Flash Infos:

Plaidoyer en faveur de l’accès des femmes au foncier dans les communes de : Pour l’accès des femmes à la terre, la KAS s’invite dans les palais royaux du Zou


202 Vues

DR : Sa majesté Yetô Gandji, roi d’Agonli de Zagnanando

Après le palais royal de Zogbodomey, l’équipe de sensibilisation conduite par le Centre Afrika Obota (CAO) et la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) sur les droits d’accès des femmes en milieu rural était dans le palais royal du roi d’Agonli, sa majesté Yetô Gandji à Zangnanado ce jeudi 26 septembre 20198. Avec un soutien sans condition, le roi rassure organisateurs et partenaire sur le relais de l’information qui sera fait au niveau de chaque contrée par les dignitaires de sa cour royale et suggère l’implication des têtes couronnées dans les réformes foncières.

Une étude commanditée par la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) en 2016 a révélé que 70% de la population béninoise se trouve dans le secteur agricole dont la majorité des femmes en milieu rural se révèle être est la cheville ouvrière de la production agricole. Du labour des champs à la commercialisation des produits agricoles en passant par la semence, le sarclage, la récolte, la transformation, les femmes sont en amont et aval de la chaîne de productivité. Et pourtant, cette frange de la population rurale ploie toujours sous le poids de la pauvreté, de la misère et de la famine. Pourquoi observe-t-on fréquemment cette situation en Afrique subsaharienne ? Et que faire pour renverser la tendance ?

Ces préoccupations de la KAS semblent trouver de réponses pérennes à travers l’initiative « Un seul monde sans faim ». Car nonobstant la force de travail des femmes en milieu rural, elles n’ont aucun droit d’accès à la terre et aucun droit d’héritage de terre ; sauf quelques-unes qui disposent des moyens en achètent nos jours. La plupart des femmes travaille pour leur époux alors qu’elles sont les piliers des foyers pour ce qui concerne les charges et la scolarisation des enfants.

A travers l’initiative « Un seul monde sans faim » EWOHE2  qui fait la promotion des droits d’accès, de contrôle et de revendication des femmes à la terre en milieu rural, le changement de mentalité doit être une réalité non seulement au niveau des élus communaux et locaux, mais également au niveau des chefs traditionnels, coutumiers et religieux. Ce qui justifie la visite des palais royaux par la KAS du 23 au 27 septembre 2019 dans le département du Zou pour un plaidoyer de l’accès des femmes au foncier.

Ph: DR-: Pourquoi ne pas permettre à la femme d’avoir droit à l’héritage?

Pourquoi ne pas permettre à la femme d’avoir droit à l’héritage

«Fréquemment toute la charge de la famille repose sur la femme. Le revenu des hommes sert à faire non seulement de grandes réalisations pour la famille mais également des dépenses peu utiles ; tandis que celui des femmes est directement investi dans le foyer. Alors pourquoi ne pas permettre à la femme d’avoir droit à l’héritage de ses parents  et de son époux défunt? Céder une infime partie de terre à la femme, changerai la donne et lui  permettra d’avoir son autonomisation afin de contribuer au développement de sa commune » a plaidé le Secrétaire national du Centre Afrika Obota, Dah Justin Sèmassoussi dans son introduction liminaire à la projection du téléfilm, « Pourquoi pas les femmes ? ».

Ph: Dr-: M. Mounirou Tchacondoh (en 2ème position) à partir de la gauche) :  » L’initiative se révèle déjà un succès sur le terrain »

Remerciant chaleureusement sa majesté, le roi d’Agonli, Yetô Gandji et les dignitaires de la cour royale mobilisés massivement autour du roi, le Coordonnateur du Projet EWOH2, Mounirou Tchacondoh, rappellera au souverain qu’il était en fait, l’initiateur de cette activité qui consiste à visiter les palais royaux pour passer son message sur les droits d’accès des femmes à la terre. «L’initiative de réunir les dignitaires au niveau des palais était une idée de sa majesté qui nous a conseillé de faire réunir les dignitaires dans les palais royaux du Zou, pour la réussite de notre projet dans le Zou. Ce conseil a été pris en compte  et se révèle déjà un succès sur le terrain. Au nom du Bureau régional de la Fondation Konrad Adenauer nous vous remercions pour cette suggestion qui s’est révélée pertinente et qui contribue à l’atteinte des objectifs de l’initiative « Un seul monde sans faim » » a déclaré le représentant de la KAS.

Félicitant chaleureusement l’équipe de sensibilisation de la CAO et son partenaire Konrad Adenuer, sa majesté le roi d’Agonli Yetô Gandji a réaffirmé sa disponibilité pour soutenir sans condition l’initiative de la KAS. Selon lui, il faut forcément impliquer les têtes couronnées dans la sensibilisation sur les droits d’accès des femmes à la terre afin de porter le message plus loin au plus profond des villages.

PH:DR-: L’activité à la cour royale a mobilisé beaucoup de dignitaires de Zangnanando

« Il y a un temps pour jeter et un temps pour ramasser. Chaque chose a son temps. L’implication des chefs traditionnels et coutumiers, des dignitaires et chefs religieux est une nécessité ; puisque c’est ce que nous avons toujours fait : régler les litiges domaniaux et fonciers. Et pour que la population puisse se conformer aux nouvelles dispositions il faut forcément impliquer les têtes couronnées dans les activités de sensibilisation. Ce qui est sûr, ces dignitaires de la cour royale seront vos relais dans leur famille et village » promet-il.

Rappelons que l’équipe de sensibilisation a sillonné durant toute la semaine les palais  royaux suivants : Palais de Tindji Likpin du roi Dègan Glèlè Gblangbé à Zakpota ; palais de Zado-Gagbé du Zodéougan Zougongon de Zogbodomey ; palais du roi d’Agonlin Yeto Gnandji de Zangnanado ; palais de Oungbègamè du roi Ayisundé Doba  de Djidja et le palais du roi  Zéhè de Covè.

Aline ASSANKPON

L’initiative, « Un seul monde sans faim » en question… L’initiative, « Un seul monde sans faim » est en effet soutenue par la Konrad Adenauer Stiftung (KAS) à travers une douzaine de pays en Afrique subsaharienne. Selon le ministère fédéral allemand, la pauvreté, la malnutrition, la famine touchent beaucoup plus les communautés à la base et particulièrement les femmes. Portée au niveau du G7, la République d’Allemagne a pris l’initiative de s’attaquer à la problématique de la famine en Afrique. Le Bénin, le Burkina Faso et le Togo sont les pays pilote où l’initiative est actuellement expérimentée. « Au niveau du Sahel se pose le problème de pénurie alimentaire alors qu’en Afrique de l’Ouest (au Bénin, au Burkina Faso et au Togo), la problématique se pose beaucoup plus avec l’accès de la femme à la terre. On ne peut donc lutter contre la famine et l’insécurité alimentaire sans associer l’accès de la femme à la terre » analyse Mounirou Tchacondoh, le coordonnateur de l’initiative. (A.A)

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Revenir en haut de la page