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Les forums communaux sur les droits fonciers…La Konrad Adenauer Stiftung sensibilise les autorités à la base.


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Ph: DR; Le Coordonnateur de la KAS et le Secrétaire exécutif de la mairie de Covè

Lentement mais sûrement la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) évolue dans ses activités sur le foncier au profit de la femme. Elle a organisé du 22 au 23 novembre 2022, les forums communaux sur les droits fonciers, perturbations dans les chaînes d’approvisionnement alimentaire et résilience des femmes. L’activité a eu lieu à l’hôtel Pacifique de Covè et regroupe l’ensemble des communes du Zou, notamment, la première vague retenue à cet effet.

Eléonore Adélaïde EZIN

Les acteurs des communes de Covè, Ouinhi, Zagnanado et Zakpota sont ceux qui ont participé à cette activité dont l’objectif selon le coordonnateur de la KAS, Mounirou Tchacondoh, est d’abord d’offrir un cadre de discussion, d’analyse et de débat entre les élus et les acteurs de la chaîne d’approvisionnement alimentaire sur les défis des crises et les mécanismes d’adaptation pour assurer la résilience des communautés à la base et les femmes en particulier.

Ensuite, informer, former et sensibiliser les différents acteurs de développement et décideurs politiques sur la nécessité de développer les capacités de résilience des femmes et leurs chances d’exercer et de faire valoir les droits fonciers pour contribuer à maintenir la disponibilité et la qualité des denrées alimentaires puis réduire par ricochet la famine et la pauvreté. « Les activités qui concernent les femmes ont besoin d’être portées à la connaissance des autorités qui prennent des décisions afin de débattre de ces questions, de faire en sorte que les mesures appropriées soient prises pour faciliter l’accès des femmes à la terre, aux ressources, aux intrants et toute la technologie qui est associée en vue de tirer le maximum de bénéfice » affirme le Coordonnateur de la KAS.

Ph:dr/ Une vue partielle des participants à Covè

L’activité fait suite à celle des femmes des groupements d’intérêt économique (Gie) du Zou sur les droits fonciers et le financement des chaînes de valeur agricole. Elle est une occasion d’inter-échange entre les élus locaux et les experts, de même, les techniciens du domaine pour mieux comprendre le phénomène et voir dans quelle mesure ceux-ci pourront agir pour faire changer les choses en faveur des femmes à partir du moment où les autorités à la base occupent une place prépondérante dans la prise de décision. Elles ont en charge la gestion de la terre dans les communes, prennent des initiatives de développement tandis que les femmes sont en amont dans la production.

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Pour le coordonnateur de la KAS, le fait d’associer les élus locaux à leurs différentes activités répond à l’un des objectifs de la KAS à savoir  faire en sorte que les élus locaux, les chefs traditionnels, les responsables des services déconcentrés prennent des mesures appropriées pour faciliter l’accès de la femme aux ressources et aux terres. Il s’agit en effet, de permettre aux femmes de jouir convenablement des droits qui leur sont dus lorsqu’on sait qu’au Bénin, cette cible représente 60 à 80%de la main d’œuvre agricole mais est confrontée à des désavantages majeurs et permanent.

Mme Annick Akérébourou de la Direction départementale de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche du Zou, estime que le forum vient à point nommé pour échanger sur les facteurs de résilience et relayer les résultats des réflexions qui seront prises. Ainsi, en tant qu’acteur du domaine, l’apport de la direction départementale de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche qui assure l’interface auprès des organisations professionnelles agricoles intervenant dans la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles, est de contribuer aux réflexions et aboutir à des actions adaptées au contexte et à leur milieu. C’est un point de vue partagé par nombre des participants au forum. Lequel a été animé par les Experts Abel Gbètoénomon, Directeur de Cabinet du maire de la commune de Bohicon, Journaliste économique et Expert Sécurité Alimentaire. Également, M. Sylvain Zinsou, Juriste-Consultant.

Quelques impressions des participants

Antoine Kachessou, Secrétaire Exécutif de la mairie de Covè :  » Je suis invité à cet atelier d’échange et de dialogue sur le droit de la femme au foncier. Le dialogue a permis surtout les échanges sur comment voir les possibilités, les moyens à mettre sur la table pour que les femmes puissent vraiment avoir accès au foncier, au crédit et également à l’éducation. Je crois que ces trois variable sont très liées et ce qui nous concerne aujourd’hui c’est comment faire pour que la résilience aux facteurs endogènes et exogènes qui constituent un choc véritable bouleversant la production agricole ont été au cœur de nos échanges en vue de trouver des solutions durables ».

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Gérard Assogba, chef cellule communal ATDA à Ouinhi : « Après ce forum plusieurs dispositions seront misent en œuvre. Avant d’aller à ces dispositions, vous n’êtes sans savoir qu’au Bénin, la majorité des activités agricoles sont réalisées par les femmes depuis la préparation des champs à la récolte et c’est surtout à cette étape que les femmes sont sollicitées. Mais ça ne s’arrête pas seulement à ce niveau. Ça doit également aller dans le maillon transformation où les femmes sont nettement sollicitées. Le paradoxe est que l’accès au foncier des femmes chez nous demeure encore un véritable problème. Certes, le problème est sociologique mais il faut que nous les hommes, les acteurs qui sont en contact direct avec le monde agricole oeuvrons pour changer un tant soit peu cette situation. Dans la commune de Ouinhi, les professionnels du monde agricole seront conviés à une réunion au cours de laquelle la restitution leur sera faite. Par la suite, les autorités communales seront approchées et ensemble nous allons sensibiliser nos élus locaux depuis la mairie jusqu’au niveau village, les chefs religieux, les chefs quartier seront tous conviés. Nous allons leur montrer l’importance des femmes dans l’acquisition du foncier pour le bien être de la commune. Voilà les grandes lignes que nous allons prendre en compte pour atteindre notre objectif. »

Propos recueillies par Adélaïde Eléonore EZIN.

Les échanges ont porté respectivement sur trois thèmes que sont :  » Le concept de la résilience dans les chaînes de valeur agricole dans un contexte de crise et de perturbations géopolitiques régionales : que faire pour maintenir la disponibilité et la qualité des denrées alimentaires ? » Ensuite, « Les chaînes de valeur agricole et les leviers pour la résilience et l’autonomisation des femmes »,. Et enfin « Renforcements de la résilience des femmes et de son leadership communal: Rôle et responsabilité des élus.

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Comme à l’accoutumée, les activités de la KAS commencent bien et finissent bien. La première vague des huit communes retenues est repartie satisfaite pour céder la place à la seconde vague qui commence les travaux le vendredi 25 novembre 2022. Cette vague regroupe les acteurs des communes de Bohicon, d’Abomey, de Zogbodomey et de Djidja.

 


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