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Politique / Algérie: Bouteflika écarte un possible successeur de la vie politique et institutionnelle

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a écarté de la vie politique et institutionnelle son conseiller spécial Abdelaziz Belkhadem, une figure marquante du Front de libération nationale (FLN, au pouvoir) qui ne cache plus ses ambitions présidentielles. La mise à l’écart de cette personnalité de premier plan a été annoncée  le 26 août par une source de la présidence, citée par l’agence de presse officielle APS.

Abdelaziz Bouteflika

Abdelaziz Bouteflika

«M. Bouteflika a mis fin aux fonctions de M. Abdelaziz Belkhadem en qualité de ministre d’Etat, conseiller spécial à la présidence de la République ainsi qu’à toutes ses activités en relation avec l’ensemble de structures de l’Etat», a précisé cette source.

Le chef de l’Etat algérien a aussi demandé au secrétaire général du FLN de  «mettre fin aux fonctions de M. Belkadem au sein du parti et d’interdire sa participation aux activités de l’ensemble de ses structures», a-t-on ajouté de même source.

M. Belkhadem n’avait pas caché ses ambitions de succéder à M. Bouteflika si ce dernier ne s’était pas présenté à un quatrième mandat en avril dernier. La présidence n’a pas expliqué cette mise à l’écart de cet un islamo-conservateur arborant régulièrement une fine barbe poivre et sel. La presse locale a seulement fait savoir que M. Belkhadem a été démis pour «avoir commis des fautes graves».

Citant des sources gouvernementales, le quotidien Echourouk a révélé que l’ancien président de l’Assemblée nationale se serait rendu coupable d’avoir pris part le 25 août, sans l’aval de la présidence, à l’université d’été du parti islamiste du Front du changement en présence de figures de l’opposition, notamment M. Benflis, principal rival de M. Bouteflika à la présidentielle d’avril.

Abdelaziz Belkhadem a entamé sa carrière politique en 1977 comme député. Il a ensuite pris la présidence de l’Assemblée nationale entre 1990 et 1991, au moment de la victoire du Front islamique du Salut (FIS, dissous) aux premières élections législatives pluralistes du pays, dont l’annulation par les militaires avait causé une décennie de guerre civile qui a fait 200 000 morts. M. Belkhadem s’était à l’époque prononcé pour la poursuite du processus électoral, s’attirant les foudres des dirigeants de l’armée.

Dès son arrivée au pouvoir en 1999, M. Bouteflika a remis en scelle celui qui deviendra son homme de confiance en lui octroyant d’importantes responsabilités: ministre des Affaires étrangères de 2000 à 2005, représentant personnel du président de 2005 à 2006 et enfin chef du gouvernement de 2006 à 2008. En 2005, il prend les rênes du FLN après la chute de l’ancien secrétaire général et ex-Premier ministre Ali Benflis, à l’issue d’un bras de fer entre ses partisans et ceux du président Bouteflika, qui se disputaient le contrôle du parti dans la perspective de la présidentielle de 2004.

Evincé de la tête du FLN en janvier 2013, M. Belkhadem a été nommé conseiller spécial du chef de l’Etat à la mi-mars, peu avant le lancement de la campagne pour l’élection présidentielle du 17 avril. (Agence Ecofin)

— Toutestgrace

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