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Institutions financières : La SFI devient le deuxième actionnaire de la Caisse Régionale de Refinancement

La Société́ Financière Internationale (SFI), la branche de la Banque Mondiale en charge du développement du secteur privé, a finalisé le 9 février 2017 sa prise de participation dans le capital de la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA (CRRH-UEMOA), contre la somme de 2 millions $ (1,2 milliards de FCFA).

PH/DR-: Malgré le soutien des banques africaines, la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA (CRRH-UEMOA) doit encore surmonter de nombreux défis

PH/DR-: Malgré le soutien des banques africaines, la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA (CRRH-UEMOA) doit encore surmonter de nombreux défis

Le communiqué officiel donnant l’information, n’indique pas si l’opération a été une reprise de parts ou la souscription à une ouverture de capital. Selon le document d’information du projet, publié sur le site de la SFI, cette entrée dans le capital de l’institution financière s’accompagnerait d’un prêt en euro équivalent à 50 millions $ et pourrait aussi donner lieu à un appui technique.

Dans le même temps, on apprend que la Banque mondiale est en train d’examiner la possibilité d’accorder un prêt de 150 millions $ à la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), le premier actionnaire de CRRH-UEMOA. En cas de validation par le conseil d’administration de la BM, le prêt devrait être utilisé pour financer le marché des prêts hypothécaires en Afrique de l’ouest.

Malgré une croissance moyenne au-dessus de 5% pour cette sous-région, le nombre de personnes en dessous du seuil de pauvreté y reste encore élevé (près de 43 millions) selon de récentes statistiques officielles. Aussi, 75% des emplois de la sous-région sont dans l’informel, et dans ce contexte, les prêts hypothécaires, qui reposent sur des garanties réelles (terrain, et autres) ou salariales, ont du mal à prospérer. Une étude réalisé en 2013, révèle que seulement 15 000 prêts hypothécaires ont été accordés, contre un besoin de 800 000 exprimé par le marché.

Malgré ses bonnes performances et le soutien des grands groupes bancaires marocains (Attijariwafa, BMCE Bank of Africa et Banque Centrale Populaire) dont diverses filiales en Afrique de l’ouest contrôlent 23,8% de son capital, la CRRH doit encore surmonter de nombreux défis pour pleinement réaliser ses ambitions. (Agence Ecofin)

— Toutestgrace

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