause des pesanteurs sociologiques qu’on ne sent pas l’égalité entre la femme et l’homme. Mais je crois qu’avec les sensibilisations, à un moment donné, les pesanteurs diminuent. Au moins, pour les droits de travail, les femmes sont respectées, elles ont le droit de vote et le pouvoir de décision.

Ph/DR : Mme Sarafatou Inoussa Olodo membre du GAJES

Mme Sarafatou Inoussa Olodo membre du GAJES: Sans fausse modestie, je peux dire que le message est passé parce que c’était très animé. Les élèves ont bien participé et la qualité des questions posées et des préoccupations partagées avec l’assistance indique qu’ils ont bien compris ce dont il s’agissait. Et je prends en compte aussi leur proposition relative à la sensibilisation des hommes à partager les travaux domestiques avec les femmes dans les ménages ; parce que tant que les femmes seront surchargées, on ne pourra pas parler de développement parce qu’on perd leur potentialité à les occuper uniquement au niveau du ménage. On perd tout ce qu’on peut tirer d’elles pour pouvoir évoluer. Malheureusement la Covid-19 nous ramène en arrière par rapport au niveau qu’on était avant sur le respect des droits de la femme. (Propos recueillis par : A.A.)

Elle invite la jeunesse à se protéger rigoureusement puisque la maladie n’épargne personne notamment leur cible qui présente aussi souvent des terrains favorables. « Le premier cas au Bénin a été enregistré le 16 mars 2020 ; Mars- Août 2020, on a enregistré 2.147 cas confirmés dont 1738 guérisons et 40 décès ; en septembre 2020, 2357 dont 41 décès sont enregistrés et 5434 cas dont 70 décès de septembre 2020 à février 2021 » a-t-elle rappelé.

 Des chiffres très révélateurs qui confirment que la maladie existe et sévit bien au Bénin. Cependant les gens continuent de banaliser la maladie et ne respectent pas convenablement les mesures barrières y compris surtout la jeunesse béninoise.

 Face à ce spectre de la mort qui plane et qui entretient l’inquiétude sur la contagion rapide de la pandémie, force est de constater que ses conséquences sont lourdes pour les femmes, notamment en période de confinement marquée par l’augmentation des charges du ménage.

Selon la communicatrice, il a été également noté un taux élevé de grossesse en milieu scolaire dans certains collèges du pays ; une baisse des chiffres d’affaires des femmes dans le secteur du commerce ; un regain de violences domestiques et des charges mentales.

Face à ces problèmes quelles attitudes adoptées et quelles dispositions prendre pour un futur égalitaire dans un monde de Covid-19 ? A travers un riche débat entre l’animatrice et les élèves (de la Classe 1ère pour la plupart), la qualité des préoccupations a révélé que l’assistance  s’est appropriée de la thématique, des attitudes et comportements à adopter pour une meilleure protection contre la Covid-19.

L’objectif poursuivi par l’Ong GAJ

­ES en organisant cette causerie est d’aider les femmes à exercer un leadership féminin plus accru face à la pandémie de Covid-19. En d’autres termes, il s’agit de mettre l’accent sur la résilience des femmes et des filles sur le thème retenu par l’Onu aux élèves ; démontrer la capacité des femmes de guider et d’influencer les autres par son savoir, son savoir être pour favoriser un monde où les inégalités de genre ne cessent.

« Ce que nous visons doit commencer dans la plus petite cellule familiale, il s’agit d’inculquer aux enfants cette notion du respect des droits des femmes, de la considération de la femme en tant que personne à part entière et non en tant que personne spécifique, il suffit de montrer aux enfants que papa peut faire aussi les tâches que maman, fait à la maison, les enfants vont prendre le pli » a confié Mme Olodo avant d’ajouter « Ce comportement doit être reporté à tous les niveaux de la société. Et il faut que le Gouvernement porte un peu plus d’attention aux femmes, prendre des textes qui permettent de mettre en pratique les conventions ratifiées au profit des femmes ».

Ils sont environ une centaine d’élèves, précisément 83 dont 50 filles, 25 garçons, 02 représentants de l’administration  du GEG et un enseignant ayant pris part à cette causerie éducative qui a pris l’allure d’une séance d’échanges fructueuses entre animatrice et élèves.

Ph/DR: M. Houéhanou Séraphin, le Surveillant général du CEG Sègbèya face aux élèves

M. Houéhanou Séraphin, le Surveillant général du CEG Sègbèya va ajouter pour sa part que l’homme et la femme sont complémentaires. « Nos opinions sont influencées par les relations entre papa et maman ; ce que nous avons vu depuis notre enfance » a-t-il déclaré. Il saisit l’occasion pour rappeler les élèves sur les gestes barrières. « Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a eu plusieurs cas covidiques cette année dans notre école ; des agents de santé étaient là pour vous faire des tests. Mais malgré cela, vous continuez de banaliser la maladie. Protégez-vous, la Covid existe, vous êtes encore très jeunes».

Mme Gbédo, va inviter aussi les élèves à internaliser tout ce qu’ils ont appris de cette causerie éducative, notamment le message sur la journée internationale de la femme, les droits de la femme, les conséquences de la Covid sur la vie des femmes ; afin de pouvoir aider  en retour, les femmes, leurs mamans et leurs sœurs à la maison.

Aline ASSANKPON


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Revenir en haut de la page