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Mali / Point de la Mission de la médiation de la Cedeao : Les Maliens en attente du Gouvernement et de la levée des sanctions


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Ph: DR-: M. Moctar Ouane, le Premier ministre de la Transition

Du 23 au 25 septembre 2020, une mission de médiation de la Cedeao pour le Mali, conduite par l’ancien Président du Nigéria, GoodLuck  Ebele Jonathan, a effectué une visite à Bamako.  Objectif : Evaluer les progrès réalisés et la mise en œuvre des décisions prises à Accra (Ghana). Le respect de ces décisions est susceptible de faire lever les sanctions imposées au Mali par la Cedeao.

Evaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des décisions prises lors des Sommets extraordinaires des Chefs d’Etat et de Gouvernement du 20 et du 28 août 2020 et du mini-Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenu à Accra le 15 septembre 2020, dans le cadre du processus de normalisation constitutionnelle au Mali.  C’est l’objet de la visite du médiateur de la Cedeao et la délégation qui l’accompagne à Bamako, la semaine écoulée.

En effet, au mini-sommet d’Accra, il était question que deux (02) civils soient nommés pour diriger la transition de 18 mois. Ainsi donc, M. Bah N’Daw a été nommé et investit président de la transition le 21 septembre et le 27 septembre, Moctar Ouane est nommé Premier ministre de la transition.

Diplomate chevronnée et ancien ministre des affaires étrangères, Moctar Ouane, Premier Ministre,  Chef de Gouvernement sera chargé de conduire, sous l’autorité du Président de la Transition, les chantiers des différentes reformes du dialogue national inclusif et de préparer les prochaines élections présidentielles et législatives.

Actuellement, le Premier ministre est pleine consultation pour la formation d’un Gouvernement d’union nationale de transition. Son « objectif est de constituer une équipe composée de femmes et d’hommes d’horizons divers » en en tenant compte bien sûr, la junte militaire impliquée dans le processus de paix. Donc un gouvernement composé de militaires et de civils, avec une clé de répartition est attendu les jours à venir.

Toujours pas de levée des sanctions

En effet, à la date du 30 septembre, les Maliens sont toujours en attente de la levée des sanctions de la Cedeao. Ils pensaient qu’avec la désignation d’un Président de la transition et d’un Premier ministre (les deux civils exigés par la Cedeao), la levée des sanctions serait effective pour la reprise des activités économiques interrégionales.

Ce qui gêne encore l’institution régionale, ce sont les prérogatives accordées au vice-président de transition, le colonel Assimi Goïta, chef de la junte militaire.  Pourtant, la mission de la médiation a rappelé l’importance d’obtenir la version finale et officielle de la Charte de la Transition qui prend en compte les décisions issues des Sommets des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO. Il s’agit notamment : de la dissolution du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) avant/après l’investiture du Président de la Transition ; des responsabilités du Vice-président, chargé de la Sécurité et de la défense et de l’impossibilité pour le Vice-président, le Colonel Assimi Goïta (précédemment chef de la junte militaire) de remplacer le Président de la transition et la libération urgente de l’ancien Premier ministre Boubou Cissé et autres détenus.

La mission a rappelé que la Cedeao est principalement préoccupée  par la préservation de la démocratie constitutionnelle dans la sous-région et non par le soutien à des régimes quels qu’ils soient. Dès lors que les organes de la transition seront installés, la Cedeao promet d’accompagner la mise en œuvre effective des mesures proposées ; cependant, elle demeurera saisie de la question.

 

Aline ASSANKPON


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