Flash Infos:

Banque mondiale / Bénin : plus de 9 millions de personnes bénéficient de services essentiels de santé


612 Vues

Ph/DR: Atou Seck, Responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin

La Banque mondiale a approuvé un financement de 187 millions de dollars de l’Association Internationale de Développement (IDA)* pour aider le Bénin à améliorer la qualité et l’accès aux services de soins de santé primaire, et renforcer sa capacité de réponse aux urgences de santé publique. Ce mercredi 27 avril 2022 à Washington.

Selon le communiqué de la Banque mondiale-Bénin, le programme de renforcement du système sanitaire du Bénin est axé sur la performance (PforR en anglais). Il soutiendra l’amélioration de la qualité et de l’accès aux services de soins de santé primaire avec un accent sur les services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, adolescente et nutritionnelle.

Le projet permettra d’assurer des services essentiels de santé à près de 9 millions de personnes et des services de nutrition de base à plus de 4 millions d’enfants. Plus de 2,8 millions d’enfants bénéficieront également de la vaccination et plus 2 millions d’accouchements assistés seront réalisés par un personnel de santé qualifié. Le projet aidera aussi à améliorer la capacité du Bénin à assurer une meilleure surveillance des maladies, à se préparer à une réponse rapide et efficace lors d’urgences de santé publique.

« En dépit des efforts déployés ces dernières années, le système sanitaire du Bénin se heurte toujours à des obstacles pour fournir des services de qualité à tous les niveaux, y compris les services de santé maternelle et infantile. La formation adéquate du personnel et l’équipement des installations vont permettre des services de base standardisés et de qualité pour combler le fossé actuel entre l’accès adéquat aux services et les résultats positifs en matière de santé maternelle, néonatale et infantile », souligne Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin.

Le nouveau programme axé sur la performance va consolider les acquis du projet de performance du système de santé (2010-2017) qui avait permis la mise en œuvre d’un système de financement basé sur la performance dans huit zones de santé et  a considérablement amélioré l’utilisation des services de santé maternelle, néonatale et infantile,  la qualité des soins , ainsi que la capacité institutionnelle du ministère de la Santé.

« Le financement massif dans le secteur de la santé fait partie des priorités du gouvernement pour renforcer le capital humain. Le gouvernement est engagé à mettre en place des infrstructures de qualité et à recruter du personnel qualifié pour mettre aux normes le système sanitaire et offrir des soins de santé primaire de qualité aux femmes et aux enfants », appuie Romuald Wadagni, ministre d’Etat, chargé de l’Economie et des Finances. « Ce nouveau programmé axé sur la performance traduit la détermination du gouvernement à renforcer les investissements sociaux grâce à une gestion optimale des ressources publiques ».

Cette opération s’aligne avec le programme d’action du gouvernement (2021-2026) dont l’axe 3 concerne l’amélioration de l’accès des populations aux services sociaux de base et à la protection sociale.

L’IDA en question…

L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs dans la vie de 1,6 milliard de personnes résidant dans les pays éligibles à son aide. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 113 pays. Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Revenir en haut de la page