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Assemblée générale du Réseau WILDAF/FeDDAF-Bénin: Susciter l’adhésion de la jeunesse avec des outils motivants


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Le Réseau WILDAF/FeDDAF-Bénin (Women in Law and Devlopment in Africa / Femme, Droit et Développement en Afrique) a tenu son Assemblée générale annuelle et statutaire ce samedi 27 février 2021 à son siège à Cotonou. Objectif :

Ph/DR-: Une vue partielle des participants à l’Assemblée générale de Wildaf-Bénin

Présenter le rapport moral, le rapport d’activités et le point financier de la période du 1er janvier au 31 décembre 2020, conformément au Plan stratégique 2018-2023 du réseau avec à la clé,  des défis et perspectives en vue d’une meilleure performance.

Après le mot de bienvenue de Mme Françoise Sossou Agbaholou, la Coordinatrice nationale du Réseau Wildaf/Feddaf/Bénin et la présentation des participants, le programme de cette assemblée générale a été présenté et adopté. La coordinatrice a successivement présenté le rapport moral et le rapport d’activités et la Trésorière générale, Mme Elisabeth Natabou, a présenté pour sa part, le rapport financier du réseau.

La coordinatrice nationale, rappellera dans ses présentations le contexte difficile dans lequel la période  (du 1er janvier au 31 décembre 2020) s’est déroulée. Il s’agit du contexte difficile de la pandémie de Covid-19 qui n’a pas été sans conséquence sur les activités du réseau.

Le réseau est souvent sollicité par des institutions nationales internationales et associations pour la mise en œuvre des projets et programmes financés par les Partenaires. En termes de partenariats, on peut citer : la mise en œuvre du projet «Dedans-dehors » (qui consiste à faciliter l’insertion des personnes handicapés des milieux carcéraux, notamment ceux des trois prisons  de Cotonou, Abomey-Calavi et Ouidah. Ce projet a pris fin en 2020) ; des activités de micro-projets avec l’Association béninoise pour la promotion de la famille (ABPF) sur le droit sexuel des adolescents(e)s; le projet « GNONNANTCHE » pour la promotion des droits sexuels et reproductifs des femmes des femmes et filles pour une parenté responsable en milieu rural dans les départements du Zou et des Collines, financé pour une durée de 3 ans par l’Union européenne ; la sensibilisation des femmes et des élus locaux sur les droits d’accès des femmes au foncier avec la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) et la mise en œuvre d’un projet sur les tracasseries frontalières concernant les femmes commerçantes avec le réseau Wildaf au niveau sous régional, Afrique de l’Ouest.

Ph/DR-: Les participants à l’Assemblée générale

Entre autres activités, le réseau s’est positionné sur les thématiques transversales et relatives aux questions du genre, du développement, des ODD, de la participation des femmes aux prises de décisions, des changements climatiques, des énergies renouvelables, des industries extractives et d’immigration. De même que la participation au groupe sectoriel et la réalisation d’élaboration des rapports en lien avec les ratifications des conventions au niveau régional et international. Autant de défis sur lesquels des projets sont élaborés.

Des faits marquants du rapport

La Coordinatrice nationale informe que dans la mise en œuvre du projet « GNONNANTCHE» en cours d’exécution, de nouveaux relais sont  mis en place  dans les départements de l’Atlantique et des Collines. Ce projet travaille sur les droits sexuels des femmes et des jeunes notamment celles des Collèges d’Enseignement général (au total 45 CEG sont  ciblés) où Enseignants et élèves sont identifiés, formés pour être le relais du réseau sur le terrain. Le réseau a également obtenu le financement pour la mise en œuvre du projet ANESVAD d’un partenaire Espagnol  (qui accompagne de huit (8) Groupements de femmes dans la commune de Zè. D’autres partenariats sont en cours d’exécution visant le renforcement des capacités du réseau, avec la mise à disposition des volontaires canadiens sous deux volets distincts.

Malgré le contexte de la pandémie de Covid-19, le réseau a tenu deux réunions trimestrielles par visioconférence et le reste en présentiel. «Nous avons eu des difficultés sur le terrain par rapport aux activités grand public où il faut réunir environ 200 personnes alors qu’il faut juste un minimum de 50 personnes. Des stratégies sont donc mises en œuvre pour la réalisation de ces activités».

