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52ème Assemblée annuelles de la Banque africaine de Développement (BAD) : La BAD prévoit une reprise de la croissance en 2017 et 2018

On connait désormais les prévisions de croissance de la Banque africaine de développement (BAD) pour le continent. L’institution table sur un rebond modéré en 2017 et 2018, à respectivement 3,4% et 4,3% contre 2,2% en 2016 ; prévisions rendues publiques ce lundi 22 mai 2017à Ahmedabad (Inde), dans le cadre de ses 52èmes assemblées annuelles. La  Banque africaine de développement (BAD), le Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont conjointement publié ce rapport intitulé « Perspectives économiques en Afrique 2017 ». 

Ph/DR-: Akinwumi Ayodeji Adesina, président de la BAD

Ph/DR-: Akinwumi Ayodeji Adesina, président de la BAD

Très attendu, ce  rapport phare est présenté en ce  premier jour des  52èmes assemblées annuelles de la BAD qui ont  lieu du 22 au 26 mai à Ahmedabad, Gāndhīnagar, capitale de l’Etat du Gujarat (Inde).

Selon le rapport annuel intitulé « Perspectives économiques en Afrique », élaboré et présenté conjointement avec le Centre de développement de l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’Afrique devrait bénéficier au cours de ces deux années, « du redressement des cours des matières première, entamé en fin d’année 2016, mais également de la hausse de la demande privée, y compris sur les marchés intérieurs, d’une gestion saine des politiques macroéconomiques, désormais ancrée dans de nombreux pays, d’un environnement des affaires favorables qui tend à s’améliorer et d’une structure économique diversifiée, en faveur en particulier des services et de l’industrie légère ».

Ph/ DR-: La rencontre démarre par le rapport 2017 sur l’Afrique

Ph/ DR-: La rencontre démarre par le rapport 2017 sur l’Afrique

En effet, ce rapport annuel contient des projections et des analyses sur les tendances macro-économiques, financières, commerciales, sociales et de développement humain ainsi que des statistiques pour l’ensemble du continent selon Afrikinfos.

Les progrès restent malgré tout inégaux, informe-t-on. « Les gouvernements des pays africains doivent intensifier leur soutien à la création d’emplois en prenant des mesures plus ambitieuses et mieux ciblées », recommande la BAD qui rappelle que 54% de la population de 46 pays africains sont toujours piégés dans une situation de pauvreté multidimensionnelle, et ce, malgré une décennie de progrès. « Avec une population active qui devrait augmenter de 910 millions entre 2010 et 2050, la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité reste un défi majeur pour les responsables africains de l’action publique », préconise-t-elle.

Par ailleurs, les perspectives « tablent sur le maintien des déficits courtant en 2017, mais moins prononcés qu’en 2016 – à condition que le redressement récent des cours des produits de base se confirme ». « Bien que les vents contraires des deux dernières années semblent avoir altéré la belle histoire de « l’Afrique émergente », nous sommes fermement convaincus que le continent continue de faire preuve de résilience, avec une croissance continue des économies non-dépendantes des matières premières », a déclaré Abebe Shimeles, Directeur par intérim du Département de la politique macroéconomique, de la prospective et de la recherche à la BAD.

 

Toutefois pour 2016, la banque estime une croissance de 2,2% en Afrique, contre 3% hors Nigéria. Cette « médiocrité des performances économiques d’ensemble du cantinent » est due « aux effets toujours sensibles du Printemps arabe, d’une reprise économique mondiale somme toute modérée, y compris dans les économies émergentes, et des intempéries et sécheresses dans un certain nombre de pays africains ».

 

Et à Abdoulaye Mar Diey, le Directeur du Bureau régional pour l’Afrique du PNUD, de faire savoir que « la clé d’un développement réussi en Afrique est de nourrir la culture naissante de l’entreprenariat», reprenant la célèbre expression d’Hernando De Soto, « el otro sendero » (l’autre voie) vers le développement rapporte Ecodafrik.

D’une façon inquiétante, l’Afrique dépend des commodités pour stimuler sa croissance économique, précise le rapport. Ainsi, la baisse des prix des matières premières a causé un choc important, surtout en Afrique subsaharienne, car les hydrocarbures, les minerais et les métaux représentent plus de 60% des exportations de la région.

En toute logique, le Nigeria et l’Afrique du Sud, les deux puissances africaines, constituent la belle illustration de cette réalité. La baisse des prix des produits de base, à partir du second semestre 2014, a eu un impact dévastateur sur plusieurs économies africaines exportatrices de matières premières, notamment le Nigeria, qui est entré en récession. De même, la nation arc-en-ciel également n’a pas non plus résisté à cette tendance en 2016.

Cependant, les lueurs d’espoir sont nées de la reprise des prix des commodités, depuis fin 2016, grâce à une amélioration des perspectives économiques mondiales et à la diminution des risques liés aux investissements. En conséquence, l’Afrique devrait enregistrer une amélioration, quoique marginale, des apports financiers extérieurs estimés à 179,7 milliards de dollars en 2017 par rapport à 177,7 milliards de dollars en 2016, les investissements directs étrangers (IDE) et les envois de fonds des migrants confirmant leur statut de principales sources de financements extérieurs.

Le rapport établit également que les pays africains pourraient réduire leur déficit courant de 6,5% à 5% de leur PIB global, cette année, si les prix des matières premières suivent une tendance haussière.

Le rapport comprend également des profils pays approfondis qui tiennent compte du développement économique récent et souligne les principaux problèmes de politique publique auxquels est confronté chacun des 54 pays africains.

Enfin, il exhorte les pays de la région à diversifier leurs exportations afin de réduire leur exposition aux chocs des prix des matières premières et à prendre des mesures pour stimuler le commerce sur le continent.

Cette 16ème édition des Perspectives économiques en Afrique, intitulée “Entrepreneuriat et industrialisation en Afrique”, propose une analyse approfondie du rôle des entrepreneurs dans le processus d’industrialisation à l’œuvre sur le continent. Il propose des mesures pratiques que les gouvernements africains peuvent prendre pour mener à bien des stratégies d’industrialisation efficaces.

— Toutestgrace

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