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Renouvellement de l’organe dirigeant de la Commission béninoise des Droits de l’Homme (CBDH): Me Huguette Bokpè Gnacadja candidate… « N’est-il pas temps de faire confiance à une femme pour présider au moins une des grandes institutions de notre grande République ? »

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Enfin la machine de l’élection des représentants des organisations de la société civile pour la mise en place d’une nouvelle commission béninoise des Droits de l’Homme (CBDH) est mise en branle! Le lundi 20 Août 2018 prochain, les Organisations non-gouvernementales retenues par le Comité de sélection sont invitées à procéder à la désignation de leurs représentants au sein de ladite commission. Entre autres candidatures, celle de Me Huguette Bokpè Gnacadja retient l’attention de plus d’un,  parce qu’elle allie à la fois, compétences, expertises, expériences et potentialités pour non seulement être commissaire mais également et surtout pour prendre la présidence de cette institution nationale. A la veille de cette élection institutionnelle, la candidate nous livre ici ses motivations et sa vision pour une CBDH crédible.

(Propos recueillis par : Aline ASSANKPON)

L-Integration.com : Me Huguette Bokpè Gnacadja, vous êtes candidate pour la prochaine CBDH, qu’elles sont vos motivations pour cette ma candidature ?

Me Huguette Bokpè Gnacadja : J’ai la passion de la Défense des femmes rivée à mes tripes depuis que j’étais très jeune. Cela fait partie de ma raison d’être, qui me fait lever chaque jour. J’ai une vingtaine d’années d’expérience et d’expertise et mon passage comme experte au sein de comité des Nations Unies pour l’élimination de toutes les formes de discrimination  à l’égard des femmes m’a davantage fait prendre la mesure de l’universalité du besoin de protéger les droits fondamentaux de la personne humaine. Le comité avait pour tâche d’examiner les rapports nationaux des Etats ayant ratifié la convention CEDEF et donc j’ai eu l’occasion sur mes quatre (4) ans de mandats d’évaluer les forces et les faiblesses des politiques et de la volonté étatiques en la matière en tant que membre du comité, j’ai eu le privilège de faire des recommandations aux Etats parties dans le sens de mesures pouvant garantir le respect et la protection des droits des femmes et la répression en cas de leur violation.

J’ai appuyé plusieurs Etats africains par le biais de leurs ministères en charge des Affaires sociales à traduire les recommandations du comité en politiques et stratégies nationales. J’ai aussi participé à l’examen de communications ou plaintes déposées entre les mains du comité contre des Etats par des ONG défendant les droits de femmes qui ont été violés et pour la répression desquelles toutes les tentatives se sont avérées vaines au niveau national. J’ai rédigé des recommandations faites aux Etats mis en cause et participé à des missions d’enquêtes dans des pays indexés.

Vous comprendrez  donc pourquoi s’agissant de mon propre pays, je sois fortement motivée pour apporter toute cette expérience à la future Commission béninoise des droits de l’Homme (CBDH).

Et pour ce faire, vous avez certainement une vision, laquelle ?

Ma vision est pour une CBDH crédible. On a reproché à la CBDH précédente d’avoir été léthargie et peu crédible. Ses activités se sont réduites à l’organisation de formation de ses membres et de certaines Ong, l’organisation de conférences et séminaires, la commémoration de certaines journées internationales, etc… Pourtant on peut aussi retenir que la CBDH avait pris l’initiative de se constituer partie civile dans une affaire en 1997 au niveau national.

Mais je pense qu’on doit leur accorder le bénéfice d’avoir supervisé plusieurs élections et d’avoir ainsi contribué à l’enracinement de la démocratie. D’ailleurs, la CENA à l’époque comptait un membre de la commission en son sein selon la loi de 1999. Je pense que la CBDH a souffert aussi du manque de moyens financiers. Il est vrai que par principe elle refusait les subsides du Gouvernement et ne devait compter sur l’aide des partenaires. Au vu de cette expérience, une CBDH crédible devra être indépendante financièrement.

Le vent socio-politique qui souffle lui est favorable. Elle ne devrait pas avoir de mal à bénéficier du soutien financier des Partenaires techniques et financiers (PTF) et d’Organisations et institutions internationales ou régionales. Elle a tout pour réussir et n’a besoin que de commissaires compétents, indépendants, diplomates mais non complaisants devant une violation des droits de l’Homme.

Ma vision est grande et englobe la présidence de la Commission, avec tout le respect que j’ai pour les autres éminentes personnes qui sont désignées pour y siéger. J’aurais honte de moi-même si je ne rêvais pas non seulement d’y entrer mais aussi de convaincre les commissaires avec mes compétences et mon expertise pour qu’ils m’élisent à la tête de cette institution. N’est-il pas temps de faire confiance à une femme pour présider au moins une des grandes institutions de notre grande République ?

Me Huguette BOKPE GNACADJA, l'une des Candidats au poste de Commissaire de la CBDH

Me Huguette BOKPE GNACADJA, l’une des Candidats au poste de Commissaire de la CBDH

Qui est Me Huguette Bokpè Gnacadja ?

Avocat bilingue inscrite au Barreau du Bénin depuis 26 ans Me Huguette Bokpè Gnacadja  est née le 13 Mars 1965.  Mariée, elle est mère de trois (3) enfants. Elle est dotée d’une expérience nationale comme défenseur des droits des femmes. En effet, activiste sociale depuis 1999, Me Bokpè Gnacadja passe de Secrétariat générale adjointe des Femmes juristes du Bénin, à la tête du Réseau WILDAF-Bénin depuis trois ans et demi après un passage comme Vice-coordonnatrice  du Réseau Social Watch à sa naissance.

Munie d’une expertise avérée en matière des droits de femmes au niveau international, Me Bokpè a été durant 4 ans, non seulement Experte au sein du Comité des Nations Unies pour l’élimination des formes de discrimination à l’égard des femmes, mais également consultante internationale en genre et très sollicitée par plusieurs institutions internationales dont notamment : le département des Affaires sociales des Nations Unies (UN DESA) ; l’Union inter- Parlementaire (UIP) ; l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) ; ONU Femmes ; l’Institut Démocratique National pour les Affaires internationales des USA (NDI) ; le Parlement panafricain (PAP) ; etc…

Experte chevronnée en matière des droits humains, élue à la tête de cette commission, Me Huguette Bokpè Gnacadja apportera sans nul doute son expertise  pour  la défense contre la violation de ces droits au Bénin. Faisons tout simplement confiance en elle pour une CBDH crédible et indépendante.

— Toutestgrace

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