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Pour avoir sauvé des vies humaines de la noyade à Tchaourou, quelle récompense pour la bravoure de Sakina Harouna ?


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Ph: DR-: Mme Sakina Harouna, l’héroïne de Woria qui a sauvé la vie à cinq personnes sur les 11 naufragés.

A 19 ans, Sakina Harouna, femme au foyer et mère d’une fillette de deux ans, a sauvé la vie à cinq (5) personnes parmi les 11 naufragés, le lundi 3 août dernier à Woria, un village de la Commune de Tchaourou, à la hauteur Zibrila Boubo. Un acte d’un rare héroïsme qui vaut aujourd’hui toutes les attentions à cette jeune femme, qui occupe le 4ème rang d’une fratrie de 7 enfants. Qui est Sakina Harouna ?

Selon le reporter de la radio  nationale (Ronald Robinson), depuis son enfance, elle a baigné dans les eaux de Karimama et celles du fleuve Okpara, cette fille de pécheur. Héroïquement, Sakina Harouna a pu sauver à elle seule, cinq âmes de la noyade sur les 11 en détresse à la suite du chavirement d’une barque. Les faits remontent en effet au lundi 03 août 2020 à Tchaourou ; quand elle a entendu des cris de détresse venant du fleuve Okpara à hauteur de Zibrika Boubo du village Wouria à Tchatchou.

« Lorsque j’entendais les cris de détresse venant du marigot, j’ai décidé d’aller les voir et ma maman m’a dit que ce sont des enfants qui jouent. J’ai dit non, il faut que j’aille voir et arrivée au bord du marigot, je constate que des gens sont tombés dans le fleuve. Le gars qui essaie de les sauver est fatigué, et c’est ainsi que je suis allée à leur secours» raconte-t-elle.

« Elle est marié et réside au Niger. Elle a juste rendu visite à ses parents. Dieu a voulu qu’elle puisse sauver des vies humaines. Elle s’est jetée à l’eau et a pu sauver 5 personnes » déclare Joël Domagui, le Chef d’arrondissement de Tchatchou qui décrit le fleuve.

« C’est un grand fleuve d’environ de 30 mètres de largeur qui sépare deux villages frères et d’une profondeur de plus 10 mètres. Même si nous mettons notre de budget de 10 ans ensemble, on ne pourra pas ériger un pont. C’est pourquoi j’attire l’attention de l’Etat,  du Gouvernement central, et des conseils communaux pour nous aider à acquérir des barques un peu plus modernes pour faciliter la traversée au niveau de ce cours d’eau».

En effet, l’instruction scolaire de Sakina s’est arrêtée à au CE1 faute de moyens. De l’avis de son oncle, Abdou Yaya : «Actuellement, Sakina ne fait rien. Mais si on peut l’aider, ça sera bon ». «Si c’est le commerce, je peux le faire, mais mon mari n’accepte pas que je sorte» confie Sakina Harouna.

Et Sanoussi, le frère de Sakina témoigne aussi : « C’est une fille respectueuse, même moi qui suis ici, je sais qu’elle est très attentionnée. Tout mon souhait, c’est de trouver de barques de motorisées et de gilets de sauvetage» déclare-t-il.

Abondant dans le même sens, l’une des rescapés de l’incident malheureux, Barikissou Séïdou,  déclare : « Ma prière est qu’on érige un pont pour nous faciliter le passage ».

A la suite de ce drame, le Conseil communal de Tchaourou, prend déjà des dispositions pour mettre fin aux risques de noyages qui n’ont que trop durée avec les passeurs et les passagers traversant le fleuve Okpara. «En dehors de Woria, il y a d’autres localités également et nos administrés traversent pour aller au Nigeria».

Cet acte altruiste est d’une rare bravoure de l’héroïne de Woria, lui vaut déjà beaucoup d’admirateurs qui se déplacent pour l’honorer.

Samson W.


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