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Régime foncier et Droit d’accès des femmes à la terre au Bénin: Amener les élus locaux à internaliser les régimes fonciers dans les intérêts des femmes en milieu rural.

Ph: DR-: Photo de famille avec les élus locaux de la commune de Djidja dans le département du Zou.

Ph: DR-: Photo de famille avec les élus locaux de la commune de Djidja dans le département du Zou.

«Accès à la terre et régimes fonciers au Bénin : Nouvelles opportunités et enjeux pour le développement local », c’est le thème autour duquel sont axées les activités du Briefing des élus locaux sur la sécurisation foncière et l’accès des femmes à la terre dans la commune de Djidja ce mardi 11 Septembre 2018. Selon l’agenda de la structure organisatrice, Synergie paysanne avec l’appui de la Konrad Adenauer Stiftung, cette journée d’information et de vulgarisation sera rééditée les jours suivants (du 11 au 14 septembre) dans les communes de Zagnanado, Covè et Ouinhi dans le département du Zou.

(Aline ASSANKPON)

Mener des actions de plaidoyer en direction des décideurs locaux (Conseillers, chefs d’arrondissement, chefs de villages et de quartiers) et les amener à prendre en compte dans la définition  des régimes fonciers, les besoins et intérêts des femmes en milieu rural. C’est l’objectif poursuivi par la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) dans la mise en œuvre de son projet régional EWOH2, (Un seul monde sans faim) qui entend garantir l’autosuffisance et la sécurité alimentaire dans les communes du Bénin.

Ph: DR-: De gauche à droite : Messieurs Bertrand Yèhouénou, Sylvain Zinsou, Mounirou Tchacondoh, Représentant du Maire de Djidja et le représentant de la Synergie paysanne section Zou

Ph: DR-: De gauche à droite : Messieurs Bertrand Yèhouénou, Sylvain Zinsou, Mounirou Tchacondoh, Représentant du Maire de Djidja et le représentant de la Synergie paysanne section Zou

De l’avis du coordonnateur du Projet Ewoh2, Mounirou Tchacondoh,  50% des aliments produits dans le monde, le sont par des femmes selon des statistiques. « Et pourtant seules 2% des femmes  sont propriétaires des terr

es qu’elles exploitent, 50 % bénéficient de prêts bancaires et ne gagnent en réalité 10 % des revenus engendrés ».

Dr Bonaventure NZAVUGAMBONYIMANA de l’Université Libre de Bruxelles analysera pour sa part les causes profondes des obstacles qui empêchent l’accès des femmes rurales à la terre et les soumettent dans une situation de précarité permanente. Ces obstacles ont pour nom : la méconnaissance des textes juridiques ; le taux d’analphabétisme ; l’enclavement linguistique ; l’accès inégalitaire à l’information ; les mariages non constatés par l’Officier de l’état civil ; le règlement des conflits fonciers et les défis face à l’adaptation aux changements climatiques.

Ph: DR-; Présidium à la clôture des activités de briefing à Djidja

Ph: DR-; Présidium à la clôture des activités de briefing à Djidja

Présentant les nouvelles opportunités et enjeux de la gestion foncière élaborée à partir du Code foncier et domanial en vigueur, Rahamanou  Djima du Bureau communal domanial et foncier (BCDF/Abomey) attirera l’attention des élus locaux sur les principes et orientation du Code foncier et domanial (CFD), les innovations,  les actes de formalisation et de sécurisation, les particularités en milieu rural, les conditions de mise en valeur et les dispositions juridiques  dont la mise en œuvre efficiente aboutira à la satisfaction des besoins des populations en matière foncière et domaniale.

Et puisque l’achat et l’héritage demeurent les seuls modes d’accès – les plus sécurisés – de la terre  en milieu rural pour la femme, le Secrétaire permanent de la Synergie paysanne,  Bertrand Yèhouénou va marteler à la fin de sa présentation sur « Les droits de la famille et des successions, procédures de recours en cas de violation des droits » que : «La femme hérite de ses parents défunts au même titre que ses frères ; elle a droit à la même part d’héritage. Quant à la veuve, elle hérite de son mari défunt lorsqu’elle est légalement mariée et le veuf aussi a le droit d’hériter de son épouse en cas de décès de celle-ci. »

Ainsi, durant les quatre jours des activités de briefing, les élus locaux des communes de Djidja, de Zagnanado, de Covè et de Ouinhi vont se familiariser à la nouvelle méthode de gestion foncière domaniale en vigueur et dont sa mise en œuvre garantira non seulement la sécurisation des terres, mais également et surtout l’autosuffisance et la sécurité alimentaire au Bénin.


 

— Toutestgrace

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