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Le Programme régional d’éducation financière (PREF)  pour l’espace UEMOA : Pour une intégration de la formation dans les programmes scolaires


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Ph: DR-: M. Armel Alavo, Directeur de SIF Group

L’éducation financière est un processus qui implique consommateurs et investisseurs financiers, permet d’avoir une connaissance suffisante sur les services financiers, les risques, les opportunités et les choix raisonnés qui permettent d’améliorer le  bien-être financier.  Selon le Programme régional d’éducation financière (PREF) validé en fin octobre 2019 pour l’espace UEMOA, l’éducation financière doit être intégrée dans les programmes scolaires depuis l’enseignement primaire et secondaire et dans le programme d’éducation hors écoles, en milieu rural afin que les bonnes pratiques de l’inclusion financière soit réalité dans nos Etats.

De l’avis du Directeur de SIF Group, Armel Alavo, l’éducation financière est en lien direct avec la question de dépenses, d’épargne, du crédit et de budgétisation et une panoplie de services financiers auxquels les usagers sont confrontés en cas de besoins.

Selon l’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économique),  l’éducation financière un processus qui implique consommateurs et investisseurs financiers, sur l’amélioration de leurs connaissances sur les concepts financiers au moyen d’une formation ou d’un conseil ; l’acquisition  de compétences et de confiance nécessaire ;  la compréhension  des risques, des opportunités de la finance afin de faire des choix raisonnés pour améliorer les problèmes financiers.

L’éducation financière et ses quatre axes principaux

Les principaux axes de l’éducation financière se résument en effet en quatre points : Dépenses, Epargne, Crédit, Budget.

Primo, adopter de nouveaux comportements face aux questions d’argents et faire la différence entre les notions d’envies, de plaisir et de besoins ; Secundo,  inculquer la culture de l’épargne, développer la culture entrepreneuriale (le panorama des services d’épargne, d’assurance-vie et les offreurs ; Tercio, acquérir des notions de base de crédit, identifier les pièges de l’endettement, les déjouer afin de faire un clin d’œil à la corruption et ses méfaits ; Quarto, l’importance de l’élaboration du budget dans la vie d’un être humain et comment associer les moyens digitaux dans l’utilisation des services financiers.

Conformément à la vision de la banque centrale, l’inclusion financière se décline comme une « population bénéficiant d’un accès permanent aux services et utilisant effectivement une gamme diversifiée de produits adaptés et à coûts abordables ».

Selon le présentateur, cette définition amène à quelques principes de l’inclusion financière, notamment : l’accès aux services financier ; l’utilisation permanent du service financier et la recherche de la qualité du service. «Ces trois éléments amènent donc vers un bien-être social et financier. Tout ceci a des effets sur nos comportements financiers. Chez les jeunes, le contraire constituerait un véritable handicap à leur épanouissement social et économique ; l’autonomisation économique de ces jeunes passe également par une éducation financière structurée et orientée vers l’entrepreneuriat qui est la recherche des moyens de subsistance » souligne M. Alavo.

Le PREF en question …

Le PREF étant un programme régional d’éducation financière (validé en fin octobre 2019) et dont l’objectif est de permettre – sur une période de cinq ans – à 75 % de la population de l’espace Uemoa de disposer  des connaissances requises en matière de finance de base en vue de favoriser leur accès aux services financiers et de promouvoir l’inclusion financière.

En effet, les axes de ce programme consistent à : Former les jeunes dès leurs bas âges à une meilleure compréhension des questions financières et de l’utilisation des services financiers ; Favoriser l’accès des femmes et des populations rurales aux services financiers par le biais de la formation et de l’information ; Promouvoir l’éducation financière des dirigeants et employés des PME/PMI  et enfin Sensibiliser les institutions financières sur les besoins de la population cible et l’ensemble de la population de l’Union  sur les bonnes pratiques en matière de finance responsable et les paiements numériques responsables.

« Au Bénin, l’éducation financière est prise en charge par trois acteurs : l’Etat (l’administration financière), la banque centrale et les acteurs privés » a précisé l’Expert qui, en termes de recommandations, suggère la mise en place (conformément au PREF) dans chaque pays des stratégies pour l’éducation financière ; l’intégration de l’éducation financière dans les programmes scolaires ; l’intégration de l’éducation financière dans les programmes hors écoles et développer des actions spécifiques pour les publics sensibles (les personnes en situation précaire et les personnes fragiles).

Par ailleurs, le travail en synergie des différents acteurs publics et privés, le partage des acquis et des bonnes pratiques en matière d’éducation bancaire et d’inclusion financière favoriseront une bonne réussite de l’éducation financière au Bénin.

Aline ASSANKPON

 


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