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Campagne de sensibilisation sur le Corridor Abidjan-Lagos : Wildaf/AO dit Stop aux violences faites aux femmes commerçantes aux frontières.


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Ph: DR- le présidium à l’ouverture au lancement officiel de la campagne

« Femmes commerçantes informez-vous sur ce que dit la loi ; la prospérité de votre commerce en dépend ! » ; « Stop aux tracasseries et violences faites aux femmes commerces aux frontières, le développement de nos pays en dépend ! » ;  « Femmes commerçantes, connais tes droits et respectes la loi sur le commerce entre les pays de la Cedeao : tu ne subiras plus ni tracasseries, ni violences » tels sont les messages véhiculés par les affiches, flyers et tee-shirts portés par les acteurs de Wildaf Afrique de l’Ouest, Wildaf Bénin , Wildaf Togo et les femmes commerçantes de la frontière d’Hillacondji ce samedi 21 décembre 2019.  C’était le lancement officiel de la campagne de sensibilisation sur les droits des femmes commerçantes notamment  sur le schéma de libéralisation des outils mis en place par la Cedeao.

En réponse à une étude réalisée par Wildaf Afrique de l’Ouest (Wildaf /A O) sur les tracasseries douanières que subissent les femmes commerçantes sur le corridor Abidjan-Accra-Lomé-Cotonou-Lagos, la présente activité  a été initiée avec l’appui financier du partenaire  Diakonia (People change the World).  Elle s’inscrit en effet dans le cadre du Projet Promouvoir les droits économiques et sociaux des agricultrices à travers les politiques sous régionales.

Des femmes commerçantes très souvent confrontées à de nombreux problèmes sur le corridor Abidjan-Lagos

Selon la Coordonnatrice nationale de Wildaf Bénin, Mme Françoise Sossou Agbaholou, l’étude a révélé de nombreux problèmes auxquels sont confrontés les femmes commerçantes, notamment : la récurrente pratique anormale matérialisée par la persistance de nombreuses tracasseries  routières et administratives ; la non disponibilité d’espaces commerciales, magasins et hangars, etc ; des transports publics et privés inadéquats ;  des droits de douane élevés et d’autres payements injustifiés ; l’absence de services financiers ; l’insécurité ; le manque de compétence en gestion des entreprises ; l’accès limité à l’information ; l’analphabétisme ; le faible niveau d’éducation des femmes et le harcèlement sexuel. L’une des recommandations de cette étude est de prendre des dispositions pour améliorer le commerce sur le corridor Abidjan-Lagos et régler de manière durable ces problèmes en tenant compte du contexte économique et social.

«C’est ce qui justifie l’organisation de la présente campagne d’information et de sensibilisation sur les mesures et dispositions qui permettront  d’une part, aux commerçantes d’attirer la libre circulation de leurs marchandises  à travers l’espace Cedeao sans contraintes et d’autre part, de rappeler à l’autorité douanière, les textes qui régissent les formalités administratives au niveau de nos frontières selon le schéma de libéralisation des échanges mis en place par la Cedeao ».

Des messages sur les Tee-shirt très parlants…

Spécifiquement  cette campagne vise à sensibiliser le grand public sur le commerce frontalier et les tracasseries des femmes commerçantes, les informer sur les dispositions qui existent en la matière, sur leurs droits et les possibilités qu’elles disposent pour bien mener leurs activités. Dans la même lancée, les fonctionnaires  des frontières seront aussi sensibilisés sur les droits des femmes pour un meilleur traitement des usagers afin de mettre fin aux violences qu’elles subissent.

Louant la décision du Gouvernement béninois qui a réduit de façon notable les points de contrôle douanier sur les différents itinéraires, la Coordonnatrice de Wildaf Bénin précise : « qu’il importe de maintenir la garde afin que les mesures soient effectivement appliquées ».

Après la communication de Mme Claire Dégnon, Vice-présidente de Wildaf Bénin sur les droits des femmes commerçantes notamment le schéma de libéralisation des échanges mis en place par la Cedeao, les langues se sont déliées du côté des autorités présentes que de celui des femmes commerçantes.  Pour sa part, le Représentant du Chef d’Arrondissement d’Hillacondji (situé dans la commune d’Agoué), M. César Descouss, Secrétaire d’arrondissement, estime que cette campagne vient à point nommé ; car elle permettra aux femmes non seulement de connaitre leurs droits mais également leurs devoirs afin de tirer avantage de leurs activités commerciales.

Unanimement les femmes ont énumérés les difficultés auxquelles elles sont confrontées dans leurs activités commerciales notamment le payement  trop élevé des droits et taxes sur les marchandises qui in fine, ne sont plus bénéfiques pour elles. C’était également l’occasion pour elles de formuler des doléances à l’endroit de l’autorité communale et douanière.

… des flyers distribuées sur le corridor

Rappelant la loi sur la libre circulation des biens et des personnes, des conditions de travail, des tolérances observées au niveau de la frontière,  M. Tovo Roméo, chef Secrétariat de la Brigarde d’Hillacondji, va énumérer  les formalités qui entrent dans les mesures appliquées au niveau des frontières appelées par les femmes, tracasseries douanières ; notamment  celles des services d’hygiène, de contrôle sanitaire et de conditionnement.

« Voulant éviter et contourner ces services de l’Etat, les femmes deviennent la proie facile de vils individus qui les rançonnent régulièrement. Il suffit pour elles de respecter les règles qui régissent le trafic routier, les interdits et de procéder à la déclaration de leurs marchandises et le tour sera joué. Elles ne seront plus victimes des tracasseries, ni de violences auxquelles elles sont assujetties. Et j’aimerais bien que cette séance d’information et de sensibilisation soit souvent rééditée » confie l’Agent de constatation douanière.

Pour sa part, Mme Akpé Zamba, Vice-président de Wildaf Togo, rappellera aux femmes commerçantes les comportements et attitudes à adopter dans les déclarations de leurs marchandises.

Soutenue par le Programme d’Appui pour la libre circulation des biens et des personnes notamment des produits agricoles en Afrique de l’Ouest, WILDAF Afrique de l’Ouest (Wildaf/AO) et le partenaire  Diakonia (People change the World), la campagne de sensibilisation lancée officiellement ce samedi 21 décembre 2019 à Hillacondji est prévue pour durer jusqu’à fin janvier 2020 à travers la publication des spots publicitaires sur les radios et la distribution des flyers.

WILDAF en question

Réseau panafricain d’Ongs, de personnes physiques Wildaf  A O est a son siège à Lomé au Togo. Il œuvre pour la promotion et la défense des droits humains en général et ceux de la femme et de la petite fille en particulier. Le bureau sous régional Afrique de l’Ouest  coordonne les bureaux nationaux dont celui du Bénin installé depuis 1999.


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