Les difficultés internes

Les difficultés internes du réseau se résument aux points ci-après : Difficultés à mobiliser des financements ; l’amenuisement du nombre des Partenaires ; difficultés en numéraire des parts contributives ; difficultés liées à l’absence de personnel ; l’inactivité d’une multitude de membres dont on ne connait plus la position et qui ne libèrent pas leur cotisation annuelle, etc ; «Plusieurs projets sont élaborés et soumis, quelques-uns sont approuvés. Actuellement, les partenaires exigent que le réseau apporte une part contributive. Alors qu’ils savent pertinemment que nous n’exerçons pas une activité génératrice de revenus, pour pouvoir le faire, mais c’est la condition » souligne la Coordinatrice.

En félicitant le staff resté en place malgré la situation difficile, Mme Agbaholou déclare que : « Le salaire du Staff disponible n’est assuré que sur la base de projets obtenus ; donc pas de projet, pas de salaire. C’est grâce aux projets éligibles que le réseau arrive à faire face à ses charges fixes».  

Défis et Perspectives

En termes de défis, le réseau souhaite  encourager l’adhésion de nouveaux membres surtout des jeunes et des Osc qui travaillent pour l’épanouissement des femmes sur toute l’étendue du territoire. Déjà trois (03) demandes d’adhésion sont actuellement en cours d’examen. La valorisation des parcelles acquises en vue de la construction du siège du réseau « Car le loyer mensuel de l’actuel siège est au Fcfa de 200.000 ». Il s’agit de finaliser les démarches de sécurisation des parcelles du réseau pour passer à l’étape de construction.

La poursuite des activités en cours à travers la réinsertion sociale des outils de harcèlement sexuel, le mariage forcé, la violence des droits féminins, des droits fonciers des femmes et l’employabilité des jeunes. «En termes de défis, actions et résultats obtenus, nous avons la poursuite de la participation du réseau au cadre de concertation, au groupe de travail Femmes, Jeunes, Paix ; la COGef ; la plateforme électorale pour les élections apaisées  des Osc et également au suivi des ODD » a mentionné Mme Françoise Sossou Agbaholou.

En termes de perspectives, le réseau entend : poursuivre la recherche de financement en vue d’honorer les engagements de souveraineté ; positionner le réseau sur les thématiques transversales et la participation des femmes aux instances de prises de décision, etc ; procéder à l’affirmation du réseau et à sa reconnaissance sur le plan national pour une expertise soutenue et avérée en matière de défense des droits sociaux et humains de la femme et de la famille ; signer de nouveaux partenariats avec le réseau sous-régional Afrique de l’Ouest et enfin, l’association des membres pour proposer des projets que le réseau peut porter. «Car ensemble, on est encore plus fort. Cela renforcera le leadership du réseau et sa valorisation»  suggère la Coordinatrice.

Un point financier peu reluisant

5.752.000 (Cinq millions Sept cent cinquante-deux mille), c’est le montant des arriérés de cotisations annuelles par les membres (associations ou réseaux) et membres individuels, certains depuis la création du réseau. Des démarches sont menées en vain, à travers des actions de relances (appels téléphoniques, courriers et rappels) pour la collecte de ces fonds.

Recommandations

Les interventions des participants ont abouti à des propositions concrètes et des recommandations  pour solutionner les difficultés du réseau. Il s’agit de : mettre en place un groupe de réflexion pour l’élaboration  des projets ; envisager la duplication des projets déjà exécutés dans d’autres départements ; renforcer les capacités des membres sur les TICs et sur l’élaboration des projets ; adapter les stratégies de mobilisation de ressources au contexte de la pandémie de Covid-19 ; saisir les opportunités  et identifier les nouvelles questions émergentes pour proposer des projets pertinents éligibles ; mener une réflexion pour susciter l’adhésion des jeunes et leurs proposer des outils motivants ; renseigner dans les rapports les leçons apprises, les contraintes du projet et la contribution intellectuelle de certains projets, notamment celui du Konrad Adenauer ; responsabiliser l’un des administrateurs du forum de Wildaf-Bénin pour discipliner ceux qui s’écartent de ses objectifs et enfin harmoniser dans les rapports la formulation des activités.

Par rapport aux arriérés à recouvrer, l’Assemblée générale exige l’apurement pure et simple de la liste des membres qui ne sont plus actifs, les radier et le leur notifier ; dans le même registre, écrire aux membres actifs avec un délai pour s’acquitter de leur cotisation au plus tard le 31 mars 2021. Leur silence serait considéré comme une démission.

En remerciant les membres du réseau qui ont pris part à la présente assemblée générale, la Coordinatrice nationale a dit particulièrement sa reconnaissance au staff et aux membres qui l’accompagnent dans l’accomplissement et la mise en œuvre des activités du réseau.

Aline ASSANKPON (Membre)

 


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