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Education financière des femmes entrepreneures agricoles : La Konrad Adenauer outille les femmes membres de la GIE à Bohicon


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Ph/DR: Vue d’ensemble des femmes membres des Groupements d’intérêt économique (GIE) du département du Zou

Les 19 et 20 mai 2021, la Konrad Adenuer Stiftung (KAS) a organisé un atelier sur l’éducation financière des femmes entrepreneures, agricoles et membres des Groupement d’intérêt économique (GIE) du département du Zou. Elles sont une vingtaine de femmes agricultrice, éleveurs et transformatrices des produits agricoles conviées à l’hôtel NIFUR de Bohicon pour se familiariser aux outils de sécurisation des terres agricoles et aux différentes méthodes de recherche de financement et d’accès aux crédits.

Les femmes membres des Groupements d’intérêt économique (GIE) sont pour la plupart, agricultrices. Elles produisent et transforment en même temps leur production et les commercialisent. Elles sont ainsi en amont et en aval de la chaîne de production agricole et économique.

Ph/DR: M. Mounirou Tchacondoh, Coordonnateur national du Projet EWOH dela Fondation Konrad Adenauer.

«Dans nos contrées reculées, les femmes participent énormément à l’économie mais on ne valorise souvent pas ce qu’elles font. Alors qu’elles se retrouvent au niveau de toute la chaîne de production agricole, notamment l’agriculture, l’élevage, la transformation des produits agricoles, là, elles sont plus nombreuses, de même que la commercialisation » a déclaré Mounirou Tchacondoh, Coordonnateur national du Projet EWOH piloté par la Fondation Konrad Adenauer.

En effet, nul ne peut ignorer le rôle économique très dominant de la femme au Bénin dans la production agricole ; cependant, elles ne bénéficient pas souvent de l’encadrement nécessaire qui consiste à leur fournir des conseils, des informations, des connaissances avérées dans leur secteur d’activités pour pouvoir booster leurs productions afin d’assurer leur émancipation économique.

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C’est pourquoi la Konrad Adenauer Stiftung a jugé utile d’organiser cet atelier sur l’éducation financière pour leur offrir non seulement un cadre d’échanges et de partage d’expérience mais  aussi pour leur permettre de bénéficier des conseils des experts invités pour renforcer leurs capacités ; notamment en matière de la formalisation et de la sécurisation des exploitations agricoles mises à leur disposition et en matière de  recherche de financement, de crédits  pour les activités économiques. C’est à ce titre que ladite formation revêt un intérêt capital pour ces femmes membres des GIE.

«Lorsqu’on parle d’entrepreneuriat féminin, il faut les accompagner surtout en matière de gestion monétaire (comment gérer au mieux l’argent), c’est surtout ça l’éducation financière ; parce qu’elles font des prêts, des achats, des dépenses et de l’épargne. Donc comment mieux gérer toutes ces ressources pour qu’elles puissent leur permettre de développer et de tirer le meilleur profit des efforts qu’elles déploient » a souligné M. Germain Dossou, Coordonnateur de l’Association national des femmes agricultrice du Bénin.

Selon le responsable des GIE, les thématiques inscrites dans le programme de cette formation en direction des femmes entrepreneurs répondent au mieux à leurs besoins. « Cette formation vient renforcer leur capacité surtout en ce qui concerne la culture entrepreneuriale et va leur permettre d’être suffisamment outillées afin que les activités puissent connaître un décollage sans précédent ».

Avec l’appui des experts, cinq communications principales vont meubler les deux jours d’échanges avec les femmes membres de Groupements d’intérêt économique (GIE), notamment : Le rôle économique de la femme et de son leadership au Bénin ; les méthodes d’accès et de sécurisation des terres agricoles et les méthodes de recherche des sources de financement et d’accès au crédit en milieu rural.

Ph/DR: Une vue partielle des participantes

Venues de plusieurs communes du département du Zou, les femmes entrepreneures agricoles, membres des Groupement d’intérêt économiques (GIE) ont manifesté leur intérêt pour cet atelier sur l’éducation financière à travers des questions et préoccupations pertinentes auxquelles sont confrontées au quotidien dans leur secteur d’activités.

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L’ANAF- Bénin en question…

L’Association nationale des femmes agricultrices du Bénin (ANAF–Bénin) est la faitière des groupements des femmes qui interviennent dans le développement agricole et rural sur toute l’étendue du territoire national. Présente dans les 77 communes du Bénin, on retrouve l’ANAF au niveau communal, (l’Association communale des femmes agricultrices), au niveau départemental, (l’Association départementale des femmes agricultrices) et dans les villages avec les Groupements de femmes qui interviennent dans l’ensemble des chaînes de valeur agricole.

Ph/DR : M. Germain Dossou, Coordonnateur de l’Association national des femmes agricultrice du Bénin.

Pour le Coordonnateur de l’ANAF-Bénin, le Code foncier et domanial dispose aujourd’hui des instruments qui sont utilisés dans l’accompagnement des femmes surtout en matière de  formalisation et de sécurisation des terres en lien avec les structures décentralisées de l’ANDF (l’Agence nationale du Domaine et du Foncier). « Nous avons les sections villageoises de gestions foncières  (SVGF) structures représentantes de l’ANDF au niveau village qui signent les formulaires qui consacrent la mise à disposition des terres pour exploitations par les femmes. Cela renforce davantage la sécurisation de la terre exploitée par la femme et lui permet d’investir librement » a-t-il justifié.

Concrètement, ce travail d’accompagnement, de formalisation et de sécurisation a commencé dans les communes de Zakpota et Covè intitulé : « Les droits fonciers et la femme ». « C’est une activité que nous menons dans ces deux communes avec la mise en place des stratégies qui permettent à la femme d’accéder à des terres sécurisées. La terre, c’est le substrat de production donc sans la terre, on ne saura parler de production agricole. Désormais, les terres exploitées par les femmes sont suffisamment sécurisées » affirme le Coordonnateur de l’ANAF-Bénin.

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Aline ASSANKPON


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