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La Facilitation du Commerce et du Transport transfrontalier dans le contexte de Covid-19 : Pour une harmonisation des règlementations africaines


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Ph: DR-: Facilitation du Commerce et du Transport transfrontalier dans le contexte de Covid-19

La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) a organisé ce jeudi 10 septembre 2020 à Addis-Abeba (Ethiopie) un webinaire sur la Facilitation du Commerce et du Transport transfrontalier dans le contexte de Covid-19. L’objectif de cette conférence virtuelle consiste à exhorter tous pays africains à harmoniser les règlementations du Commerce et des Transports  dans la lutte de cette pandémie. C’est la conclusion du rapport intitulé, « Faciliter le commerce transfrontalier grâce à une réponse africaine coordonnée face au Covid-19 » publié en juillet 2020 par la CEA.

Intitulé, « Faciliter le commercer transfrontalier grâce à une réponse africaine coordonnée face au Covid-19 », le nouveau rapport de la CEA sur la Facilitation du commerce et du transport transfrontalier dans le contexte de Covid-19 est en effet une évaluation critique des restrictions et réglementations existantes aux frontières, visant à fournir des orientations pour trouver un équilibre approprié entre la réduction de la propagation à long terme du virus et la facilitation du commerce d’urgence et essentiel.

«Le rapport fournit une évaluation critique de l’impact du COVID-19 sur le commerce transfrontalier et des interventions et directives connexes mises en place pour soutenir un commerce «sûr» au milieu de la pandémie » a souligné Stephen Karingi, directeur du Commerce et de l’intégration régionale de la CE à l’ouverture de la conférence.

Durant cette période de crise, il a été noté que les Communautés économiques régionales (CER) ont joué un rôle crucial dans la coordination des réponses à la pandémie de leurs États membres, en vue de faciliter la libre et opportune circulation des échanges transfrontaliers, et cela est reconnu dans le rapport qui comprend un rapport qui fait une étude comparative et évaluation des directives existantes sur la Covid-19 en matière de la facilitation des échanges.

En effet, afin de contenir la transmission transfrontalière du virus, les pays ont imposé diverses restrictions au transport transfrontalier et en transit de marchandises. Presque tous les pays africains ont à présent, et à des degrés divers, suspendu les vols internationaux, institué une quarantaine de 14 jours pour les personnes entrant dans le pays et fermé les frontières terrestres ou maritimes. Comme le montre le tableau présenté, 1,38 des 54 pays d’Afrique ont annoncé la fermeture, sous une forme ou une autre, de leurs frontières terrestres et 17 pays ont annoncé la fermeture de leurs frontières maritimes.

En application d’une série de réglementations strictes, il s’agit par ces fermetures, de réduire la circulation des personnes tout en autorisant celle de fournitures d’urgence et de marchandises essentielles. Ces réglementations couvrent généralement les tests obligatoires, la désinfection des camions, la limitation du nombre de membres d’équipage dans les camions et la désignation d’aires de repos pour les transports en commun.

Stephen Karingi a fait remarquer que le COVID-19 peut devenir la « nouvelle norme » pendant un certain temps, obligeant ainsi les gouvernements africains à s’adapter et à innover afin de faciliter de nouvelles méthodes « sûres » de mener des activités commerciales transfrontalières. « Il sera crucial de maintenir autant que possible les flux commerciaux pendant la pandémie pour donner accès aux produits alimentaires et médicaux essentiels et limiter les effets négatifs sur les emplois et la pauvreté ». Parallèlement, la pandémie offre l’occasion de redynamiser les efforts visant à surmonter les défis de longue date de l’Afrique en matière de facilitation des échanges.

En outre, ces efforts régionaux doivent également être coordonnés au niveau continental par l’intermédiaire de l’Union africaine. Compte tenu de la crise de Covid-19, un protocole commun de l’Union africaine (UA) sur le commerce et le transport est nécessaire étant donné le chevauchement d’adhésion des CER et les objectifs communs de facilitation du commerce de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). « Lors de l’élaboration d’un tel protocole, les expériences et les meilleures pratiques des CER doivent être prises en compte ».

Un certificat de test Covid-19 commun de l’Union africaine pour les chauffeurs de camion et les membres d’équipage sera également nécessaire pour faciliter le mouvement du personnel essentiel à travers les frontières avec le moins d’interférences possible.

Par ailleurs, le rapport exhorte qu’en pleine crise sanitaire, « les économies africaines ne doivent pas laisser la Covid-19 saper l’intégration régionale et doivent maintenir l’élan et l’ambition du processus de la ZLECAf ».

Accord historique, la ZLECAf est un outil pour accélérer la relance économique tout en protégeant l’Afrique contre les futurs chocs mondiaux défavorables. « Alors que les États parties de la ZLECA finalisent les offres tarifaires et se préparent à commercer, les pays africains peuvent déjà commencer à donner la priorité à la mise en œuvre des éléments de l’Accord qui sont complets et « prêts à l’emploi », y compris le mécanisme de barrières non tarifaires et les annexes sur la facilitation du commerce et coopération douanière ».

Aline ASSANKPON


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