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Renforcement de capacités en journalisme pour le Développement: La Banque mondiale innove une formation à travers le MOOC

Ph: DR-: Makhtar Diop, Vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique.

Ph: DR-: Makhtar Diop, Vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique.

La Banque mondiale,  en collaboration avec l’Ecole supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille (France) et le Centre d’Etudes des Sciences et techniques de l’Information (CESTI) de Dakar (Sénégal) vient de lancer une formation en ligne à l’intention de 100 journalistes africains, intitulée « Le journalisme pour le développement ». Rigoureusement sélectionnés, ces journalistes africains dont 10 Béninois vont, durant une dizaine de semaines, se familiariser avec les différents instruments de l’aide au développement utilisés par la Banque mondiale. La conférence inaugurale animée par le Vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Makhtar Diop, vient de donner le top des travaux  jeudi 12 Avril dernier.

Aline ASSANKPON

 « Tant que l’information n’est pas de naissance démocratisée, tant qu’elle n’est pas à la portée de tout le monde, on ne peut accéder à un changement important de la société (…)  Plusieurs documents de la Banque mondiale ne sont pas à la portée du public et le meilleur moyen d’élargir cette action au public, c’est justement de nouer un partenariat avec vous les journalistes africains » a justifié Makhtar Diop, Vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique.

Mieux comprendre les défis

Démocratiser l’information, c’est l’objectif visé par la Banque mondiale en initiant cette formation en ligne sur le journalisme pour le Développement. Axée sur le thème : « Africa can : le rôle moteur des médias dans la transformation de l’Afrique » ; il s’agit essentiellement de changer l’image de l’Afrique, voir les progrès réalisés dans certains domaines, dans certains pays afin d’en faire un outil d’émulation aux pays qui ont du mal à décoller. La gouvernance étant essentielle pour  l’efficacité du service à la population et la responsabilité de la Banque mondiale est d’accroître la gouvernance économique à travers l’aide publique bien gérée dans la transparence.

L’initiative de renforcement de capacités a permis de sélectionner rigoureusement pour cette première promotion, 100 journalistes africains à travers 18 pays dont le Bénin qui compte 10 participants. Durant dix (10) semaines, cette formation en ligne désignée MOOC (Massive Open Online Courses) va permettre aux journalistes de mieux comprendre les progrès déjà réalisés sur le Continent et les défis qu’il reste à relever. Des cours très pratiques sur vidéos et documentation, des évaluations, des feedbacks, et des travaux d’investigation sur le terrain vont outiller et aguerrir les participants pour une restitution de l’information juste, la vraie qui correspond à notre continent, l’Afrique.

« Cette formation en journalisme pour le développement vous permettra de mieux comprendre les enjeux et les spécificités du contexte africain. Mais au-delà, elle vous permettra d’avoir des éléments objectifs pour raconter l’histoire de l’Afrique d’une manière plus positive et inspirante, afin d’illustrer les progrès qui se constatent également sur notre continent en matière de développement ».

Selon Maktar Diop, c’est formation offre une possibilité de reconstruire le contrat social, essentiel pour la transformation d’une société et la mettre à une économie de croissance et de bien-être social qui sera en adéquation avec les aspirations de la population. Raison pour laquelle, il faut forcément interagir avec la communauté de journalistes.

Pourquoi ce MOOC sur le journalisme pour le Développement ?

Il s’agit à travers ce Mooc, de comprendre de manière accessible un certain nombre d’informations pour la population de nos pays. On ne peut vouloir influencer le développement de nos pays sans avoir un partenariat avec les journalistes qui traduisent les rapports et connaissances qui sont générés par les professionnels de développement en une production artistique.

« Vous êtes ceux qui informent dans nos pays, ceux qui interagissent sur la population. C’est vous qui expliquez aux gens le choix que la société doit faire et c’est vous qui demandez aux gens de se prononcer sur telle ou telle situation ; ça c’est essentiel et vous le faites de manière intelligente. Notre responsabilité, c’est de vous donner toutes les informations et des connaissances techniques qui puissent permettre justement de traiter ces questions de manière constructive pour le bien-être de la société dans laquelle nous sommes en général »  a souligné Makhtar Diop.

Selon les aspirations de la Banque mondiale, cette première promotion va constituer la naissance d’un réseau de journalistes économiques africains, plus structuré et consolidé par les représentations de l’institution bancaire au niveau pays en vue d’un maintien durable du partenariat avec la communauté des journalistes.

— Toutestgrace

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